REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
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Les différents rejets aboutissant en mer permettent aux bactéries résistantes d’atteindre
l’écosystème marin (Miranda et Zemelman, 2001). En outre, par lessivage, les eaux de
ruissellement déplacent plusieurs bactéries terrestres résistantes aux antibiotiques vers les
eaux marines (Chandrasekaran et al., 1998).
Les bactéries hétérotrophes jouent un rôle principal dans la dégradation de la matière
organique dans le milieu marin (Deming et Baross, 1993 in Chelossi et al., 2002). La
structure des assemblages microbiens est très sensible aux changements des conditions
environnementales et des niveaux de la chaine trophique (Danovaro et al., 2000). Cette
influence apparait spécialement lorsque les microorganismes de l’environnement sont sujets à
des apports anthropiques (Jensen et al., 1990 ; Hansen et Blackburn, 1992 in Chelossi et
al., 2002).
Dans l’environnement, de nombreuses études réalisées partout dans le monde ont montré que
les bactéries résistantes aux antibiotiques comme les entérobactéries (E.coli, Enterobacter,
Salmonella et Klebsiella), Pseudomonas, Vibrio, Aeromonas et Acinetobacter sont largement
retrouvées dans divers compartiments environnementaux, y compris le sol (Kaszab et al.,
2010), les eaux usées (Goni-Urriza et al., 2000 ; Watkinson et al., 2007), les stations
d’épuration (Zhang et al., 2009), les lacs (Lobova et al., 2008 ; Pontes et al., 2009), les
rivières (Ozgumus et al., 2009 ; Servais et al., 2009), les eaux marines (Bouhaddioui et al.,
2002 ; Zhang et al., 2006 ; Harakeh et al., 2006), le sédiment marin (Matyar et al., 2008) et
les sites aquacoles d’eau douce (Miranda et Zemelman, 2002) et d’eau marine (Sarter et al.,
2007 ; Dang et al., 2009).
Elles présentent généralement des taux élevés de résistance aux antibiotiques. Olaniran et al
(2009) ont rapporté que 97.1% et 71.15% de souches d’E. coli isolées, respectivement, des
rivières Palmiet et Umgeni en Afrique de sud sont multirésistantes. Plus de 90% des bactéries
marines sont résistantes à plus d’un antibiotique et 20% sont résistantes à au moins cinq
antibiotiques (Martinez, 2003). Un nombre élevé de bactéries résistantes, particulièrement de
nature clinique, a été signalé prés des lieux des rejets hospitaliers et urbains. Une corrélation
entre les bactéries résistantes dans les rivières et les rejets urbains a été signalée par GoniUrizza et al. (2000).
Cette évolution préoccupante de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement est le
résultat d’un transfert horizontal des gènes de résistance (Wang et al., 2006 ; Ozgumus et al,
2009). Les vecteurs de résistance aux antibiotiques sont le plus souvent des éléments
génétiques mobiles comme notamment les plasmides, les transposons ainsi que les intégrons
(Sørum et L’Abeé-Lund, 2002 ; Kemper, 2008). Le passage de ces fragments d’ADN entre
les cellules bactériennes est effectuée par l’intermédiaire de la conjugaison, de la transduction
et de la transformation (Lorenz et Wackernagel, 1994 ; Davison, 1999 ; Thomas et Nielsen,
2005).
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Les différents rejets aboutissant en mer permettent aux bactéries résistantes d’atteindre
l’écosystème marin (Miranda et Zemelman, 2001). En outre, par lessivage, les eaux de
ruissellement déplacent plusieurs bactéries terrestres résistantes aux antibiotiques vers les
eaux marines (Chandrasekaran et al., 1998).
Les bactéries hétérotrophes jouent un rôle principal dans la dégradation de la matière
organique dans le milieu marin (Deming et Baross, 1993 in Chelossi et al., 2002). La
structure des assemblages microbiens est très sensible aux changements des conditions
environnementales et des niveaux de la chaine trophique (Danovaro et al., 2000). Cette
influence apparait spécialement lorsque les microorganismes de l’environnement sont sujets à
des apports anthropiques (Jensen et al., 1990 ; Hansen et Blackburn, 1992 in Chelossi et
al., 2002).
Dans l’environnement, de nombreuses études réalisées partout dans le monde ont montré que
les bactéries résistantes aux antibiotiques comme les entérobactéries (E.coli, Enterobacter,
Salmonella et Klebsiella), Pseudomonas, Vibrio, Aeromonas et Acinetobacter sont largement
retrouvées dans divers compartiments environnementaux, y compris le sol (Kaszab et al.,
2010), les eaux usées (Goni-Urriza et al., 2000 ; Watkinson et al., 2007), les stations
d’épuration (Zhang et al., 2009), les lacs (Lobova et al., 2008 ; Pontes et al., 2009), les
rivières (Ozgumus et al., 2009 ; Servais et al., 2009), les eaux marines (Bouhaddioui et al.,
2002 ; Zhang et al., 2006 ; Harakeh et al., 2006), le sédiment marin (Matyar et al., 2008) et
les sites aquacoles d’eau douce (Miranda et Zemelman, 2002) et d’eau marine (Sarter et al.,
2007 ; Dang et al., 2009).
Elles présentent généralement des taux élevés de résistance aux antibiotiques. Olaniran et al
(2009) ont rapporté que 97.1% et 71.15% de souches d’E. coli isolées, respectivement, des
rivières Palmiet et Umgeni en Afrique de sud sont multirésistantes. Plus de 90% des bactéries
marines sont résistantes à plus d’un antibiotique et 20% sont résistantes à au moins cinq
antibiotiques (Martinez, 2003). Un nombre élevé de bactéries résistantes, particulièrement de
nature clinique, a été signalé prés des lieux des rejets hospitaliers et urbains. Une corrélation
entre les bactéries résistantes dans les rivières et les rejets urbains a été signalée par GoniUrizza et al. (2000).
Cette évolution préoccupante de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement est le
résultat d’un transfert horizontal des gènes de résistance (Wang et al., 2006 ; Ozgumus et al,
2009). Les vecteurs de résistance aux antibiotiques sont le plus souvent des éléments
génétiques mobiles comme notamment les plasmides, les transposons ainsi que les intégrons
(Sørum et L’Abeé-Lund, 2002 ; Kemper, 2008). Le passage de ces fragments d’ADN entre
les cellules bactériennes est effectuée par l’intermédiaire de la conjugaison, de la transduction
et de la transformation (Lorenz et Wackernagel, 1994 ; Davison, 1999 ; Thomas et Nielsen,
2005).
