Généralités
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groupes hydroxyles, libres ou engagés dans une autre fonction : éther, ester, hétéroside
(WATERMAN et MOLE, 1994). L‟une des propriétés importantes des groupements
hydroxyles phénoliques est leur acidité, qui leur confère un pouvoir de chélation des métaux, un
rôle d'antioxydant, propriété sur laquelle est basé leur dosage (RIBEREAU-GAYON et
PEYNAUD, 1968 ; WATERMAN et MOLE, 1994). D‟un point de vue biosynthétique, la
majeur partie des composés phénoliques des Magnoliophytes marines est constituée de la
famille des Phénylpropanoïdes (ARNOLD et TARGET, 2002), qui dérivent d‟un acide aminé
aromatique, la phénylalanine, issu du métabolisme primaire, par la voie du shikimate
(ARNOLD et TARGET, 2002 ; MACHEIX et al., 2005). La désamination de cet acide aminé
par une enzyme clé, la phénylalanine ammonia-lyase (PAL), conduit à la formation des acides
cinnamique et p-coumarique, desquels dérivent des composés phénoliques plus complexes
(SEIGLER, 1998) (Figure 3). La PAL est soumise à de nombreux contrôles endogènes
(phytohormones) et exogènes (lumière, température, agent pathogène) (MEYER et al., 2004).
Les Magnoliophytes marines sont riches en divers composés phénoliques, depuis les simples
acides phénoliques jusqu‟aux grands polymères que sont les tannins condensés et les lignines
(ZAPATA et MC MILLAN, 1979 ; ARNOLD et TARGET, 2002). Les acides phénoliques
constituent la part la plus importante dans la mesure où ils représentent 50% des composés
phénoliques mesurés (VERGEER et al., 1995). Néanmoins, cette proportion varie beaucoup
en fonction de la population, de l‟espèce et du tissu considéré (ARNOLD et TARGET, 2002).
Chez Posidonia oceanica, un total de 24 acides phénoliques est identifié (CARIELLO et
ZANETTI, 1979 ; CARIELLO et al., 1979 ; CUNY et al., 1995 ; AGOSTINI et al., 1998 ;
FERRAT et al., 2001 ; DUMAY et al., 2004) ainsi que divers flavonoïdes (CANNAC et al.,
2006). Posidonia oceanica renferme des cellules à tannin spécialisées dans la production de
composés phénoliques (CARRIELLO et ZANETTI, 1979 ; PELLEGRINI et PELLEGRINI,
1992 ; 1993). L‟élaboration des cellules à tannin semble être influencée dans certains cas par
des facteurs externes telle la pollution (PERGENT, 1988 ; HAMOUL et MOKEDDEM,
2002) et lors de la compétition de Posidonia oceanica avec les algues invasives Caulerpa
taxifolia et Caulerpa racemosa (CUNY et al., 1994 ; DE VILLELE et VERLAQUE, 1995 ;
DUMAY et al., 2004). Par ailleurs, CUNY et al. (1994) et DE VILLELE et VERLAQUE
(1995) ont mis en évidence une corrélation entre le nombre de cellules à tannin et la teneur en
composés phénoliques au niveau des feuilles de Posidonia oceanica.
Les potentialités des composés phénoliques à servir de défense chimique sont abondamment
décrites chez les algues brunes. En effet, elles produisent une quantité importante de
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groupes hydroxyles, libres ou engagés dans une autre fonction : éther, ester, hétéroside
(WATERMAN et MOLE, 1994). L‟une des propriétés importantes des groupements
hydroxyles phénoliques est leur acidité, qui leur confère un pouvoir de chélation des métaux, un
rôle d'antioxydant, propriété sur laquelle est basé leur dosage (RIBEREAU-GAYON et
PEYNAUD, 1968 ; WATERMAN et MOLE, 1994). D‟un point de vue biosynthétique, la
majeur partie des composés phénoliques des Magnoliophytes marines est constituée de la
famille des Phénylpropanoïdes (ARNOLD et TARGET, 2002), qui dérivent d‟un acide aminé
aromatique, la phénylalanine, issu du métabolisme primaire, par la voie du shikimate
(ARNOLD et TARGET, 2002 ; MACHEIX et al., 2005). La désamination de cet acide aminé
par une enzyme clé, la phénylalanine ammonia-lyase (PAL), conduit à la formation des acides
cinnamique et p-coumarique, desquels dérivent des composés phénoliques plus complexes
(SEIGLER, 1998) (Figure 3). La PAL est soumise à de nombreux contrôles endogènes
(phytohormones) et exogènes (lumière, température, agent pathogène) (MEYER et al., 2004).
Les Magnoliophytes marines sont riches en divers composés phénoliques, depuis les simples
acides phénoliques jusqu‟aux grands polymères que sont les tannins condensés et les lignines
(ZAPATA et MC MILLAN, 1979 ; ARNOLD et TARGET, 2002). Les acides phénoliques
constituent la part la plus importante dans la mesure où ils représentent 50% des composés
phénoliques mesurés (VERGEER et al., 1995). Néanmoins, cette proportion varie beaucoup
en fonction de la population, de l‟espèce et du tissu considéré (ARNOLD et TARGET, 2002).
Chez Posidonia oceanica, un total de 24 acides phénoliques est identifié (CARIELLO et
ZANETTI, 1979 ; CARIELLO et al., 1979 ; CUNY et al., 1995 ; AGOSTINI et al., 1998 ;
FERRAT et al., 2001 ; DUMAY et al., 2004) ainsi que divers flavonoïdes (CANNAC et al.,
2006). Posidonia oceanica renferme des cellules à tannin spécialisées dans la production de
composés phénoliques (CARRIELLO et ZANETTI, 1979 ; PELLEGRINI et PELLEGRINI,
1992 ; 1993). L‟élaboration des cellules à tannin semble être influencée dans certains cas par
des facteurs externes telle la pollution (PERGENT, 1988 ; HAMOUL et MOKEDDEM,
2002) et lors de la compétition de Posidonia oceanica avec les algues invasives Caulerpa
taxifolia et Caulerpa racemosa (CUNY et al., 1994 ; DE VILLELE et VERLAQUE, 1995 ;
DUMAY et al., 2004). Par ailleurs, CUNY et al. (1994) et DE VILLELE et VERLAQUE
(1995) ont mis en évidence une corrélation entre le nombre de cellules à tannin et la teneur en
composés phénoliques au niveau des feuilles de Posidonia oceanica.
Les potentialités des composés phénoliques à servir de défense chimique sont abondamment
décrites chez les algues brunes. En effet, elles produisent une quantité importante de
