DISCUSSION
58
Dans une étude effectuée sur les eaux côtières de Kerala en Inde, Manjusha et al. (2005) a
rapporté que 55.5% des Vibrio sp isolés étaient résistants à une série de 4 à 10 antibiotiques,
14.14% étaient résistants à plus de 10 antibiotiques et 54% ont montré une multirésistance.
Kumar et al. (2005) a signalé aussi cette multirésistance au sein de souches d’E. coli
isolées des fruits de mer à Mangalore en inde.
Le niveau de multirésistance obtenu est significatif pour les plages de La Fayette, Surcouf et
embouchure du lac de Réghaia, exposées en continu aux apports anthropiques. Ce résultat est
similaire à ceux obtenus par Erdem-Kimiran et al. (2007) et Oliveira et al. (2010), qui ont
signalé une corrélation entre la pollution et la résistance aux antibiotiques en mer de Marmara,
mer Noire et aux plages Gonzaguinha et Ilha Porchat au Brésil. Oliveira et al. (2010)
explique que cette incidence élevée de bactéries résistantes peut être principalement liée à la
quantité d’apport d'effluents organiques, et pourrait ainsi refléter la pression anthropique
élevée dans ces écosystèmes marins. Ce phénomène pourrait être aussi le résultat d’apport de
bactéries résistantes allochtones à l’écosystème marin (Goni-Urriza et al., 2000 ; Miranda
et Zemelman, 2001), hébergeant des plasmides de résistance aux antibiotiques
(Chandrasekarn et al., 1998), qui pourraient interagir avec les bactéries autochtones par
transfert horizontal de gènes de résistance via la conjugaison, transduction ou transformation
(Zhang et al., 2009).
Le test de synergie (DDST), utilisé pour la recherche du phénotype BLSE lors de
l’antibiogramme, à été positif chez 4 souches : deux Stenotrophomonas maltophilia et 1
Burkholderia cepacia isolées sur imipénème et E. coli isolée sur céfotaxime. Pour les deux
premières souches, la synergie de l’acide clavulanique était avec ATM, pour Burkholderia la
synergie était avec ATM, FEP, CAZ, et CFS, et enfin pour E. coli, elle était avec ATM, FEP,
CRO, CAZ et CTX. Ces synergies résultent de l’inhibition de la béta-lactamase
chromosomique de type L2 chez Stenotrophomonas maltophilia (Lavigne et al., 2008) et de
la métallo-enzyme chromosomique de type PCM-1 chez Burkholderia cepacia (Cavallo et
al., 2004 ; Poole, 2004 ; Segonds et al., 2006), alors qu’elle démontre clairement la
production d’une BLSE chez E. coli (Bush et Jacoby, 2010).
Parmi les souches testées, le transfert génétique par conjugaison en milieu solide a été positif
pour E. coli seulement, ce qui implique que le phénotype BLSE est porté par un plasmide
autotransférable (Baya et al., 1986 ; Ozgumus et al., 2009 ; Nash et al., 2010). Les résultats
négatifs pour les autres souches testées suggèrent une résistance plasmidique non transférable
en raison de la localisation des BLSE(s) sur de petits plasmides non-auto-transférables, ou de
grands plasmides déficients en gènes de transfert (Messai, 2006), ou bien une résistance
chromosomique qui reste la plus plausible par rapport aux espèces testées.
L’amplification par PCR visualisée après migration sur gel d’agarose, a montrée que la BLSE
détectée chez E. coli est de type CTX-M-1; tandis qu’il y a eu absence d’amplification chez
Stenotrophomonas maltophilia, bien que la présence de BLSE du type CTX-M chez S.
maltophilia d’origine clinique a été rapportée. (Al Naiemi et al., 2006 ; Lavigne et al., 2008).
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Dans une étude effectuée sur les eaux côtières de Kerala en Inde, Manjusha et al. (2005) a
rapporté que 55.5% des Vibrio sp isolés étaient résistants à une série de 4 à 10 antibiotiques,
14.14% étaient résistants à plus de 10 antibiotiques et 54% ont montré une multirésistance.
Kumar et al. (2005) a signalé aussi cette multirésistance au sein de souches d’E. coli
isolées des fruits de mer à Mangalore en inde.
Le niveau de multirésistance obtenu est significatif pour les plages de La Fayette, Surcouf et
embouchure du lac de Réghaia, exposées en continu aux apports anthropiques. Ce résultat est
similaire à ceux obtenus par Erdem-Kimiran et al. (2007) et Oliveira et al. (2010), qui ont
signalé une corrélation entre la pollution et la résistance aux antibiotiques en mer de Marmara,
mer Noire et aux plages Gonzaguinha et Ilha Porchat au Brésil. Oliveira et al. (2010)
explique que cette incidence élevée de bactéries résistantes peut être principalement liée à la
quantité d’apport d'effluents organiques, et pourrait ainsi refléter la pression anthropique
élevée dans ces écosystèmes marins. Ce phénomène pourrait être aussi le résultat d’apport de
bactéries résistantes allochtones à l’écosystème marin (Goni-Urriza et al., 2000 ; Miranda
et Zemelman, 2001), hébergeant des plasmides de résistance aux antibiotiques
(Chandrasekarn et al., 1998), qui pourraient interagir avec les bactéries autochtones par
transfert horizontal de gènes de résistance via la conjugaison, transduction ou transformation
(Zhang et al., 2009).
Le test de synergie (DDST), utilisé pour la recherche du phénotype BLSE lors de
l’antibiogramme, à été positif chez 4 souches : deux Stenotrophomonas maltophilia et 1
Burkholderia cepacia isolées sur imipénème et E. coli isolée sur céfotaxime. Pour les deux
premières souches, la synergie de l’acide clavulanique était avec ATM, pour Burkholderia la
synergie était avec ATM, FEP, CAZ, et CFS, et enfin pour E. coli, elle était avec ATM, FEP,
CRO, CAZ et CTX. Ces synergies résultent de l’inhibition de la béta-lactamase
chromosomique de type L2 chez Stenotrophomonas maltophilia (Lavigne et al., 2008) et de
la métallo-enzyme chromosomique de type PCM-1 chez Burkholderia cepacia (Cavallo et
al., 2004 ; Poole, 2004 ; Segonds et al., 2006), alors qu’elle démontre clairement la
production d’une BLSE chez E. coli (Bush et Jacoby, 2010).
Parmi les souches testées, le transfert génétique par conjugaison en milieu solide a été positif
pour E. coli seulement, ce qui implique que le phénotype BLSE est porté par un plasmide
autotransférable (Baya et al., 1986 ; Ozgumus et al., 2009 ; Nash et al., 2010). Les résultats
négatifs pour les autres souches testées suggèrent une résistance plasmidique non transférable
en raison de la localisation des BLSE(s) sur de petits plasmides non-auto-transférables, ou de
grands plasmides déficients en gènes de transfert (Messai, 2006), ou bien une résistance
chromosomique qui reste la plus plausible par rapport aux espèces testées.
L’amplification par PCR visualisée après migration sur gel d’agarose, a montrée que la BLSE
détectée chez E. coli est de type CTX-M-1; tandis qu’il y a eu absence d’amplification chez
Stenotrophomonas maltophilia, bien que la présence de BLSE du type CTX-M chez S.
maltophilia d’origine clinique a été rapportée. (Al Naiemi et al., 2006 ; Lavigne et al., 2008).
