Chapitre 1
Généralités
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rouges"), l’écume algale, l'augmentation de la croissance des algues benthiques et, par
moments, une croissance massive de macrophytes immergés et flottants. Parfois, ces
manifestations s’accompagnent de proliférations bactériennes et de développements de
champignons. Au plan visuel, l'eutrophisation et ses effets secondaires occasionnent une
décoloration des eaux, une diminution de la transparence, une altération esthétique et pour les
baigneurs un gêne qui nuit aux activités récréatives (UNEP, 1995).
Les proliférations d'algues peuvent conduire à des encombrements de plans d'eau, à des
phénomènes d'anoxie (dégradation de la biomasse végétale qui consomme l'oxygène du
milieu et entraîne des mortalités animales), ou à des problèmes de phytotoxicité dans les
réservoirs et plan d’eaux (Lefeuvre.M et al, 1999).
III.3.1. Conséquence de l’eutrophisation sur le milieu marin
L’extrême abondance du phytoplancton (des millions voire des dizaines de millions de
cellules par litre) obscurcit alors l’eau, empêchant toute photosynthèse sur une épaisseur de
plusieurs mètres au dessus du fond et provoquant une intense respiration puis une dégradation
aérobie du phytoplancton. Dans le cas où le réapprovisionnement en oxygène de l’air n’est
pas assuré par le brassage suffisant de la tranche d’eau, par exemple parce qu’une
stratification haline ou thermique s’est établie, l’anoxie peut intervenir en quelques heures et
asphyxier la faune benthique (Lacaze J.C., 1996).
La pullulation de certaines espèces phytoplanctoniques pose actuellement des problèmes du
fait de la toxicité de plusieurs d’entres elles vis-à-vis de la faune marine en constitue un risque
pour la santé humaine. Une revue (Smayda, 1990) des proliférations d’espèces
phytoplanctoniques toxiques recensées depuis vingt ans dans le monde a montré qu’en dépit
des biais dus à la disparité spatiale et temporelle des méthodes de détection, les données
existantes accréditent l’idée que les espèces toxiques, particulièrement les Dinoflagellés, ont
vu leur abondance croitre récemment dans les eaux côtières, préférentiellement dans des
zones soumises à des enrichissements en sels nutritifs (Lacaze J.C., 1996).
IV.
Circulation générale en Med
1. Circulation générale
Toutes les masses d’eau (eau atlantique, AW et eau méditerranéenne MWs) qui circulent à
l’échelle du bassin tendent à suivre, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, les
isobathes à leur propre niveau et à décrire, dans les deux bassins, des gyres quasi permanentes
de quelques dizaines de Km d’épaisseur et de quelques milliers de Km de long, le long de la
pente continentale (Fig.1.2) (Millot and Taupier-Letage, 2004).
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