Chapitre I
Généralités
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(Ammonification) NH 4
+ + 3/2 O 2
NO 2
- + 2H + 2H2O
(Nitrosation) NO2
-
+
1
/2 O2
NO3
- (Nitratation)
Ils ne présentent qu’un stade intermédiaire et sont facilement oxydés en nitrate, leur
présence en mer est donc rare et faible en quantité (Rejsek, 2002). En effet, les concentrations
des nitrites connaissent des variations saisonnières, entre 0,5 et 1 µmole/l en hiver et peuvent
atteindre des valeurs très faibles en été (< 0,01μ mol/l) suite au développement du
phytoplancton (Aminot et Chaussepied, 1983).
I.3. 4. 3.2.2. Les phosphates
Le phosphore dans l’eau de mer existe sous forme dissoute et particulaire, organique
(les phospholipides, ADN, ARN, ATP) et inorganique représentée essentiellement par les ions
orthophosphates qui se trouvent sous les formes de PO4
3- (10%), HPO4
2- (90%)
et H 2 PO 4
- (< 1%) (Aminot et Chaussepied, 1983). Ces différentes formes sont issues de la
dissociation de l’acide orthophosphorique.
A l’état d’équilibre, le phosphate se trouve avec des teneurs assez faibles en surface (0
à 1 μ mole/l) à cause de sa consommation par le phytoplancton (bloom printanier) (CopinMontégut, 1996).
Il est présent comme l'azote dans tout l'environnement naturel. Les fortes
concentrations suite à l'enrichissement d'origine domestique ou agricole peuvent provoquer le
phénomène d'eutrophisation (OMS, 1977).
Au niveau des zones portuaires, sa concentration est très importante et peut augmenter
de plusieurs centaines de µmoles/l (Aubert et al., 1983).
I.3. 4. 3.2.3. La silice dissoute
Le silicium est un élément nutritif, car il entre dans la composition des squelettes de
certaines espèces phytoplanctoniques (diatomées, radiolaires…). A pH moyen de l’eau de mer
(≈ 8.2), le silicium dissous se trouve à 95 % sous les formes d’acide orthosilicique (Si(OH) 4)
dont 5% sont ionisés sous forme de (Si (OH)
-
3 ) (Aminot et Chaussepied, 1983).
La distribution verticale de l’acide silicique diffère de celle du phosphore ou de
l’azote. Les concentrations augmentent lentement avec la profondeur pour atteindre
généralement leur maximum au fond (Guy, 2006).
Les teneurs de l'eau en silice fluctuent en fonction des saisons. Au printemps, après les
blooms phytoplanctoniques, les concentrations dans la zone euphotique sont très faibles ou
presque nulles (Aminot et Chaussepied, 1983).
En revanche, elles augmentent à proximité des côtes et estuaires où les apports en eau
douce riche en silice sont considérables. On y trouve des concentrations de l'ordre de 150
µmoles/1 dans les eaux profondes.
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