Résultats et discussion
Etude des teneurs en composés phénoliques totaux
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températures sont élevées. Le pic hivernal enregistré dans les feuilles intermédiaires au sein
de la station de Bou Ismaïl est également noté au niveau des stations superficielles au sein de
ces deux sites (BOUMAZA, sous-presse). Ces résultats sont en accord avec ceux relevés par
FERRAT (2001), DUMAY et al. (2004) qui enregistrent des teneurs en composés
phénoliques élevées en automne/hiver au niveau des feuilles et des bases. En effet, le cycle
annuel de Posidonia oceanica est caractérisé par une période automne/hiver durant laquelle
l‟azote disponible excède la demande nécessaire à la croissance ; il en résulte un stockage,
dans les tissus, des réserves superflues, comme les métabolites secondaires (INVERS et al.,
2002). Tandis qu‟à la période printemps/été, la demande excède la disponibilité de l‟azote
dans le milieu, d‟où une mobilisation des réserves (ALCOVERRO et al., 1995 ; 2001 ;
INVERS et al., 2004). Par ailleurs, en termes de stratégie d‟allocation d‟énergie, au
printemps et en été, les plantes allouent plus d‟énergie pour la croissance et de ce fait moins
pour la synthèse de métabolites secondaires (YATES et PECKOL, 1993). Quant à RAVN et
al. (1994) et RAVN et al. (1989), ils ont noté une concentration élevée en composés
phénoliques en hiver chez Zostera marina et l‟expliquent par l‟action de l‟hydrodynamisme
importante en cette période de l‟année, qui induit des dommages physiques aux feuilles.
Par ailleurs, la biosynthèse des composés phénoliques, sur un cycle annuel, ne semble pas
induite par l‟épiphytisme des feuilles ou par le broutage. La teneur en phénols totaux des
limbes des feuilles adultes et intermédiaires est corrélée de façon négative à la biomasse des
épiphytes et au Coefficient A de Giraud (BOUMAZA, sous presse). En effet, les teneurs les
plus élevées en phénols totaux enregistrées au niveau des différents types de feuilles
correspondent aux feuilles les moins épiphytées et les moins broutées. Il apparaît donc que
les composés phénoliques joueraient un rôle dans la défense chimique de Posidonia
oceanica contre les brouteurs et les épiphytes. Par ailleurs, HEMMI et al. (2005) et LEONI
et al. (2007) précisent que l‟augmentation de la biomasse des épiphytes suite au processus
d'eutrophisation, en termes d'enrichissement nutritif, n'a pas un effet direct sur la production
des composés phénoliques. En outre, selon KORPINEN et al. (2007), l‟envahissement des
feuilles par les épiphytes induit une diminution de l‟intensité lumineuse à la surface des
feuilles et donc de la photosynthèse. Les concentrations en carbohydrates diminuent et par
conséquent celles des composés phénoliques également, dans la mesure où les carbohydrates
sont à l‟origine de leur synthèse (WATERMAN et MOLE, 1994).
Le rôle des composés phénoliques dans la lutte des végétaux marins contre les herbivores est
ambigu : certains auteurs démontrent que les composés phénoliques sont des composés de
Etude des teneurs en composés phénoliques totaux
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températures sont élevées. Le pic hivernal enregistré dans les feuilles intermédiaires au sein
de la station de Bou Ismaïl est également noté au niveau des stations superficielles au sein de
ces deux sites (BOUMAZA, sous-presse). Ces résultats sont en accord avec ceux relevés par
FERRAT (2001), DUMAY et al. (2004) qui enregistrent des teneurs en composés
phénoliques élevées en automne/hiver au niveau des feuilles et des bases. En effet, le cycle
annuel de Posidonia oceanica est caractérisé par une période automne/hiver durant laquelle
l‟azote disponible excède la demande nécessaire à la croissance ; il en résulte un stockage,
dans les tissus, des réserves superflues, comme les métabolites secondaires (INVERS et al.,
2002). Tandis qu‟à la période printemps/été, la demande excède la disponibilité de l‟azote
dans le milieu, d‟où une mobilisation des réserves (ALCOVERRO et al., 1995 ; 2001 ;
INVERS et al., 2004). Par ailleurs, en termes de stratégie d‟allocation d‟énergie, au
printemps et en été, les plantes allouent plus d‟énergie pour la croissance et de ce fait moins
pour la synthèse de métabolites secondaires (YATES et PECKOL, 1993). Quant à RAVN et
al. (1994) et RAVN et al. (1989), ils ont noté une concentration élevée en composés
phénoliques en hiver chez Zostera marina et l‟expliquent par l‟action de l‟hydrodynamisme
importante en cette période de l‟année, qui induit des dommages physiques aux feuilles.
Par ailleurs, la biosynthèse des composés phénoliques, sur un cycle annuel, ne semble pas
induite par l‟épiphytisme des feuilles ou par le broutage. La teneur en phénols totaux des
limbes des feuilles adultes et intermédiaires est corrélée de façon négative à la biomasse des
épiphytes et au Coefficient A de Giraud (BOUMAZA, sous presse). En effet, les teneurs les
plus élevées en phénols totaux enregistrées au niveau des différents types de feuilles
correspondent aux feuilles les moins épiphytées et les moins broutées. Il apparaît donc que
les composés phénoliques joueraient un rôle dans la défense chimique de Posidonia
oceanica contre les brouteurs et les épiphytes. Par ailleurs, HEMMI et al. (2005) et LEONI
et al. (2007) précisent que l‟augmentation de la biomasse des épiphytes suite au processus
d'eutrophisation, en termes d'enrichissement nutritif, n'a pas un effet direct sur la production
des composés phénoliques. En outre, selon KORPINEN et al. (2007), l‟envahissement des
feuilles par les épiphytes induit une diminution de l‟intensité lumineuse à la surface des
feuilles et donc de la photosynthèse. Les concentrations en carbohydrates diminuent et par
conséquent celles des composés phénoliques également, dans la mesure où les carbohydrates
sont à l‟origine de leur synthèse (WATERMAN et MOLE, 1994).
Le rôle des composés phénoliques dans la lutte des végétaux marins contre les herbivores est
ambigu : certains auteurs démontrent que les composés phénoliques sont des composés de
