REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
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C’est la classe possédant le moins d’enzymes (40 enzymes) et certainement la plus éloignée
phylogéniquement des 3 autres classes (Cavallo et al., 2004).
III. Résistance aux antibiotiques dans l’environnement
Les antibiotiques sont employés couramment en médecine humaine et vétérinaire, agriculture,
aquaculture et dans l’alimentation animale comme additif pour promouvoir la croissance des
animaux (Kümmerer, 2003 ; Bryan et al ., 2004 ; Kümmerer, 2004). La consommation
mondiale des antibiotiques est estimée à environ 100.000 à 200.000 tonnes par an (Wise,
2002), le domaine vétérinaire représente une part non négligeable de cette consommation
totale en antibiotiques (Faye, 2005).
La majorité de ces antibiotiques sont excrétés dans l'environnement en tant que substances
actives (Zhang et al, 2009). Selon le type d'antibiotique, elles représentent entre 30% et 90%
de la dose administrée (Costanzo et al., 2005). Ainsi, le souci concernant l’impact potentiel
des résidus antibiotiques dans l’environnement aquatique s'élève ces dernières années
(Sarmah et al., 2006 ; Wright 2007 ; Kemper 2008).
Dans l’environnement, les antibiotiques subissent l’effet d’adsorption, de photolyse et de
biodégradation, donc leurs concentrations sont basses (Halling-Sorensen et al., 1998), ils
posent peu de risques toxiques, mais le risque de leur présence étant leur potentiel de
sélectionner des bactéries résistantes (Castiglioni et al., 2008). En effet, à des concentrations
sub-inhibitrices les antibiotiques peuvent avoir un impact sur les fonctions des cellules
bactériennes, induire et favoriser la résistance bactérienne et changer l’expression génétique
des facteurs de virulence (Ohlsen et al., 1998 ; Kümmerer, 2003 ; Cabello, 2006). Des
études récentes démontrent clairement que l’utilisation des antibiotiques en agriculture en
particulier animale est censée jouer un rôle principal dans la diffusion des gènes de résistance
aux antibiotiques parmi les bactéries de l’environnement (Chee-Sanford, 2001 ; McManus
et al., 2002).
L'utilisation excessive et imprudente des antibiotiques est généralement considérée pour être
la force d'entraînement principale derrière la prédominance croissante de la résistance aux
antibiotiques dans les bactéries cliniques et environnementales (McIntosh et al., 2008). Ce
phénomène de résistance bactérienne aux antibiotiques est en perpétuelle croissance dans
l’environnement et concerne de façon directe la santé publique (Kim et al., 2008 ; Martinez,
2009). Cependant, il est à noter que des agents non antibiotiques, dont les antiseptiques et les
métaux lourds, ont été impliqués dans la cosélection de la résistance aux antibiotiques dans
l’environnement (Alonso et al., 2001 ; Schwarz et al., 2004 ; Baker-Austin et al., 2006).
En plus de l’action des agents antimicrobiens, les bactéries résistantes elles-mêmes, qui sont
des bactéries commensales ou pathogènes de l’homme ou de l’animal, sont émises dans les
différents compartiments environnementaux, eaux ou sol, via les effluents d’élevages, les
eaux usées provenant d’activités humaines et les rejets domestiques (McPhearson et al.,
1991 ; Witte, 1998 ; Kümmerer, 2004).
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C’est la classe possédant le moins d’enzymes (40 enzymes) et certainement la plus éloignée
phylogéniquement des 3 autres classes (Cavallo et al., 2004).
III. Résistance aux antibiotiques dans l’environnement
Les antibiotiques sont employés couramment en médecine humaine et vétérinaire, agriculture,
aquaculture et dans l’alimentation animale comme additif pour promouvoir la croissance des
animaux (Kümmerer, 2003 ; Bryan et al ., 2004 ; Kümmerer, 2004). La consommation
mondiale des antibiotiques est estimée à environ 100.000 à 200.000 tonnes par an (Wise,
2002), le domaine vétérinaire représente une part non négligeable de cette consommation
totale en antibiotiques (Faye, 2005).
La majorité de ces antibiotiques sont excrétés dans l'environnement en tant que substances
actives (Zhang et al, 2009). Selon le type d'antibiotique, elles représentent entre 30% et 90%
de la dose administrée (Costanzo et al., 2005). Ainsi, le souci concernant l’impact potentiel
des résidus antibiotiques dans l’environnement aquatique s'élève ces dernières années
(Sarmah et al., 2006 ; Wright 2007 ; Kemper 2008).
Dans l’environnement, les antibiotiques subissent l’effet d’adsorption, de photolyse et de
biodégradation, donc leurs concentrations sont basses (Halling-Sorensen et al., 1998), ils
posent peu de risques toxiques, mais le risque de leur présence étant leur potentiel de
sélectionner des bactéries résistantes (Castiglioni et al., 2008). En effet, à des concentrations
sub-inhibitrices les antibiotiques peuvent avoir un impact sur les fonctions des cellules
bactériennes, induire et favoriser la résistance bactérienne et changer l’expression génétique
des facteurs de virulence (Ohlsen et al., 1998 ; Kümmerer, 2003 ; Cabello, 2006). Des
études récentes démontrent clairement que l’utilisation des antibiotiques en agriculture en
particulier animale est censée jouer un rôle principal dans la diffusion des gènes de résistance
aux antibiotiques parmi les bactéries de l’environnement (Chee-Sanford, 2001 ; McManus
et al., 2002).
L'utilisation excessive et imprudente des antibiotiques est généralement considérée pour être
la force d'entraînement principale derrière la prédominance croissante de la résistance aux
antibiotiques dans les bactéries cliniques et environnementales (McIntosh et al., 2008). Ce
phénomène de résistance bactérienne aux antibiotiques est en perpétuelle croissance dans
l’environnement et concerne de façon directe la santé publique (Kim et al., 2008 ; Martinez,
2009). Cependant, il est à noter que des agents non antibiotiques, dont les antiseptiques et les
métaux lourds, ont été impliqués dans la cosélection de la résistance aux antibiotiques dans
l’environnement (Alonso et al., 2001 ; Schwarz et al., 2004 ; Baker-Austin et al., 2006).
En plus de l’action des agents antimicrobiens, les bactéries résistantes elles-mêmes, qui sont
des bactéries commensales ou pathogènes de l’homme ou de l’animal, sont émises dans les
différents compartiments environnementaux, eaux ou sol, via les effluents d’élevages, les
eaux usées provenant d’activités humaines et les rejets domestiques (McPhearson et al.,
1991 ; Witte, 1998 ; Kümmerer, 2004).
