Généralités
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1.4. Les indicateurs de l'eutrophisation, leurs valeurs-seuils éventuelles
La surveillance de l’état d’eutrophisation fait classiquement appel aux paramètres
chimiques trahissant le degré de dysfonctionnement de l’écosystème : l’oxygène dissous, la
quantité de phytoplancton estimée par la concentration de chlorophylle, et la quantité des
apports en éléments nutritifs.
1.4.1. Teneur en oxygène dissous
Les gaz se dissolvent dans l’eau de mer jusqu’à ce qu’une concentration d'équilibre soit
atteinte ; celle-ci, appelée saturation ou solubilité, ne dépend que de la température, de la
salinité et de la pression.
Sa concentration et sa saturation dans l’eau de mer est régie par plusieurs processus
physiques, chimiques et biologiques
Echanges à l’interface air-mer.
Oxydation chimique.
Diffusion et mélange au sein des masses d’eau.
Respiration et photosynthèse.
L’importance de ces processus permet soit :
saturation dans les zones eutrophes (accroissement important du phytoplancton).
Sa sous-saturation dans les zones riches en matières carbonées (oxydation de la matière
organique, nitrification de l’azote ammoniacal) (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
Dans le cas de leur absence, sa concentration dans l’eau de mer en contact de l’air n’est
qu’en fonction de la pression atmosphérique, la température et de la salinité de l’eau, on parle
de la concentration d’équilibre ou saturation (Aminot et Kérouel, 2004).
Donc la détermination de la qualité du milieu et de son niveau d’eutrophisation nécessite
impérativement la connaissance de variations des concentrations en oxygène dissous.
1.4.2. Chlorophylle et composition floristique
1.4.2.1. Chlorophylle a
Les concentrations en chlorophylle sont évoquées par de nombreux pays comme critère
synthétique permettant d'évaluer le niveau d'eutrophisation en zone côtière ou estuarienne.
Cette approche est intéressante car la concentration en chlorophylle constitue une des
réponses du milieu aux apports de nutriments, réponse qui intègre les spécificités physiques
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1.4. Les indicateurs de l'eutrophisation, leurs valeurs-seuils éventuelles
La surveillance de l’état d’eutrophisation fait classiquement appel aux paramètres
chimiques trahissant le degré de dysfonctionnement de l’écosystème : l’oxygène dissous, la
quantité de phytoplancton estimée par la concentration de chlorophylle, et la quantité des
apports en éléments nutritifs.
1.4.1. Teneur en oxygène dissous
Les gaz se dissolvent dans l’eau de mer jusqu’à ce qu’une concentration d'équilibre soit
atteinte ; celle-ci, appelée saturation ou solubilité, ne dépend que de la température, de la
salinité et de la pression.
Sa concentration et sa saturation dans l’eau de mer est régie par plusieurs processus
physiques, chimiques et biologiques
Echanges à l’interface air-mer.
Oxydation chimique.
Diffusion et mélange au sein des masses d’eau.
Respiration et photosynthèse.
L’importance de ces processus permet soit :
saturation dans les zones eutrophes (accroissement important du phytoplancton).
Sa sous-saturation dans les zones riches en matières carbonées (oxydation de la matière
organique, nitrification de l’azote ammoniacal) (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
Dans le cas de leur absence, sa concentration dans l’eau de mer en contact de l’air n’est
qu’en fonction de la pression atmosphérique, la température et de la salinité de l’eau, on parle
de la concentration d’équilibre ou saturation (Aminot et Kérouel, 2004).
Donc la détermination de la qualité du milieu et de son niveau d’eutrophisation nécessite
impérativement la connaissance de variations des concentrations en oxygène dissous.
1.4.2. Chlorophylle et composition floristique
1.4.2.1. Chlorophylle a
Les concentrations en chlorophylle sont évoquées par de nombreux pays comme critère
synthétique permettant d'évaluer le niveau d'eutrophisation en zone côtière ou estuarienne.
Cette approche est intéressante car la concentration en chlorophylle constitue une des
réponses du milieu aux apports de nutriments, réponse qui intègre les spécificités physiques
