DISCUSSION
55
Plusieurs travaux ont rapporté des taux élevés de résistance aux béta-lactamines dans
l’environnement marin, particulièrement pour les pénicillines (Chelossi et al., 2003 ; Dang et
al., 2006 ; Perliński et Mudryk, 2009), et une résistance limitée à l’imipénème (Matyar et
al., 2008 ; Henriques et al., 2006).
La résistance aux béta-lactamines des coliformes totaux a été aussi investiguée ; ce groupe de
germes est utilisé comme indicateur de pollution et peut être associé à des maladies
infectieuses (Jones et al, 1986 ; Chitanand et al., 2010). Une résistance variée est observée
vis-à-vis des antibiotiques testés ; elle est due principalement soit à une résistance naturelle,
soit à une résistance acquise via des éléments génétiques mobiles (Philippon et al., 1988 ;
Vedel, 1997 ; CA-SFM, 2008). Cette résistance peut être aussi modulée par l'incidence
relative de chaque genre bactérien dans les différents échantillons d'eau (Niemi et al., 1983),
ainsi que par l'introduction des bactéries exogènes en eau de mer via des sources naturelles
ou anthropiques (Goni-Urriza et al., 2000 ; Hu et al., 2008).
Nos résultats sont en accord avec ceux de Fernandez-Delgado et Suarez (2009) qui ont
signalé une résistance des coliformes en mer des Caraïbes (côte Nord-Ouest du Venezuela)
avec des taux élevés vis-à-vis du céfoxitine (50%) et la ceftazidime (25%), essentiellement en
périodes des pluies. Harakeh et al. (2006) a aussi trouvé un taux élevé de résistance au
céfotaxime (27%), à tripoli au Liban. L’influence des effluents polluants a été signalée ; en
effet, les plages soumises à un niveau élevé de pollution ont présenté des pourcentages plus
élevés de résistance aux antibiotiques comparées aux plages moins polluées (Oliveira et
Pinhata, 2008 ; Al-Bahry et al., 2009).
Les souches étudiées sont au total de cinquante neuf (n=59), sélectionnées sur imipénème,
céfotaxime, céfoxitine et ceftazidime. Ces antibiotiques sont connus par leur importance en
clinique et leur utilisation comme antibiotique clé pour détecter les mécanismes de résistance
acquis. En dehors de Pontoea, Aeromonas hydrophila et de quatre entérobactéries, toutes les
autres souches identifiées sont des bacilles à Gram négatif non fermentaires, largement
répandues dans l’environnement marin, pathogènes opportunistes responsables
essentiellement d’infections nosocomiales (Berthelot et al., 2005 ; Cavallo et al., 2009 ;
Uğur et al., 2012). Les mêmes constatations ont été rapportées par Henriques et al. (2006) et
Matyar et al. (2008) et qui ont expliqué qu’en milieu marin, les souches sélectionnées sur
ampicilline sont principalement des bacilles à Gram négatif.
Une résistance marquée est observée vis-à-vis d’autres béta-lactamines, en plus de la
résistance aux antibiotiques de sélection, à savoir les pénicillines, les céphalosporines de
deuxième et troisième génération. Des études ont également signalé l’isolement, en
environnement aquatique, de bactéries résistantes aux béta-lactamines (Ash et al., 2002 ;
Henriques et al., 2006 ; Matyar et al., 2008).
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Plusieurs travaux ont rapporté des taux élevés de résistance aux béta-lactamines dans
l’environnement marin, particulièrement pour les pénicillines (Chelossi et al., 2003 ; Dang et
al., 2006 ; Perliński et Mudryk, 2009), et une résistance limitée à l’imipénème (Matyar et
al., 2008 ; Henriques et al., 2006).
La résistance aux béta-lactamines des coliformes totaux a été aussi investiguée ; ce groupe de
germes est utilisé comme indicateur de pollution et peut être associé à des maladies
infectieuses (Jones et al, 1986 ; Chitanand et al., 2010). Une résistance variée est observée
vis-à-vis des antibiotiques testés ; elle est due principalement soit à une résistance naturelle,
soit à une résistance acquise via des éléments génétiques mobiles (Philippon et al., 1988 ;
Vedel, 1997 ; CA-SFM, 2008). Cette résistance peut être aussi modulée par l'incidence
relative de chaque genre bactérien dans les différents échantillons d'eau (Niemi et al., 1983),
ainsi que par l'introduction des bactéries exogènes en eau de mer via des sources naturelles
ou anthropiques (Goni-Urriza et al., 2000 ; Hu et al., 2008).
Nos résultats sont en accord avec ceux de Fernandez-Delgado et Suarez (2009) qui ont
signalé une résistance des coliformes en mer des Caraïbes (côte Nord-Ouest du Venezuela)
avec des taux élevés vis-à-vis du céfoxitine (50%) et la ceftazidime (25%), essentiellement en
périodes des pluies. Harakeh et al. (2006) a aussi trouvé un taux élevé de résistance au
céfotaxime (27%), à tripoli au Liban. L’influence des effluents polluants a été signalée ; en
effet, les plages soumises à un niveau élevé de pollution ont présenté des pourcentages plus
élevés de résistance aux antibiotiques comparées aux plages moins polluées (Oliveira et
Pinhata, 2008 ; Al-Bahry et al., 2009).
Les souches étudiées sont au total de cinquante neuf (n=59), sélectionnées sur imipénème,
céfotaxime, céfoxitine et ceftazidime. Ces antibiotiques sont connus par leur importance en
clinique et leur utilisation comme antibiotique clé pour détecter les mécanismes de résistance
acquis. En dehors de Pontoea, Aeromonas hydrophila et de quatre entérobactéries, toutes les
autres souches identifiées sont des bacilles à Gram négatif non fermentaires, largement
répandues dans l’environnement marin, pathogènes opportunistes responsables
essentiellement d’infections nosocomiales (Berthelot et al., 2005 ; Cavallo et al., 2009 ;
Uğur et al., 2012). Les mêmes constatations ont été rapportées par Henriques et al. (2006) et
Matyar et al. (2008) et qui ont expliqué qu’en milieu marin, les souches sélectionnées sur
ampicilline sont principalement des bacilles à Gram négatif.
Une résistance marquée est observée vis-à-vis d’autres béta-lactamines, en plus de la
résistance aux antibiotiques de sélection, à savoir les pénicillines, les céphalosporines de
deuxième et troisième génération. Des études ont également signalé l’isolement, en
environnement aquatique, de bactéries résistantes aux béta-lactamines (Ash et al., 2002 ;
Henriques et al., 2006 ; Matyar et al., 2008).
