Chapitre 1
Généralités
8
III. Le bassin algérien
III.1. Situation géographique du bassin algérien
Le bassin algérien est localisé au sud du bassin occidental méditerranéen à une latitude de
35° à 40° Nord pour une longitude de 2° Ouest à 7° 45 Est. Il est situé à l’est de la Mer
d’Alboran, entre l’Algérie au sud, les Iles Baléares au nord ouest et la Sardaigne au nord est
(BENZOHRA and MILLOT., 1994).
III.2. Hydrologie du Bassin Algérien
Le bassin algérien constitue une zone clé pour la circulation générale dans la Méditerranée
occidentale (PUILLAT et al., 2002), un réservoir où l’eau d’origine atlantique s’accumule
avant de s’écouler vers le nord et vers l’est (MILLOT., 1985).
Le courant algérien correspondant au flux de l’eau atlantique modifiée (MAW) le long du
talus algérien où ses caractéristiques sont particulières, est initialement un courant côtier (aux
alentours de 0°) de quelques dizaines de km de large et quelques centaines de km d’épaisseur.
Ce courant est instable car il génère deux types de phénomènes à méso-échelle observés de ~
0° à 8°E. La plupart du temps, il engendre des séries de tourbillons relativement peu
importants et peu profonds qui n’ont pas de conséquences significatives sur la circulation des
masses d’eau. Cependant, ce courant forme, occasionnellement, de larges méandres qui ont
des conséquences dramatiques sur la circulation de ces masses d’eau (MILLOT and
TAUPIER-LETAGE., 2004). La trajectoire de ces tourbillons et méandres commence par
une propagation vers l’est, le long de la pente algérienne, de quelques km/j, alors qu’en
s’intégrant à l’intérieur d’un méandre, l’eau coule à une vitesse d’environ 50 km/j.
En ce qui concerne la LIW, une partie de celle-là est arrachée de la veine principale, déjà
décrite plus haut, par les tourbillons algériens à méso échelle. Puisque il y a souvent un de
ceux-ci qui interagit avec la veine, des fragments sont presque constamment entraînés à
l’intérieur des tourbillons, éventuellement à travers le bassin algérien centre. Les fragments
sont finalement libérés dans le Bassin Central, ce qui est peut être dû à la disparition des
tourbillons. Ils peuvent être identifiés pendant longtemps et/ou loin vers l’est, ce qui signifie
que le mélange à l’intérieur du tourbillon est faible (MILLOT and TAUPIER-LETAGE.,
2004).
IV. Pollution marine
La définition de la pollution marine est donnée par le premier rapport du Conseil sur la
Qualité de l’Environnement de la Maison Blanche (1965), étant «…une modification
défavorable du milieu naturel…, comme un sous-produit de l’action humaine… ».
(RAMADE., 2000).
Ainsi le terme de pollution marine fait l’objet d’une définition, reconnue par l’ensemble de la
communauté scientifique internationale (GESAMP), comme étant «l’introduction par
l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le milieu marin (y
compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances envers les
ressources biologiques, des risques pour la santé de l'homme, des entraves aux activités
Précédent

Les paramètres physico-chimiques et les sels nutritifs dans la baie d\'Alger - 18/66

Suivant