Chapitre I
Généralités
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I.1. Définition et généralités
Le zooplancton est du plancton animal, dont leur alimentation est composée de la matière
organique issue de végétaux ou d'autres animaux. Le zooplancton est donc constitué par
l’ensemble des organismes herbivores et/ou carnivores (Bougis, 1974). Ces organismes sont
donc hétérotrophes. Ils peuvent être soit unicellulaires appelés protozooplancton, soit
pluricellulaires appelés métazooplancton. Le zooplancton marin est constitué par des
organismes animaux errants dans les eaux et dotés d’organes locomoteurs ne leur permettant
pas de résister à la force d’entraînement par les courants.
Le zooplancton, maillon essentiel dans la chaîne trophique marine entre la production
primaire et les niveaux trophiques supérieurs comme les poissons, occupe une place clé dans
l’écosystème marin car il est à l’interface entre les autotrophes et les grands hétérotrophes
(Voarino, 2006). Cet emplacement du zooplancton dans la chaîne trophique, favorise ainsi le
développement des larves et des juvéniles des crustacés et des poissons aux niveaux des
écosystèmes marins (Ribeiro et al, 2006). En effet, il puise sa nourriture à partir des
producteurs primaires permettant ainsi de faire transiter le flux de la matière vers des niveaux
supérieurs de la chaîne trophique (Banse, 1995; Levinsen et Nielsen, 2002).
Le métazooplancton peut avoir, selon la saison ou l’écosystème, les protozoaires ciliés
comme principale source de nourriture, à la place du phytoplancton qui peut s’avérer
inadéquat (Sorokin et al., 1996). Plusieurs auteurs ont souligné l’importance de l’impact des
copépodes sur les protozoaires ciliés en milieu marin (Stockner et Capuzzo, 1990) et en
milieu lacustre (Dobberfuhl et al., 1997). D’autres études ont montré l’effet de la prédation
exercé par les copépodes cyclopoïdes sur les protozoaires ciliés (Wiackowski et al., 1994).
Cet effet peut, cependant, être modifié par le comportement de la proie, par sa morphologie et
aussi par la présence simultanée d’autres proies (Whickham, 1995). En mer Méditerranée,
plusieurs études ont été réalisées sur la dynamique, la distribution et les variations
spatiotemporelles du zooplancton (Youssara et Gaudy, 2001). Beaucoup d’études se sont
focalisées sur la dynamique et la composition du zooplancton.
I.2. Échelle de distribution de zooplancton
La distribution spatiale du zooplancton est gérée par un ensemble de facteurs abiotiques et
biotiques. La dominance de l'effet de l'un de ces deux groupes de facteurs par rapport à l'autre
sur la distribution du zooplancton dépend principalement de l'échelle spatiale considérée. Le
zooplancton est un cas particulier puisqu'il dispose en quelque sorte de deux niveaux d'échelle
Généralités
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I.1. Définition et généralités
Le zooplancton est du plancton animal, dont leur alimentation est composée de la matière
organique issue de végétaux ou d'autres animaux. Le zooplancton est donc constitué par
l’ensemble des organismes herbivores et/ou carnivores (Bougis, 1974). Ces organismes sont
donc hétérotrophes. Ils peuvent être soit unicellulaires appelés protozooplancton, soit
pluricellulaires appelés métazooplancton. Le zooplancton marin est constitué par des
organismes animaux errants dans les eaux et dotés d’organes locomoteurs ne leur permettant
pas de résister à la force d’entraînement par les courants.
Le zooplancton, maillon essentiel dans la chaîne trophique marine entre la production
primaire et les niveaux trophiques supérieurs comme les poissons, occupe une place clé dans
l’écosystème marin car il est à l’interface entre les autotrophes et les grands hétérotrophes
(Voarino, 2006). Cet emplacement du zooplancton dans la chaîne trophique, favorise ainsi le
développement des larves et des juvéniles des crustacés et des poissons aux niveaux des
écosystèmes marins (Ribeiro et al, 2006). En effet, il puise sa nourriture à partir des
producteurs primaires permettant ainsi de faire transiter le flux de la matière vers des niveaux
supérieurs de la chaîne trophique (Banse, 1995; Levinsen et Nielsen, 2002).
Le métazooplancton peut avoir, selon la saison ou l’écosystème, les protozoaires ciliés
comme principale source de nourriture, à la place du phytoplancton qui peut s’avérer
inadéquat (Sorokin et al., 1996). Plusieurs auteurs ont souligné l’importance de l’impact des
copépodes sur les protozoaires ciliés en milieu marin (Stockner et Capuzzo, 1990) et en
milieu lacustre (Dobberfuhl et al., 1997). D’autres études ont montré l’effet de la prédation
exercé par les copépodes cyclopoïdes sur les protozoaires ciliés (Wiackowski et al., 1994).
Cet effet peut, cependant, être modifié par le comportement de la proie, par sa morphologie et
aussi par la présence simultanée d’autres proies (Whickham, 1995). En mer Méditerranée,
plusieurs études ont été réalisées sur la dynamique, la distribution et les variations
spatiotemporelles du zooplancton (Youssara et Gaudy, 2001). Beaucoup d’études se sont
focalisées sur la dynamique et la composition du zooplancton.
I.2. Échelle de distribution de zooplancton
La distribution spatiale du zooplancton est gérée par un ensemble de facteurs abiotiques et
biotiques. La dominance de l'effet de l'un de ces deux groupes de facteurs par rapport à l'autre
sur la distribution du zooplancton dépend principalement de l'échelle spatiale considérée. Le
zooplancton est un cas particulier puisqu'il dispose en quelque sorte de deux niveaux d'échelle
