Chapitre I
Généralités
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pour étudier un même processus dû à ses deux différents modes de locomotion. En effet le
zooplancton peut se déplacer de façon active par natation dans la colonne d'eau en réponse
aux pressions du milieu (migration journalière verticale et horizontale) sur une relativement
courte distance alors qu'il peut tout simplement être transporté de façon passive avec les
mouvements de la masse d'eau sur longue et courte distance. Ainsi la règle générale est qu'à
petite échelle spatiale, les processus biotiques tels que la présence de prédateurs, sont
responsables de l'agrégation du zooplancton (Ringelberg, 1993a; Burks et al., 2002). À plus
grande échelle, ce sont les facteurs abiotiques tels que le vent et les courants qui prennent le
dessus pour façonner la répartition spatiale du zooplancton (Masson et al., 2004).
I.3. Impact des facteurs environnementaux sur le plancton
Le zooplancton est sensibles aux variations d'un grand nombre de facteurs environnementaux
y compris la température de l'eau, la lumière, la chimie (particulièrement le pH, l'oxygène, la
salinité, les contaminants toxiques), la disponibilité de nourriture (algues, bactéries) ainsi que
la prédation de la part des poissons et des invertébrés. Il est généralement opportun d'avoir le
plus de renseignements possibles sur ces variables mais il est clair que cela s'avérera souvent
irréalisable. Certaines variables sont relativement simples à mesurer (par ex. la température)
mais d'autres sont plus difficiles (par ex. l'intensité de la prédation des poissons ainsi que les
contaminants toxiques). Bon nombre de facteurs environnementaux nuisent aux zooplanctons
uniquement à des niveaux extrêmes (par ex. les contaminants toxiques, la salinité, l'oxygène).
I.3.1. Echapper aux prédateurs en migrant (migration verticales)
La migration n’est pas l’apanage du zooplancton ou du micronecton. Certains groupes
phytoplanctoniques sont mobiles et modifient rapidement la profondeur où ils vivent, ce qui
l’avantage dans les eaux stratifiées estivales.
De nombreuses espèce zooplanctonique descendent dans les profondes durant la journée pour
échapper à leurs prédateurs et remontent la nuit pour chasser leur priies. Ces migrations
verticales journalières, observées aussi bien dans des lacs qu’en mer, atteignent parfois 200 m
de « dénivelé» pour des organismes centimétriques. Les espèces effectuant ces migration
nycthémérales (en fonction de l’alternance jour-nuit) appartiennent à de nombreux groupes :
Les déplacements se situent entre 10 et 50 m/h, à l’exception des euphausiacés aux capacités
natatoires plus marquées pour lesquels la vitesse ascensionnelle est de trois à cinq fois
supérieure ; cela leur vaut d’être rangés dans une catégorie différente, le necton. Trois types
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Impact des conditions du milieu sur la distribution des populations zooplanctoniques (bassin Algérien et mer Méditerranée - 12/64

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