Chapitre I
Généralités
3
I. Le zooplancton et l’écosystème aquatique
Le zooplancton occupe une place clé dans l’écosystème marin car il est à l’interface entre les
autotrophes et les grands hétérotrophes. En effet il puise sa nourriture au sein du producteur
primaire qu’est le phytoplancton et permet ainsi le flux de matières vers les échelons
supérieurs de la chaîne trophique (Banse, 1995 ; Levinsen et Nielsen, 2002). De plus le
zooplancton exerce un contrôle de type « top-down », sur les producteurs primaires et
participe activement au flux biogéochimiques des éléments par la reminéralisation de la
matière organique (Banse, 1995).
D’autre part les communautés zooplanctoniques sont fortement soumises aux processus
physiques dans la colonne d’eau et constituent ainsi de véritables indicateurs biologiques des
changements climatiques (Fromentin et Planque, 1996 ; Beaugrand et al, 2002 et 2003 ; Luz
Fernandez des Puelles et al, 2004). En effet le zooplancton a un très fort taux de
renouvellement, et les variations d’abondance et de structure des communautés en réponse
aux changements environnementaux sont rapidement perceptibles (Harris et al., 2000). Dans
le contexte actuel de prise de conscience du réchauffement climatique, où l’on observe une
augmentation de température de la couche superficielle des océans ainsi que des changements
dans la répartition des espèces (Beaugrand et al, 2002), il est très important d’étudier les
changements de structure au sein des communautés zooplanctoniques sur le long terme.
Le zooplancton, de part son importance dans la chaîne trophique et sa sensibilité aux
modifications climatiques, est depuis peu utilisé pour évaluer l’impact du changement global
sur l’écosystème marin (Harris et al, 2005).
L'échelle spatiale a une forte influence sur l'importance que prennent les processus abiotiques
et biotiques par rapport à la distribution du zooplancton. En ce sens, les processus abiotiques
expliquent majoritairement l'hétérogénéité lorsque l'on considère une grande échelle spatiale
tandis que ce sont les processus biotiques qui prennent le dessus à plus petite échelle spatiale.
La structure spatio-temporelle est fonction des mouvements du zooplancton. Ces mouvements
peuvent être passifs ou actifs. Les mouvements passifs du plancton sont causés par la
circulation de l'eau et varient avec la stabilité de la colonne d'eau. La combinaison courants et
vents de même que les périodes de brassage des eaux sont les principaux responsables de ce
premier type de mouvements. Dans la littérature, le terme migration est utilisé pour décrire le
déplacement actif et cyclique du zooplancton en réponse aux pressions de l'environnement
dans lequel il évolue.
Généralités
3
I. Le zooplancton et l’écosystème aquatique
Le zooplancton occupe une place clé dans l’écosystème marin car il est à l’interface entre les
autotrophes et les grands hétérotrophes. En effet il puise sa nourriture au sein du producteur
primaire qu’est le phytoplancton et permet ainsi le flux de matières vers les échelons
supérieurs de la chaîne trophique (Banse, 1995 ; Levinsen et Nielsen, 2002). De plus le
zooplancton exerce un contrôle de type « top-down », sur les producteurs primaires et
participe activement au flux biogéochimiques des éléments par la reminéralisation de la
matière organique (Banse, 1995).
D’autre part les communautés zooplanctoniques sont fortement soumises aux processus
physiques dans la colonne d’eau et constituent ainsi de véritables indicateurs biologiques des
changements climatiques (Fromentin et Planque, 1996 ; Beaugrand et al, 2002 et 2003 ; Luz
Fernandez des Puelles et al, 2004). En effet le zooplancton a un très fort taux de
renouvellement, et les variations d’abondance et de structure des communautés en réponse
aux changements environnementaux sont rapidement perceptibles (Harris et al., 2000). Dans
le contexte actuel de prise de conscience du réchauffement climatique, où l’on observe une
augmentation de température de la couche superficielle des océans ainsi que des changements
dans la répartition des espèces (Beaugrand et al, 2002), il est très important d’étudier les
changements de structure au sein des communautés zooplanctoniques sur le long terme.
Le zooplancton, de part son importance dans la chaîne trophique et sa sensibilité aux
modifications climatiques, est depuis peu utilisé pour évaluer l’impact du changement global
sur l’écosystème marin (Harris et al, 2005).
L'échelle spatiale a une forte influence sur l'importance que prennent les processus abiotiques
et biotiques par rapport à la distribution du zooplancton. En ce sens, les processus abiotiques
expliquent majoritairement l'hétérogénéité lorsque l'on considère une grande échelle spatiale
tandis que ce sont les processus biotiques qui prennent le dessus à plus petite échelle spatiale.
La structure spatio-temporelle est fonction des mouvements du zooplancton. Ces mouvements
peuvent être passifs ou actifs. Les mouvements passifs du plancton sont causés par la
circulation de l'eau et varient avec la stabilité de la colonne d'eau. La combinaison courants et
vents de même que les périodes de brassage des eaux sont les principaux responsables de ce
premier type de mouvements. Dans la littérature, le terme migration est utilisé pour décrire le
déplacement actif et cyclique du zooplancton en réponse aux pressions de l'environnement
dans lequel il évolue.
