Chapitre 1
Généralités
7
I.1. les sels nutritifs et la production primaire dans la Méditerranée occidentale
A l’exception des zones littorales situées au débouché des fleuves et celles de divergence, la
Méditerranée est bien une mer oligotrophe. Cette oligotrophie est inhérente à la faiblesse des
apports telluriques (JACQUES et TREGUER., 1986). A toutes les profondeurs, ses
concentrations en sels nutritifs sont très faibles en le comparant avec l’océan mondial. Cela
est dû à son régime hydrologique puisque, elle reçoit par le détroit de Gibraltar, un courant
d’eau superficielle atlantique déjà appauvrie en nutriments par l’activité biologique.
A l’intérieur du bassin, les apports continentaux augmentent les teneurs initiales des eaux
entrantes en sels nutritifs qui ne s’accumulent pas car, ils sont captés et précipités par les
organismes marins, puis évacués par le contre courant profond sortant à Gibraltar, qui est
nettement plus riche que l’eau atlantique entrante. Donc, les teneurs de la Méditerranée en
sels nutritifs restent très inférieures à celles de l’océan avec lequel elle communique.
Le rapport N/P est voisin en Méditerranée occidentale de 20, alors qu’il n’est de 15 à 16 pour
l’océan mondial. Cela peut être dû à un taux de fixation élevé de l’azote atmosphérique par
l’écosystème méditerranéen : posidonie, bactério-plancton pélagique, … (COPINMONTEGUT., 1996), ou bien à un déficit généralisé mais modéré en phosphates
(JACQUES et TREGUER., 1986).
La Méditerranée est caractérisée par une production primaire faible, de l’ordre de 125 g C m
-2
an
-1 (ANTOINE et al., 1996).
La nouvelle production en Méditerranée est liée aux apports de nutriments par l’eau atlantique
de surface, les dépôts terrigènes et les flux marins ascendants (BETHOUX et al., 1998).
II. Hydrologie des milieux marins
L'hydrologie marine englobe la description et l'étude des écosystèmes aquatiques à travers les
propriétés physiques et chimiques des masses d'eau caractérisant le fonctionnement des
milieux. Elle repose sur les paramètres nécessaires à la compréhension des processus qui
gouvernent les cycles naturels. Elle diffère de celle des eaux douces par deux particularités
essentielles :
Le déplacement des masses d'eau : En milieu marin, les masses d'eau se déplacent
dans toutes les directions et à grande échelle sous l'effet des courants marins résultant
de la circulation générale, de la marée et du vent, facteurs d'importance variable selon
la région considérée.
La salinité du milieu : Il faut considérer l'importance de ce facteur sous deux angles,
l'un relatif à la stratégie d'étude du milieu, l'autre relatif à l'analyse des eaux
(AMINOT et al., 2004).
Généralités
7
I.1. les sels nutritifs et la production primaire dans la Méditerranée occidentale
A l’exception des zones littorales situées au débouché des fleuves et celles de divergence, la
Méditerranée est bien une mer oligotrophe. Cette oligotrophie est inhérente à la faiblesse des
apports telluriques (JACQUES et TREGUER., 1986). A toutes les profondeurs, ses
concentrations en sels nutritifs sont très faibles en le comparant avec l’océan mondial. Cela
est dû à son régime hydrologique puisque, elle reçoit par le détroit de Gibraltar, un courant
d’eau superficielle atlantique déjà appauvrie en nutriments par l’activité biologique.
A l’intérieur du bassin, les apports continentaux augmentent les teneurs initiales des eaux
entrantes en sels nutritifs qui ne s’accumulent pas car, ils sont captés et précipités par les
organismes marins, puis évacués par le contre courant profond sortant à Gibraltar, qui est
nettement plus riche que l’eau atlantique entrante. Donc, les teneurs de la Méditerranée en
sels nutritifs restent très inférieures à celles de l’océan avec lequel elle communique.
Le rapport N/P est voisin en Méditerranée occidentale de 20, alors qu’il n’est de 15 à 16 pour
l’océan mondial. Cela peut être dû à un taux de fixation élevé de l’azote atmosphérique par
l’écosystème méditerranéen : posidonie, bactério-plancton pélagique, … (COPINMONTEGUT., 1996), ou bien à un déficit généralisé mais modéré en phosphates
(JACQUES et TREGUER., 1986).
La Méditerranée est caractérisée par une production primaire faible, de l’ordre de 125 g C m
-2
an
-1 (ANTOINE et al., 1996).
La nouvelle production en Méditerranée est liée aux apports de nutriments par l’eau atlantique
de surface, les dépôts terrigènes et les flux marins ascendants (BETHOUX et al., 1998).
II. Hydrologie des milieux marins
L'hydrologie marine englobe la description et l'étude des écosystèmes aquatiques à travers les
propriétés physiques et chimiques des masses d'eau caractérisant le fonctionnement des
milieux. Elle repose sur les paramètres nécessaires à la compréhension des processus qui
gouvernent les cycles naturels. Elle diffère de celle des eaux douces par deux particularités
essentielles :
Le déplacement des masses d'eau : En milieu marin, les masses d'eau se déplacent
dans toutes les directions et à grande échelle sous l'effet des courants marins résultant
de la circulation générale, de la marée et du vent, facteurs d'importance variable selon
la région considérée.
La salinité du milieu : Il faut considérer l'importance de ce facteur sous deux angles,
l'un relatif à la stratégie d'étude du milieu, l'autre relatif à l'analyse des eaux
(AMINOT et al., 2004).
