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Figure 10 : Profil des Nitrates, phosphates, et silicates dans le bassin algérien à la station
40° N et 06° E lors de la campagne SEMAPHORE 94 (Béthoux et al, 1998).
La fertilité potentielle du bassin algérien est estimée à 9 g C m.
-2 .an
-1 , par rapport au
phosphore disponible. Boujdakdji, (2008), a montré, lors d’une étude sur les sels nutritifs dans le
bassin algérien depuis les années 50 jusqu’aux années 90, que les années 80 étaient les plus
fertiles, probablement parce que les apports éoliens ont été plus importants ces années là. Cette
fertilité pourrait également être liée aux mouvements verticaux dans la mer d’Alboran (Béthoux,
1981). Le phytoplancton présent dans la couche euphotique montre une variabilité spécifique.
Comme le montrent Marty et al., (2002), une succession saisonnière des espèces, relative aux
conditions hydrodynamiques et nutritives du milieu, est mise en évidence. Ainsi, les diatomées
sont les espèces dominantes en hiver lorsque le mélange des masses d’eau favorise la remontée
des sels nutritifs, suivent ensuite les dinoflagellés, alors qu’en période de stratification des eaux,
la dominance est aux cyanobactéries et aux prochlorophytes. De même, la disponibilité de tel ou
tel sel nutritif contrôle la dominance des espèces présentes comme la croissance des espèces non
siliceuses qui se fait lorsque l’apport du Si est limité (Bartoli et al, 2005).
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