Chapitre I
Généralités
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I.5. Impacts des facteurs anthropiques sur la dynamique planctonique
I.5.1. Eutrophisation
Comme il a été montré dans le paragraphe précèdent, la disponibilité des nutriments influe sur
la structure des communautés planctoniques. La problématique des milieux anthropisés et
notamment des milieux côtiers méditerranéens considère, entre autres, le changement des
ratios azote : phosphore : silicium. Entre 1960 et 2000, les apports de phosphates et de nitrates
ont été multipliés par 3 en Méditerranée ce qui a eu pour conséquence de multiplier par 2,7 la
production biologique avec des floraisons phytoplanctoniques de plus en plus fréquents
(Béthoux et al., 2002). Le bilan siliceux montre que les apports en mer ont une tendance à la
diminution du fait de l’eutrophisation des cours d’eau dans lesquels l’acide orthosilicique est
mobilisé (Tréguer et al., 1995). Une des conséquences est notamment la diminution de
l’épaisseur des frustules des Diatomées (Pondaven et al., 1999). En définitive, les apports
anthropiques induisent une surproduction biologique en apportant plus de phosphore et
d’azote. Néanmoins, le manque d’acide orthosilicique induit des changements dans la
structure des communautés favorisant ainsi les floraisons des organismes non-siliceux
(Humborg et al., 1997). De plus, l’enrichissement des eaux en nutriments aurait pour
conséquence, au niveau du réseau trophique méditerranéen, un changement de taille de la
communauté dominante initialement picoplanctonique vers une communauté
microplanctonique (Vidal et Duarte, 2000) influençant directement la composition des
prédateurs zooplanctoniques.
En Méditerranée, le suivi des concentrations de chlorophylle par satellite a montré une
tendance à l’eutrophisation accrue au niveau des zones côtières à proximité des grandes villes
et au niveau des deltas fluviaux. Quelques zones rares au large peuvent également être le
siège de développements algaux importants lors d’upwellings d’eaux profondes chargées de
nutriments (UNEP/FAO/WHO, 1996).
I.5.2. Changement climatique
Hays et al. (2005) ont montré que le plancton était l’un des indicateurs des changements
climatiques les plus fiables du fait (1) qu’il n’est pas exploité par l’homme, (2) du cycle de vie
court qui permet le suivi de l’évolution de la taille de la population, (3) de la dépendance du
plancton face à la température et aux courants qui fait que le moindre changement de ces
paramètres se traduit sur la distribution planctonique et (4) de la non linéarité de la réponse
biologique qui met en évidence les perturbations quelles qu’elles soient, même les plus
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Impact des conditions du milieu sur la distribution des populations zooplanctoniques (bassin Algérien et mer Méditerranée - 17/64

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