Chapitre 1
Généralités
7
II.1.5. La turbidité
La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l’eau.
Elle est mesurée :
soit visuellement par la hauteur d’eau à travers laquelle on ne distingue plus un objet
(disque de Secchi, fil de platine) ; elle est alors exprimée en mètre.
soit électroniquement (néphélométrie) par comparaison avec une gamme
de solution de référence (silice, mastic, formazine) ; elle est alors exprimée en mg/l
de silice, de mastic, … ou en unité (NTU, Nephelometric Turbidity Unit,
ou JTU -Jackson ou FTU, Formazine-) (Gaujous, 1995).
La turbidité varie suivant les matières en suspension (MES) de l’eau.
La turbidité mesure la quantité de particules suspendues dans l'eau. Les algues,
les sédiments en suspension et les matières organiques augmentent la turbidité de l'eau jusqu'à
des niveaux nuisibles pour certains organismes. La turbidité est un élément important, car une
forte présence de particules suspendues dans les rivières diffuse davantage de lumière solaire
et absorbe de la chaleur, augmentant ainsi la température et réduisant la lumière bénéfique aux
plantes. La turbidité s'accroît avec l'érosion des berges, la croissance excessive des algues
et les modifications du courant des rivières.
II.1.7. Les matières en suspension
En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent des matières en suspension de
toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de nature,
soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons), soit terrigène (apports
fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme), soit éolienne
(particules transportées par les courants atmosphériques et tombant dans la mer), soit enfin
météorique (Ivanoff, 1972).
La détermination des matières en suspension (MES) est essentielle pour évaluer
la répartition de la charge polluante entre pollution dissoute et pollution sédimentable, car
le devenir de ces deux composantes est très différent, tant dans le milieu naturel que dans
les systèmes d’épuration.
La composition des matières en suspension peut être appréciée par analyse directe : plus
souvent, elle est obtenue par différence des caractéristiques des eaux brutes et des eaux
filtrées. Les erreurs sur les valeurs résultantes sont alors élevées (Bontoux, 1993).
Les matières en suspension sont exprimées en mg/l.
II.2. Paramètres indicateurs de pollution
II.2.1. La demande biologique en oxygène (DBO 5 )
La demande biochimique en oxygène DBO, exprimée en mg d’oxygène par litre, permet
l’évaluation des matières organiques biodégradables dans les eaux (Bontoux, 1993). Plus
Généralités
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II.1.5. La turbidité
La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l’eau.
Elle est mesurée :
soit visuellement par la hauteur d’eau à travers laquelle on ne distingue plus un objet
(disque de Secchi, fil de platine) ; elle est alors exprimée en mètre.
soit électroniquement (néphélométrie) par comparaison avec une gamme
de solution de référence (silice, mastic, formazine) ; elle est alors exprimée en mg/l
de silice, de mastic, … ou en unité (NTU, Nephelometric Turbidity Unit,
ou JTU -Jackson ou FTU, Formazine-) (Gaujous, 1995).
La turbidité varie suivant les matières en suspension (MES) de l’eau.
La turbidité mesure la quantité de particules suspendues dans l'eau. Les algues,
les sédiments en suspension et les matières organiques augmentent la turbidité de l'eau jusqu'à
des niveaux nuisibles pour certains organismes. La turbidité est un élément important, car une
forte présence de particules suspendues dans les rivières diffuse davantage de lumière solaire
et absorbe de la chaleur, augmentant ainsi la température et réduisant la lumière bénéfique aux
plantes. La turbidité s'accroît avec l'érosion des berges, la croissance excessive des algues
et les modifications du courant des rivières.
II.1.7. Les matières en suspension
En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent des matières en suspension de
toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de nature,
soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons), soit terrigène (apports
fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme), soit éolienne
(particules transportées par les courants atmosphériques et tombant dans la mer), soit enfin
météorique (Ivanoff, 1972).
La détermination des matières en suspension (MES) est essentielle pour évaluer
la répartition de la charge polluante entre pollution dissoute et pollution sédimentable, car
le devenir de ces deux composantes est très différent, tant dans le milieu naturel que dans
les systèmes d’épuration.
La composition des matières en suspension peut être appréciée par analyse directe : plus
souvent, elle est obtenue par différence des caractéristiques des eaux brutes et des eaux
filtrées. Les erreurs sur les valeurs résultantes sont alors élevées (Bontoux, 1993).
Les matières en suspension sont exprimées en mg/l.
II.2. Paramètres indicateurs de pollution
II.2.1. La demande biologique en oxygène (DBO 5 )
La demande biochimique en oxygène DBO, exprimée en mg d’oxygène par litre, permet
l’évaluation des matières organiques biodégradables dans les eaux (Bontoux, 1993). Plus
