Généralités
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de la zone considérée. Néanmoins de grandes différences apparaissent dans les valeurs
proposées suivant que l'on prend en compte soit les concentrations maximales, soit les
concentrations moyennes durant la période productive.
Au niveau européen (OSPAR, 1997) des valeurs-seuils fondées sur les concentrations
maximales sont également avancées pour identifier les zones eutrophisées; l'Allemagne par
exemple propose ainsi la valeur de 25 μg/l.
Concernant la limitation des poussées algales par les nutriments, les travaux de
modélisation écologique développés en baie de Seine (Cugier, 1999) ont montré que cette
limitation pouvait être due successivement à l’un ou l’autre des trois éléments N, P et Si, au
cours du cycle annuel, selon la zone concernée (panache des eaux continentales ou eau
strictement marine). Les fortes poussées de printemps et d’été dans les zones côtières sont tout
d’abord limitées par le phosphore puis par le silicium alors qu’au large ce sont le silicium et
l’azote qui sont concernés, successivement. Des bioessais ont confirmé les rôles du phosphore
et du silicium comme facteurs potentiellement limitants dans le panache fluvial, tandis que le
rôle de l’azote s’intensifiait vers le large (Videau, 1995). La limitation par le silicium est
attribuée au fait que l’enrichissement en azote ou en phosphore est tel qu’un excès de ces
derniers reste disponible après le développement de diatomées (organismes siliceux). D’autres
espèces algales, souvent plus gênantes peuvent alors se développer (Conley et al., 1993).
1.5. Eutrophisation en Méditerranée
L’Adriatique, le golfe du Lion et le nord de l’Égée sont des zones présentant des
concentrations moyennes relativement plus élevées en éléments nutritifs, une production
primaire et secondaire plus importante et, parfois, des proliférations algales locales plus ou
moins en rapport avec des conditions d’hypoxie ou d’anoxie, voire rarement des proliférations
algales toxiques. Les rejets d’azote et de phosphore dans la mer Adriatique sont de l’ordre de
270 000 et 24 000 t, respectivement. Le nord de la mer Égée reçoit chaque année de la mer
Noire 180 000 t d’azote et 11 000 t de phosphore qui sont comparables aux apports d’origine
tellurique atteignant le nord-est de la mer Méditerranée (AEE/PNUE 1999). Voir figure 1.
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de la zone considérée. Néanmoins de grandes différences apparaissent dans les valeurs
proposées suivant que l'on prend en compte soit les concentrations maximales, soit les
concentrations moyennes durant la période productive.
Au niveau européen (OSPAR, 1997) des valeurs-seuils fondées sur les concentrations
maximales sont également avancées pour identifier les zones eutrophisées; l'Allemagne par
exemple propose ainsi la valeur de 25 μg/l.
Concernant la limitation des poussées algales par les nutriments, les travaux de
modélisation écologique développés en baie de Seine (Cugier, 1999) ont montré que cette
limitation pouvait être due successivement à l’un ou l’autre des trois éléments N, P et Si, au
cours du cycle annuel, selon la zone concernée (panache des eaux continentales ou eau
strictement marine). Les fortes poussées de printemps et d’été dans les zones côtières sont tout
d’abord limitées par le phosphore puis par le silicium alors qu’au large ce sont le silicium et
l’azote qui sont concernés, successivement. Des bioessais ont confirmé les rôles du phosphore
et du silicium comme facteurs potentiellement limitants dans le panache fluvial, tandis que le
rôle de l’azote s’intensifiait vers le large (Videau, 1995). La limitation par le silicium est
attribuée au fait que l’enrichissement en azote ou en phosphore est tel qu’un excès de ces
derniers reste disponible après le développement de diatomées (organismes siliceux). D’autres
espèces algales, souvent plus gênantes peuvent alors se développer (Conley et al., 1993).
1.5. Eutrophisation en Méditerranée
L’Adriatique, le golfe du Lion et le nord de l’Égée sont des zones présentant des
concentrations moyennes relativement plus élevées en éléments nutritifs, une production
primaire et secondaire plus importante et, parfois, des proliférations algales locales plus ou
moins en rapport avec des conditions d’hypoxie ou d’anoxie, voire rarement des proliférations
algales toxiques. Les rejets d’azote et de phosphore dans la mer Adriatique sont de l’ordre de
270 000 et 24 000 t, respectivement. Le nord de la mer Égée reçoit chaque année de la mer
Noire 180 000 t d’azote et 11 000 t de phosphore qui sont comparables aux apports d’origine
tellurique atteignant le nord-est de la mer Méditerranée (AEE/PNUE 1999). Voir figure 1.
