- 218 -
R. montagui, R. asterias et R. brachyura. La raie bouclée (Raja clavata) porte fréquemment sur
son corps des épines très développées et montre de ce fait deux formes au sein de sa population.
Les caractères morphométriques ont fait l’objet d’une large analyse multidimensionnelle :
l’analyse en composantes principales sépare nettement les deux catégories de R. clavata mais
rapproche la catégorie sans boucles de R. asterias ; de même qu’elle rapproche R. montagui de
R. brachyura.
Une approche génétique a été également réalisée : la technique de systématique moléculaire
utilisée est basée sur la Polymérase Chain Reaction (PCR). L’automatisation des appareils
disponibles pour les laboratoires, facilite grandement ces techniques par la diminution du temps
d’expérimentation et surtout en diminuant le coût de ces expériences. Nous avons utilisé cette
méthode et tenté de la combiner aux méthodes plus anciennes (morphologie et morphométrie) :
le séquençage de l’ADN mitochondrial 16S a permis l’analyse du polymorphisme des séquences
et la construction d’arbres phylogénétiques pour quelques représentants de la famille des
Rajidae. Les résultats obtenus rejoignent dans la majorité des cas, ceux des techniques plus
anciennes : la position taxonomique de certaines raies à points est remise en question par nos
résultats et nécessite une revue critique.
Les études de type génético-moléculaire, permettent de contribuer d’une manière plus objective
à la caractérisation de la diversité génétique des différents taxons et à l’individualisation des
relations évolutives entre ces différents groupes. La gestion des ressources de pêche est
essentiellement basée sur des données bio-écologiques (variabilité morphologique, abondance,
reproduction…) ; la biologie moléculaire a tendance à jouer un rôle plus important dans la
gestion de ces ressources en permettant une identification certaine des espèces cibles et une
définition plus précise de notions comme l’unité de stock présente dans une région donnée et
donc de ses limites géographiques.
Nous avons tenté par ce travail, d’apporter une contribution à la systématique des Sélaciens en
mettant en évidence certaines difficultés, en éclaircissant quelques problèmes et en comblant
plusieurs lacunes.
Les listes faunistiques, la richesse spécifique, la diversité spécifique et la régularité ont été
analysées à l’échelle de la campagne ISTPM (1982) pour une espèce de requin démersal. Trois
engins de pêche (chaluts type Lofoten et GOV, trémail) ont été utilisés; les résultats montrent
que la sélectivité de ces engins sur le plan du nombre d’espèces et du spectre des biomasses
spécifiques capturées dépend du groupe d’espèces considérées. Cette information montre bien
que l’approche de la production d’une pêcherie ne peut être dissociée du mode d’exploitation.
Dans le cadre d'une collaboration dans le domaine de la biologie de la reproduction des
Chondrichthyens avec des spécialistes méditerranéens, nous avons bénéficié de données
R. montagui, R. asterias et R. brachyura. La raie bouclée (Raja clavata) porte fréquemment sur
son corps des épines très développées et montre de ce fait deux formes au sein de sa population.
Les caractères morphométriques ont fait l’objet d’une large analyse multidimensionnelle :
l’analyse en composantes principales sépare nettement les deux catégories de R. clavata mais
rapproche la catégorie sans boucles de R. asterias ; de même qu’elle rapproche R. montagui de
R. brachyura.
Une approche génétique a été également réalisée : la technique de systématique moléculaire
utilisée est basée sur la Polymérase Chain Reaction (PCR). L’automatisation des appareils
disponibles pour les laboratoires, facilite grandement ces techniques par la diminution du temps
d’expérimentation et surtout en diminuant le coût de ces expériences. Nous avons utilisé cette
méthode et tenté de la combiner aux méthodes plus anciennes (morphologie et morphométrie) :
le séquençage de l’ADN mitochondrial 16S a permis l’analyse du polymorphisme des séquences
et la construction d’arbres phylogénétiques pour quelques représentants de la famille des
Rajidae. Les résultats obtenus rejoignent dans la majorité des cas, ceux des techniques plus
anciennes : la position taxonomique de certaines raies à points est remise en question par nos
résultats et nécessite une revue critique.
Les études de type génético-moléculaire, permettent de contribuer d’une manière plus objective
à la caractérisation de la diversité génétique des différents taxons et à l’individualisation des
relations évolutives entre ces différents groupes. La gestion des ressources de pêche est
essentiellement basée sur des données bio-écologiques (variabilité morphologique, abondance,
reproduction…) ; la biologie moléculaire a tendance à jouer un rôle plus important dans la
gestion de ces ressources en permettant une identification certaine des espèces cibles et une
définition plus précise de notions comme l’unité de stock présente dans une région donnée et
donc de ses limites géographiques.
Nous avons tenté par ce travail, d’apporter une contribution à la systématique des Sélaciens en
mettant en évidence certaines difficultés, en éclaircissant quelques problèmes et en comblant
plusieurs lacunes.
Les listes faunistiques, la richesse spécifique, la diversité spécifique et la régularité ont été
analysées à l’échelle de la campagne ISTPM (1982) pour une espèce de requin démersal. Trois
engins de pêche (chaluts type Lofoten et GOV, trémail) ont été utilisés; les résultats montrent
que la sélectivité de ces engins sur le plan du nombre d’espèces et du spectre des biomasses
spécifiques capturées dépend du groupe d’espèces considérées. Cette information montre bien
que l’approche de la production d’une pêcherie ne peut être dissociée du mode d’exploitation.
Dans le cadre d'une collaboration dans le domaine de la biologie de la reproduction des
Chondrichthyens avec des spécialistes méditerranéens, nous avons bénéficié de données
