Chapitre I
Généralités
10
b) Sources internes
La plus importante est l'activité biologique comprenant toutes les réactions
biochimiques et autres (oxydation et dégradation), ayant lieu au niveau de la colonne d'eau.
Dans les zones oligotrophes, on note une diminution de concentration des sels
nutritifs, ce sont des zones de faibles productions. Cela est le résultat selon (Minas et al.,
1993) de la décomposition de la matière organique produite.
L'excrétion des niveaux trophiques supérieurs, ou encore la minéralisation bactérienne,
sont des sources d'ammonium. En infimes quantités, les sédiments peuvent aussi rediffuser les
sels nutritifs qui y sont immergés (Jacques et Treguer, 1986).
I.3. 4. 3.2. Différentes formes de sels nutritifs
I.3. 4. 3.2.1. L'Azote
L’azote est un élément essentiel des structures vivantes, il est prélevé dans
l'atmosphère par certaines bactéries capables de le fixer directement. Il existe sous trois
formes essentielles selon le degré d'oxydation :
Nitrates (NO 3
- ), nitrites (NO 2
- ), ammonium (NH
+
4 ), ainsi que l'urée ou les acides aminés. Ce
sont les formes d'azote utilisables par le phytoplancton (Copin –Montégut, 1996).
a) Azote ammoniacal NH
+
4
Dans l’eau, l’azote réduit, soluble se retrouve sous deux formes : L’ion ammonium
(NH
+
4 ) et la forme non ionisée qu’on appelle ammoniaque (NH 3 ) (Gaujous, 1995).
En fonction de la forme sous laquelle est présent l'azote dans l'eau, la photosynthèse
mettra en jeu des réactions enzymatiques différentes, l'ammonium (NH
+
4) se trouve être la
forme la plus rentable énergiquement (Jacques et Treguer, 1986). Cet ammonium est issu
de la dégradation de l'azote organique par les bactéries.
Dans les eaux marines, 1 'azote ammoniacal se trouve à des concentrations inferieures
à 1µmole/1. Les eaux profondes ne contiennent pas d'ammonium, celui ci ayant été oxydé en
nitrite puis en nitrate.
Il est prédominant dans les estuaires, de même qu'il est considéré comme étant un bon
traceur de pollution urbaine, vu ses concentrations élevées à proximité des émissaires urbains
qui peuvent atteindre jusqu'a plusieurs centaines de micromoles par litre (Aminot et
chaussepied, 1983).
b) Nitrates NO3
-
Les nitrates sont une forme oxydée stable de l’azote en solution aqueuse et c’est la
forme la plus répandue dans l’océan (65% du stock de l’azote). L'azote nitrique est issu de
l'oxydation des nitrites par des bactéries (Nitrobacter).
Dans les estuaires où la salinité est faible et les apports terrigènes sont importants, les
teneurs augmentent et peuvent atteindre jusqu'a plusieurs centaines de µmoles/1.
Une augmentation considérable des concentrations en nitrates sont observées dans
l'ensemble des ports. Ainsi la concentration en nitrate, dont le taux moyen hors du port est de
28µg/1, augmentent de 280 % à 1 'intérieur des zones endiguées en présence de rejets.
Cette valeur atteint même 445 % du taux marin normal dans les aires portuaires
stagnantes (Aubert et a1., 1972).
c) Nitrites NO 2
-
Les nitrites NO2
- constituent une étape importante dans la métabolisation des
composés azotés. Ils s’insèrent dans le cycle de l’azote entre l’ammoniac et les nitrates. Leur
présence est due, soit à l’oxydation bactérienne de l’ammoniac, soit à la réduction des
nitrates, suivant les réactions ci-dessous :
Généralités
10
b) Sources internes
La plus importante est l'activité biologique comprenant toutes les réactions
biochimiques et autres (oxydation et dégradation), ayant lieu au niveau de la colonne d'eau.
Dans les zones oligotrophes, on note une diminution de concentration des sels
nutritifs, ce sont des zones de faibles productions. Cela est le résultat selon (Minas et al.,
1993) de la décomposition de la matière organique produite.
L'excrétion des niveaux trophiques supérieurs, ou encore la minéralisation bactérienne,
sont des sources d'ammonium. En infimes quantités, les sédiments peuvent aussi rediffuser les
sels nutritifs qui y sont immergés (Jacques et Treguer, 1986).
I.3. 4. 3.2. Différentes formes de sels nutritifs
I.3. 4. 3.2.1. L'Azote
L’azote est un élément essentiel des structures vivantes, il est prélevé dans
l'atmosphère par certaines bactéries capables de le fixer directement. Il existe sous trois
formes essentielles selon le degré d'oxydation :
Nitrates (NO 3
- ), nitrites (NO 2
- ), ammonium (NH
+
4 ), ainsi que l'urée ou les acides aminés. Ce
sont les formes d'azote utilisables par le phytoplancton (Copin –Montégut, 1996).
a) Azote ammoniacal NH
+
4
Dans l’eau, l’azote réduit, soluble se retrouve sous deux formes : L’ion ammonium
(NH
+
4 ) et la forme non ionisée qu’on appelle ammoniaque (NH 3 ) (Gaujous, 1995).
En fonction de la forme sous laquelle est présent l'azote dans l'eau, la photosynthèse
mettra en jeu des réactions enzymatiques différentes, l'ammonium (NH
+
4) se trouve être la
forme la plus rentable énergiquement (Jacques et Treguer, 1986). Cet ammonium est issu
de la dégradation de l'azote organique par les bactéries.
Dans les eaux marines, 1 'azote ammoniacal se trouve à des concentrations inferieures
à 1µmole/1. Les eaux profondes ne contiennent pas d'ammonium, celui ci ayant été oxydé en
nitrite puis en nitrate.
Il est prédominant dans les estuaires, de même qu'il est considéré comme étant un bon
traceur de pollution urbaine, vu ses concentrations élevées à proximité des émissaires urbains
qui peuvent atteindre jusqu'a plusieurs centaines de micromoles par litre (Aminot et
chaussepied, 1983).
b) Nitrates NO3
-
Les nitrates sont une forme oxydée stable de l’azote en solution aqueuse et c’est la
forme la plus répandue dans l’océan (65% du stock de l’azote). L'azote nitrique est issu de
l'oxydation des nitrites par des bactéries (Nitrobacter).
Dans les estuaires où la salinité est faible et les apports terrigènes sont importants, les
teneurs augmentent et peuvent atteindre jusqu'a plusieurs centaines de µmoles/1.
Une augmentation considérable des concentrations en nitrates sont observées dans
l'ensemble des ports. Ainsi la concentration en nitrate, dont le taux moyen hors du port est de
28µg/1, augmentent de 280 % à 1 'intérieur des zones endiguées en présence de rejets.
Cette valeur atteint même 445 % du taux marin normal dans les aires portuaires
stagnantes (Aubert et a1., 1972).
c) Nitrites NO 2
-
Les nitrites NO2
- constituent une étape importante dans la métabolisation des
composés azotés. Ils s’insèrent dans le cycle de l’azote entre l’ammoniac et les nitrates. Leur
présence est due, soit à l’oxydation bactérienne de l’ammoniac, soit à la réduction des
nitrates, suivant les réactions ci-dessous :
