Chapitre I
Généralités
9
Jamet et al., 2005). Cette croissance phytoplanctonique a pour conséquence une croissance
zooplanctonique et une forte production bactérienne (Del Negro et al., 2001).
I.4.3. Nutriments
Les nutriments essentiels pour le développement planctonique et en particulier pour le
compartiment bactérien et phytoplanctonique sont le phosphore, l’azote et le silicium. En
Méditerranée, le phosphore est l’élément le plus souvent limitant (Krom et al., 1991). Les
évènements climatiques et la courantologie interviennent dans l’apport et la distribution des
nutriments dans le milieu. Les communautés phytoplanctoniques et bactériennes sont
directement influencées par la quantité de nutriments disponibles dans le milieu. Concernant
le phosphore, Thingstad et al. (1998) ont montré que le phytoplancton est en compétition avec
les bactéries. En effet, le stress nutritif entraîne une excrétion massive de carbone organique
dissous par le phytoplancton. Ce surplus de carbone favorise la croissance bactérienne. Les
bactéries ayant un rapport surface/volume plus important que les organismes
phytoplanctoniques, elles ont une affinité plus importante pour le phosphore et entrent donc
directement en compétition avec le phytoplancton pour cette ressource. C’est la pression de
prédation venant des niveaux trophiques supérieurs qui va permettre de favoriser l’une ou
l’autre des communautés. Sommer et al. (2004), ont montré que les Copépodes contribuent
indirectement à la diminution de la quantité d’azote biodisponible par leur prédation sur les
ciliés favorisant la communauté de nanophytoplancton responsable de l’épuisement de
l’azote. Plus les nutriments seront en faibles quantités, plus les petites espèces seront
favorisées. En période de stratification estivale, durant laquelle les nutriments sont en
quantités très faibles, Marty et al. (2002) ont montré que les Flagellés et le picoplancton
étaient dominants. Concernant le silicium, les Diatomées dépendent directement de ce
nutriment puisqu’elles forment leur frustule à partir de cet élément.
Des concentrations insuffisantes de certains oligo-éléments peuvent également limiter le
développement planctonique. C’est notamment le cas du fer, dont les concentrations en
Méditerranée occidentale ont montré d’importantes variations saisonnières, atteignant des
valeurs en dessous des limites de détection dans les eaux de surface pour les fractions
dissoutes et particulaires (Sarthou et Jeandel, 2001).
Généralités
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Jamet et al., 2005). Cette croissance phytoplanctonique a pour conséquence une croissance
zooplanctonique et une forte production bactérienne (Del Negro et al., 2001).
I.4.3. Nutriments
Les nutriments essentiels pour le développement planctonique et en particulier pour le
compartiment bactérien et phytoplanctonique sont le phosphore, l’azote et le silicium. En
Méditerranée, le phosphore est l’élément le plus souvent limitant (Krom et al., 1991). Les
évènements climatiques et la courantologie interviennent dans l’apport et la distribution des
nutriments dans le milieu. Les communautés phytoplanctoniques et bactériennes sont
directement influencées par la quantité de nutriments disponibles dans le milieu. Concernant
le phosphore, Thingstad et al. (1998) ont montré que le phytoplancton est en compétition avec
les bactéries. En effet, le stress nutritif entraîne une excrétion massive de carbone organique
dissous par le phytoplancton. Ce surplus de carbone favorise la croissance bactérienne. Les
bactéries ayant un rapport surface/volume plus important que les organismes
phytoplanctoniques, elles ont une affinité plus importante pour le phosphore et entrent donc
directement en compétition avec le phytoplancton pour cette ressource. C’est la pression de
prédation venant des niveaux trophiques supérieurs qui va permettre de favoriser l’une ou
l’autre des communautés. Sommer et al. (2004), ont montré que les Copépodes contribuent
indirectement à la diminution de la quantité d’azote biodisponible par leur prédation sur les
ciliés favorisant la communauté de nanophytoplancton responsable de l’épuisement de
l’azote. Plus les nutriments seront en faibles quantités, plus les petites espèces seront
favorisées. En période de stratification estivale, durant laquelle les nutriments sont en
quantités très faibles, Marty et al. (2002) ont montré que les Flagellés et le picoplancton
étaient dominants. Concernant le silicium, les Diatomées dépendent directement de ce
nutriment puisqu’elles forment leur frustule à partir de cet élément.
Des concentrations insuffisantes de certains oligo-éléments peuvent également limiter le
développement planctonique. C’est notamment le cas du fer, dont les concentrations en
Méditerranée occidentale ont montré d’importantes variations saisonnières, atteignant des
valeurs en dessous des limites de détection dans les eaux de surface pour les fractions
dissoutes et particulaires (Sarthou et Jeandel, 2001).
