Chapitre I
Généralité
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Le pH de l’eau de mer résulte de sa composition ionique et essentiellement de la présence des
carbonates issus de l’échange de dioxyde de carbone (CO 2 ) entre l’eau et l’atmosphère, ainsi
que de la dissolution du calcaire.
Le système des carbonates comprend en solution, le CO2, l’hydrogénocarbonate (HCO 3
- :
forme majoritaire) et les carbonates (CO 3
²), avec une concentration totale d’environ 2 à
2,5mmole/L dans une eau de mer de salinité 35‰.
Le pH de l’eau de mer en contact de l’atmosphère est de l’ordre de 8 à 8,3, il est affecté par
les processus naturels qui déplacent les équilibres du système carbonique, comme la poussée
du phytoplancton, consommatrice de CO 2 , ou la reminéralisation de la matière organique,
productrice de CO 2 (Copin-Montègut., 1996).
1.3. Paramètres indicateurs de pollution
1.3.1. Demande biochimique en oxygène pendant 5 jours (DBO 5 )
La demande biochimique en oxygène est la quantité d’oxygène qu’une eau a besoin pour
oxyder biologiquement la matière organique polluante par les micro-organismes aérobies
pendant 5 jours (Copin-Montégut., 1996).
Ce paramètre constitue un bon indicateur de la teneur en matière organique biodégradable
d’une eau naturelle polluée ou d’une résiduaire, il est utilisable :
- Soit pour quantifier la charge polluante organique de l’eau.
- Soit pour évaluer l’impact d’un rejet sur le milieu naturel.
- Soit pour évaluer l’intensité du traitement nécessaire à l’épuration d’un rejet par un
procédé biologique
1.3.2. Matière en suspension (MES) : «Matériel particulaire» ou
«Substancesdissoutes»
Selon Ivanoff en 1972 : « En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent des
matières en suspension de toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes
ou détritiques, de nature, soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons),
soit terrigène (apports fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par
l'homme), soit éolienne (particules transportées par les courants atmosphériques et tombant
dans la mer), soit enfin météorique ».
Selon La définition ISO des matières en suspensions (AFNOR., 1999) : «matières éliminées
par filtration ou centrifugation dans des conditions définies ».
Leur principal effet est de troubler l’eau, diminuent le rayonnement lumineux
indispensable pour une bonne croissance des végétaux au fond de cours d’eau (la
photosynthèse). (Aminot & Kérouel., 2004). Elle a de sévères conséquences sur les animaux
aquatiques par le colmatage de leurs branchies (Ramade., 2000).
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Contribution à l\'étude de la qualité des eaux et des sédiments de la plage ouest de Sidi Fredj - 20/115

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