Résultats et discussion
Etude des teneurs en composés phénoliques totaux
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Au sein de la station de Bou Ismaïl, les teneurs moyennes en phénols totaux dans les feuilles
intermédiaires sont supérieures à celles enregistrées au niveau des limbes des feuilles
adultes. Ceci est en accord avec les résultats obtenus par CARIELLO et ZANETTI (1979) ;
AGOSTINI et al. (1998) et DUMAY et al. (2004) qui constatent que la teneur en composés
phénoliques diminue avec l‟âge des feuilles chez Posidonia oceanica. Il en est de même
chez Zostera marina (HARRISON, 1982 ; RAVN et al., 1994). CARIELLO et ZANETTI
(1979) et DUMAY et al. (2004) suggèrent que les composés phénoliques seraient présents
dans les feuilles jeunes où le métabolisme est le plus actif, et particulièrement au niveau des
parties apicales. Par ailleurs, c‟est dans les feuilles – siège de la photosynthèse – que le
processus de biosynthèse des composés phénoliques est le plus intense (FERRAT, 2001).
Tandis qu‟au niveau de la station de Kouali, ce sont les bases, parties non chlorophylliennes,
qui concentrent plus de composés phénoliques que les feuilles. En outre, la teneur moyenne
en composés phénoliques des bases est significativement plus importante qu‟à Bou Ismaïl.
L‟origine probable de cette variation est le pouvoir de chélation des phénols avec les métaux
lourds (WATREMAN et MOLE 1994). Une étude portant sur le dosage des métaux lourds
chez Posidonia oceanica au niveau de ces deux sites, réalisée par AMAROUCHE (2005), a
révélé des concentrations moyennes en mercure dans les bases à Bou Ismaïl supérieures à
celles mesurées à Kouali. FERRAT (2001) a noté la même tendance avec des teneurs dans
les bases moins importantes au niveau d‟un site soumis à des apports industriels, riches en
mercure, que celles mesurées au niveau d‟un site de référence. Cet auteur suggère que les
composés phénoliques seraient des biomarqueurs négatifs de la qualité des eaux, ou bien ils
sont complexés au mercure et deviennent alors indétectables par leur méthode de mesure.
L‟étude des variations saisonnières a montré que les concentrations en composés
phénoliques totaux ne varient pas de manière significative au niveau des deux stations, à
l‟exception de celles des feuilles intermédiaires provenant de Bou Ismaïl. Selon les données
de la littérature, ces variations peuvent être soit significatives pour l‟ensemble des tissus de
Posidonia oceanica (FERRAT, 2001), ou bien seulement pour les feuilles adultes (DUMAY
et al., 2004) ; enfin, certains auteurs n‟observent pas de variations significatives au cours de
l‟année (AGOSTINI et al., 1998). RAGAN et GLOMBITZA (1986) suggèrent que les
variations saisonnières des teneurs en composés phénoliques seraient plus fortement
corrélées avec les paramètres environnementaux locaux, régionaux, qu'avec les mois de
l'année eux-mêmes. Quant à VERGEER et al. (1995), ils lient ces variations saisonnières
aux variations de la température : les teneurs en composés phénoliques baissent lorsque les
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Contribution à l\'étude des variations des teneurs en composés phénoliques chez la Magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L.) Delile - 54/78

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