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1.3.4. Les sels nutritifs:
La Méditerranée est considérée comme une zone oligotrophe. Ceci peut être expliqué par
le fait que le flux d’eau atlantique de surface est plus ou moins dépourvu de sels nutritifs. De
plus et, mis à part l’apport des activités humaines, la source la plus importante de sels nutritifs
vient respectivement, des apports terrigènes, dépôts secs et humides, et poussières sahariennes.
L’oligotrophie est plus marquée dans le bassin oriental que dans le bassin occidental où les
concentrations en nitrate et en phosphate dans les eaux de fond sont environ de moitié de celles
enregistrées dans le bassin occidental indiquant un taux de flux de surface entrant plus faible
(Béthoux et al, 1999).
Même si le bassin algérien est, comme toute la Méditerranée occidentale, considéré comme
une zone oligotrophe, Boudjakdji (2008), a démontré que le bassin algérien, lors des décennies,
50-60-70 jusqu’aux années 90, présente des teneurs en nitrate et phosphate plus élevées que dans
le bassin liguro-provençal. Les phosphates sont principalement charriés par les apports fluviaux
et l’apport en azote est principalement fait par les apports riverains et atmosphériques (Béthoux
et al, 1998). Le rapport élémentaire N/P est de 20- 22 ce qui est plus grand que celui de 16 dans
l’océan mondial (Redfield et al., 1963). Ceci est dû soit à la fixation de l’azote moléculaire
atmosphérique par les cyanophycées, la présence des herbiers à Posidonie dont le rapport N/P est
égal à environ 39 ou par l’adsorption du phosphate sur les particules solides (Béthoux et al 1998,
Béthoux et al, 1999, Moutin et Raimbault, 2002). Dans le bassin algérien, Le rapport N/P est de
l’ordre de 19 en moyenne avec une forte variation saisonnière entre l’hiver et l’été en surface et
le rapport Si/N est inférieur ou égal à 1 (Boudjakdji, 2008). Les fortes valeurs de N/P, font que le
phosphate est le sel nutritif le plus limitant en Méditerranée, surtout en période de stratification
des eaux de surface.
Dans le bassin occidental les apports fluviaux annuels globaux sont de 730000 tonnes d’azote,
auxquelles s’ajoutent 480000 par voie atmosphérique et 259000 tonnes de phosphore d’origine
fluviatile et 125000 tonnes apportées par les pluies (Lacaze, 1996).
L’eau atlantique et les apports fluviaux contribuent à 90 % des apports en P en zones côtières,
les 10 % restant sont d’origine atmosphérique. En revanche, dans les zones du large, où les eaux
de surface sont isolées du fond par le gardien thermique, les apports atmosphériques de P
semblent plus importants (Migon et al, 2001).
La Méditerranée reçoit le plus haut taux de dépôt éolien dans le monde (Guerzoni et al. in
Migon et al, 2001). Une étude a montré que malgré un fort taux de dépôt de poussière
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Contribution à l\'étude du cycle du carbone dans le bassin algérien - 32/95

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