Chapitre 1
Généralités
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Fig.1.4 Circulation de l’eau profonde en Méditerrané, les lignes fines représentent,
respectivement, selon l’épaisseur croissante, les isobathes 1000 m et 2750 m (Millot and
Taupier-Letage, 2004).
Donc, la Méditerranée est une machine qui transforme l’eau atlantique qui est rencontrée juste
à l’ouest du Détroit de Gibraltar en une eau plus dense qui est reconnue à 1000-2000 m dans
l’Océan Atlantique Nord Ouest (Millot and Taupier-Letage, 2004).
5. Mouvements verticaux ascendants : divergences et remontées
Bien que la Méditerranée soit une mer oligotrophe, il existe quand même, quoique
occasionnellement, des mouvements ascendants qui ramènent des sels nutritifs dans la couche
euphotique.
Cet apport d’eau profonde peut s’expliquer par 4 mécanismes (Jacques et Tréguer, 1986):
 La circulation cyclonique comme celle du Bassin Liguro-Provençal.
 Remontée d’eau à la bordure nord des tourbillons anticycloniques du courant
atlantique (mer d’Alboran le long des côtes espagnoles).
 Remontées côtières par l’effet du vent, notamment, dans la partie septentrionale du
bassin (vents du nord).
 Mélange vertical hivernal.
V. Les sels nutritifs et la production primaire dans la Méditerranée occidentale
A l’exception des zones littorales situées au débouché des fleuves et celles de divergence, la
Méditerranée est bien une mer oligotrophe. Cette oligotrophie est inhérente à la faiblesse des
apports telluriques (Jacques et Tréguer, 1986). A toutes les profondeurs, ses concentrations en
sels nutritifs sont très faibles en la comparant avec l’océan mondial. Cela est dû à son régime
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