Chapitre 1
Généralités
17
La chlorophylle capte l’énergie du Soleil qui permet au végétal d’utiliser le gaz carbonique
(CO2) de l’air. Les végétaux, capables de vivre sur un milieu minéral (gaz carbonique, eau,
sels minéraux dissous), sont donc autotrophes pour le carbone. Les organismes non
photosynthétiques (certains végétaux et animaux) doivent trouver, pour vivre, des sucres déjà
synthétisés. Ils sont hétérotrophes pour le carbone (Lacaze J.C., 1996)
La chlorophylle est un composé chimique indispensable à la photosynthèse. Sa présence dans
tous les organismes végétaux, associée à l’énergie solaire, lui permet de synthétiser ses
propres matières organiques carbonées à partir du carbone minéral.
Dans les milieux aquatiques, les algues possèdent une diversité de pigments dont les plus
importants sont les chlorophylles a, b, c1, c2 et d.
III.2.1. La chlorophylle-a
La chlorophylle a est le pigment photosynthétique principal du phytoplancton qui est
considéré comme étant un bon indicateur de la santé de l'océan et de son niveau de
productivité et de la biomasse phytoplanctonique (Aminot et Chaussepied, 1983). La
concentration de chlorophylle est utilisée pour l’estimation de la production primaire (Eppley
et Peterson, 1979).
III.2.2. Les phéopigments
Les phéopigments sont les produits de la dégradation des pigments chlorophylliens (Bouget,
2008).
Dans les milieux strictement marins, les phéopigments (groupes de pigments chlorophylliens)
résultent du broutage et de la dégradation de cellules et, par conséquent, ne sont pas
physiologiquement actifs.
La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytolanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport a la
chlorophylle a, plus les cellules algales sont vielles, dégradées ou broutées par le zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes en eaux
estuariennes turbides (Aminot et Kérouel, 2004).
La mesure de la concentration de chlorophylle a est donc utilisée pour estimer la biomasse
phytoplanctonique dans la mesure où la synthèse organique d'origine végétale ne peut se faire
qu'en passant par l'intermédiaire de ce type de chlorophylle (Bricaud et Morel, 1987).
III.3. Eutrophisation
Dans sa définition la plus générique s'appliquant aussi bien aux eaux douces qu'aux eaux
marines, l'eutrophisation est le processus d'enrichissement des eaux par des éléments nutritifs
des végétaux, en premier lieu l'azote et le phosphore, qui stimule la production primaire
aquatique. Ses manifestations les plus graves en sont les proliférations d'algues ("eaux
Généralités
17
La chlorophylle capte l’énergie du Soleil qui permet au végétal d’utiliser le gaz carbonique
(CO2) de l’air. Les végétaux, capables de vivre sur un milieu minéral (gaz carbonique, eau,
sels minéraux dissous), sont donc autotrophes pour le carbone. Les organismes non
photosynthétiques (certains végétaux et animaux) doivent trouver, pour vivre, des sucres déjà
synthétisés. Ils sont hétérotrophes pour le carbone (Lacaze J.C., 1996)
La chlorophylle est un composé chimique indispensable à la photosynthèse. Sa présence dans
tous les organismes végétaux, associée à l’énergie solaire, lui permet de synthétiser ses
propres matières organiques carbonées à partir du carbone minéral.
Dans les milieux aquatiques, les algues possèdent une diversité de pigments dont les plus
importants sont les chlorophylles a, b, c1, c2 et d.
III.2.1. La chlorophylle-a
La chlorophylle a est le pigment photosynthétique principal du phytoplancton qui est
considéré comme étant un bon indicateur de la santé de l'océan et de son niveau de
productivité et de la biomasse phytoplanctonique (Aminot et Chaussepied, 1983). La
concentration de chlorophylle est utilisée pour l’estimation de la production primaire (Eppley
et Peterson, 1979).
III.2.2. Les phéopigments
Les phéopigments sont les produits de la dégradation des pigments chlorophylliens (Bouget,
2008).
Dans les milieux strictement marins, les phéopigments (groupes de pigments chlorophylliens)
résultent du broutage et de la dégradation de cellules et, par conséquent, ne sont pas
physiologiquement actifs.
La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytolanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport a la
chlorophylle a, plus les cellules algales sont vielles, dégradées ou broutées par le zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes en eaux
estuariennes turbides (Aminot et Kérouel, 2004).
La mesure de la concentration de chlorophylle a est donc utilisée pour estimer la biomasse
phytoplanctonique dans la mesure où la synthèse organique d'origine végétale ne peut se faire
qu'en passant par l'intermédiaire de ce type de chlorophylle (Bricaud et Morel, 1987).
III.3. Eutrophisation
Dans sa définition la plus générique s'appliquant aussi bien aux eaux douces qu'aux eaux
marines, l'eutrophisation est le processus d'enrichissement des eaux par des éléments nutritifs
des végétaux, en premier lieu l'azote et le phosphore, qui stimule la production primaire
aquatique. Ses manifestations les plus graves en sont les proliférations d'algues ("eaux
