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recueillies dans ces régions. Ces données permettent de mieux comprendre le rôle dévolu à la
côte algérienne qui semblerait constituer une nourricerie pour ces animaux. Des informations
provenant de régions différentes mais adjacentes jouent un rôle fondamental dans la mise en
évidence des variations inter et intraspécifiques observées chez la plupart des espèces et en terme
ultime permettent de mieux appréhender l'impact des facteurs hydrobiologiques sur la biologie
des Chondrychtyens, phénomène encore mal élucidé. Des requins de taille petite ou moyenne se
sont établis dans certaines zones et se reproduisent. C’est le cas des représentants du genre
Carcharhinus qui colonisent la côte algérienne depuis peu. Le phénomène intéresse également
les Isuridae, le requin bleu (Prionace glauca) mais aussi des Triakidae dont l’émissole
(Mustelus) et le milandre (Galeorhinus galeus) sont des exemples intéressants. Les recherches et
observations sur la reproduction sont divisées en trois parties : sex-ratio, sexualité, cycle de
reproduction et fécondité. Le sex-ratio a été calculé en fonction de la taille et des saisons : les
résultats confirment, dans la majorité des cas que les mâles et les femelles vivent séparément et
se regroupent au moment de l’accouplement. Cette information est capitale pour une bonne
gestion des ressources : la connaissance des zones fréquentées par les deux catégories est un
préalable à toute étude d’exploitation, qui permettrait d’éviter la capture malheureusement
fréquente de femelles gravides. De même que l’accès facilité aux captures professionnelles,
permettrait un échantillonnage (étape laborieuse en ce qui concerne les pêches artisanales) plus
représentatif.
Une exploitation d'ensemble des données obtenues montre une abondance qualitative et
quantitative des Sélaciens dans les eaux marines du pays. Beaucoup d’espèces pélagiques et
démersales comme le requin bleu, le milandre, les aiguillats, les émissoles, les roussettes, les
torpilles, les pastenagues et les raies sont régulièrement capturées dans le bassin algérien. Toutes
ces espèces sont traditionnellement retrouvées sur les étals des marchés et sont assez bien
appréciées du consommateur. Gruber (1989) souligne qu'avec le développement alarmant de la
pêche industrielle à travers le monde et le déclin rapide des stocks de poissons, une pression de
pêche de plus en plus forte et inquiétante s'exerce sur les requins (de l’ordre de cinq cent mille
tonnes par an). Pour de nombreuses espèces, ce tribut resterait tolérable; pour le requin c'est une
contribution à sa disparition. Il devient donc indispensable d'établir des quotas et d'évaluer très
précisément les risques potentiels auxquels sont exposées les différentes espèces
d’Elasmobranches en général et de requins en particulier et ce à l'échelle mondiale.
L'estimation du niveau d'exploitation des stocks de requin commercialisés (pélagiques ou
démersaux) est approchée par l'analyse des cohortes de Jones (1983) et le modèle de Thompson
et Bell (1938). Les populations de requin choisies sont celles qui présentent un intérêt
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Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 248/390

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