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saharienne, estimé à 12,5 t.km
-2 .an
-1 , cet apport ne constitue pas une source significative de
phosphate en Méditerranée occidentale.
Bien que le cycle saisonnier de phosphate de surface, avec un maximum en hiver et un minimum
en été, soit relativement bien marqué (Hamaoui, 2006), les concentrations demeurent inférieures
à 0,25 µmol/l.
Lors de la campagne « SEMAPHORE » en 1994, Béthoux et al., (1998) ont montré que les
profils de phosphate, nitrate et silicate correspondent aux 3 types d’eaux majeurs du bassin ; les
eaux de surface, les eaux intermédiaires et les eaux profondes et présentent une augmentation de
la concentration en fonction de la profondeur. Les valeurs maximales, correspondant à la
reminéralisation de la matière organique, se trouvent aux profondeurs intermédiaires. A partir de
là, les concentrations se stabilisent autour d’une moyenne de 8,2 µM pour l’azote et le silicate et
et 0,39 µM pour le phosphate. (Béthoux et al, 1998 ; Moutin et Raimbault, 2002).
Les concentrations en phosphate et en nitrate ont augmenté de 0,5 % par an dans les eaux de
fond depuis les années 60. Au contraire, les silicates sont restés constants. Cette augmentation
est due à l’augmentation des apports anthropiques atmosphériques et terrestres (Béthoux et al,
1998).
Les profils, (figure 10), montrent une augmentation des sels nutritifs avec la profondeur :
- Entre 0 et 150 m, les concentrations de NO 3
- et PO 4
3- sont voisines de 0 augmentent
jusqu'à atteindre des maximums dans les eaux intermédiaires entre 500 et 700 m.
- De 700 m au fond, les concentrations des nitrates et phosphate sont quasi-constantes, les
silicates augmentent graduellement de la surface au fond par redissolution de la silice
biogénique.
1.3.5. Production primaire :
Dans le bassin occidental, la nouvelle production est plus forte que dans le bassin oriental.
C’est le résultat de la proximité du flux atlantique entrant, un plus fort apport de surface et un
fort mélange vertical des masses d’eau durant la formation d’eaux denses en hiver. Des
estimations de la nouvelle production basées sur l’apport en phosphate par le détroit de Gibraltar
et le détroit de Sicile sont de 6 g C m.
-2 .an
-1 pour le bassin oriental et 13-24 g C m.
-2 .an
-1 dans le
bassin occidental (Béthoux et al, 1999, Moutin et Raimbault, 2002).
Le ƒ ratio (Nouvelle production / Production totale) calculé au cours d’une campagne au sein
du bassin algéro-provençal est faible ; entre 0,05 et 0,15. Ces valeurs montrent une variabilité
spatiale de l’oligotrophie de la Méditerranée (Béthoux, 1998).
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