REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
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Les premiers gènes de résistance proviennent de bactéries d’origine environnementale,
lesquels se sont mobilisées et pénétrées dans des populations bactériennes taxonomiquement
et écologiquement éloignées (Aminov et Mackie, 2007). Le passage des vecteurs de
résistance à l’homme est la résultante d’un contact direct ou indirect avec l’environnement
(Kim et al. 2005). Les bactéries résistantes des animaux peuvent infecter la population
humaine non seulement par le contact direct mais également par l'intermédiaire de la chaine
alimentaire qui constitue un vaste réseau de transfert de la résistance aux antibiotiques (Witte,
2000 ; Teuber, 2001 ; Lateef, 2005 ; Fabrega et al., 2008).
Le transfert des gènes de résistance est optimal en présence d’éléments nutritifs ainsi qu’une
densité bactérienne importante ; ces conditions existent généralement dans les stations de
traitement des eaux usées et les biofilms se trouvant au sein des conduites d’eau potable, sol et
sédiment (Castiglioni, 2008 ; Kümmerer, 2009).
Le biofilm, est un mode de vie normal des bactéries, prédominant dans les écosystèmes
aquatiques (Schwartz et al., 2003 ; Klinger et al., 2005). Sa formation implique dans un
premier temps l’adsorption des bactéries et leur adhésion à une surface biotique ou abiotique,
puis la multiplication et la production d’exopolysaccharides appelée glycocalyx (Head et Yu,
2004 ; Guerrero et al., 2009). La formation de ce biofilm modifie, en effet, le comportement
individuel des cellules bactériennes, en les rendant souvent beaucoup plus résistantes aux
différents stress environnementaux, dont les antibiotiques (Consterton et al., 2005 ; Kvist et
al., 2008 ; Mérens et al., 2011), ceci est possible via de nombreux mécanismes à savoir la
difficulté de pénétration des antibiotiques, croissance ralentie d’une partie du biofilm et
hétérogénéité des populations présentes et diversités génétiques (Stewart et Consterton,
2001).
Plusieurs bactéries pathogènes opportunistes ont la capacité de former des biofilms comme
Pseudomonas aeruginosa (Mérens et al., 2011). En hébergeant les traits de résistance aux
antibiotiques, ces biofilms participent à la réintroduction de cette résistance dans les eaux de
surface après sa disparition au bout d’un certain temps (Knapp et al., 2010).
La dissémination de la résistance via le transfert horizontal est extrêmement efficace et
contribue de manière significative à l’évolution des bactéries ainsi qu’a leur adaptation dans
des écosystèmes hostiles (McArthur et Tuckfield, 2000 ; Dennis, 2005 ; Hawkey et Jones,
2009). Le changement génétique au sein des bactéries de l’environnement peut provoquer des
changements de leur fonction, donc de leur rôle écologique ce qui influence directement la
stabilité de l’écosystème (Castiglioni et al., 2008).
L’environnement aquatique peut servir donc de réservoir de résistance aux antibiotiques
(Biyela et al., 2004 ; Seyfried et al., 2010), (Fig.7), et les bactéries résistantes marines
représentent une contamination biotique sérieuse et des moyens pour la diffusion et
l'évolution des gènes de résistance et de leurs vecteurs (Young, 1993). Ces bactéries
résistantes peuvent être sélectionnées et transmises à l’homme et l’animal.
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Les premiers gènes de résistance proviennent de bactéries d’origine environnementale,
lesquels se sont mobilisées et pénétrées dans des populations bactériennes taxonomiquement
et écologiquement éloignées (Aminov et Mackie, 2007). Le passage des vecteurs de
résistance à l’homme est la résultante d’un contact direct ou indirect avec l’environnement
(Kim et al. 2005). Les bactéries résistantes des animaux peuvent infecter la population
humaine non seulement par le contact direct mais également par l'intermédiaire de la chaine
alimentaire qui constitue un vaste réseau de transfert de la résistance aux antibiotiques (Witte,
2000 ; Teuber, 2001 ; Lateef, 2005 ; Fabrega et al., 2008).
Le transfert des gènes de résistance est optimal en présence d’éléments nutritifs ainsi qu’une
densité bactérienne importante ; ces conditions existent généralement dans les stations de
traitement des eaux usées et les biofilms se trouvant au sein des conduites d’eau potable, sol et
sédiment (Castiglioni, 2008 ; Kümmerer, 2009).
Le biofilm, est un mode de vie normal des bactéries, prédominant dans les écosystèmes
aquatiques (Schwartz et al., 2003 ; Klinger et al., 2005). Sa formation implique dans un
premier temps l’adsorption des bactéries et leur adhésion à une surface biotique ou abiotique,
puis la multiplication et la production d’exopolysaccharides appelée glycocalyx (Head et Yu,
2004 ; Guerrero et al., 2009). La formation de ce biofilm modifie, en effet, le comportement
individuel des cellules bactériennes, en les rendant souvent beaucoup plus résistantes aux
différents stress environnementaux, dont les antibiotiques (Consterton et al., 2005 ; Kvist et
al., 2008 ; Mérens et al., 2011), ceci est possible via de nombreux mécanismes à savoir la
difficulté de pénétration des antibiotiques, croissance ralentie d’une partie du biofilm et
hétérogénéité des populations présentes et diversités génétiques (Stewart et Consterton,
2001).
Plusieurs bactéries pathogènes opportunistes ont la capacité de former des biofilms comme
Pseudomonas aeruginosa (Mérens et al., 2011). En hébergeant les traits de résistance aux
antibiotiques, ces biofilms participent à la réintroduction de cette résistance dans les eaux de
surface après sa disparition au bout d’un certain temps (Knapp et al., 2010).
La dissémination de la résistance via le transfert horizontal est extrêmement efficace et
contribue de manière significative à l’évolution des bactéries ainsi qu’a leur adaptation dans
des écosystèmes hostiles (McArthur et Tuckfield, 2000 ; Dennis, 2005 ; Hawkey et Jones,
2009). Le changement génétique au sein des bactéries de l’environnement peut provoquer des
changements de leur fonction, donc de leur rôle écologique ce qui influence directement la
stabilité de l’écosystème (Castiglioni et al., 2008).
L’environnement aquatique peut servir donc de réservoir de résistance aux antibiotiques
(Biyela et al., 2004 ; Seyfried et al., 2010), (Fig.7), et les bactéries résistantes marines
représentent une contamination biotique sérieuse et des moyens pour la diffusion et
l'évolution des gènes de résistance et de leurs vecteurs (Young, 1993). Ces bactéries
résistantes peuvent être sélectionnées et transmises à l’homme et l’animal.
