Chapitre I
Généralités
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la contamination des eaux et des fruits de mer. La plupart des vibrions sont d’origine marine,
ils ne se multiplient qu’en présence de NaCl. On distingue une trentaine d’espèces différentes,
les plus importantes qui sont réputées pathogènes pour l’homme sont : V. parahaemolyticus,
V. cholerae et V. vulnificus (Singleton et Sainsbury, 1984).
I.3. 2.2.3. Les Staphylocoques
Ces bactéries appartiennent à la famille des Micrococcaceae, Ce sont des cocci à Gram
positif arrangés en paires, en tétrades ou en grappes. Ils sont immobiles, aérobies ou
anaérobies facultatifs, asporulés et catalases positives. Il existe de nombreuses espèces
commensales de l’homme ; mais certaines sont potentiellement pathogènes. En effet, dans
certaines conditions de fragilisation des défenses naturelles, elles peuvent provoquer diverses
infections de gravité variable. Présents dans l’eau en particulier dans les piscines
Staphylococcus aureus est responsable d’affections cutanées et d’intoxications (Gaujous,
1995, Ramade, 1999, et Rodier et al., 2005).
L’espèce Staphylococcus aureus ou « staphylocoque doré » possède toutes ces
caractéristiques, ajoutant à cela qu’elle est coagulase positive. Elle revêt plus d’intérêt quant à
la pollution des eaux littorales et des fruits de mer.
Il est à noter que les staphylocoques sont ubiquistes, très largement distribués dans
l’environnement. Deux autres espèces : S. epidermidis et S. saprophyticus, sont assez
fréquemment rencontrées dans l’eau, mais leur pouvoir pathogène est moins important
(Leclerc et al., 1995).
I.3. 2.2.4. Les Clostridiums sulfito-réducteurs
Ce sont des Bacilles Gram positif, anaérobies, sporulants, mobiles par ciliatures
péritriches, ne possèdent aucun caractère halophile préférentiel particulier (Brisou et Denis,
1980).
Les Clostridiums sont recherchés dans l’eau comme témoins de contaminations
fécales fréquentes et très résistantes, mais leur spécificité est discutable car il existe des
Clostridiums d’origine tellurique (Gaujous, 1995).
Les toxines produites par ces bactéries, qui ne sont généralement pas détruites par les
enzymes du système digestif, provoquent de violentes douleurs abdominales accompagnées
de vomissements et attaquent le système nerveux central en bloquant l’influx nerveux.
I.3. 2.3. Les champignons « mycètes »
I.3. 2.3.1. Les moisissures
Ce sont des thalles constitués de longs filaments de cellules reliées les unes aux autres,
qu’on appelle les hyphes. Les moisissures sont capables de vivre dans des habitats où ne
peuvent survivre des bactéries grâce à la rigidité des hyphes qui contiennent de la chitine.
Quand les conditions du milieu le permettent, les hyphes grandissent pour former une masse
filamenteuse « mycélium » visible à l’œil nu (Hart et Shears, 1999 et Gérard et al., 2003).
I.3. 2.3.2. Les levures
Ce sont des mycètes unicellulaires, non filamenteux qui sont généralement sphériques
ou ovales. Comme les moisissures, les levures sont très répandues dans la nature, elles se
présentent souvent sous forme de poudre blanche.
Une cellule mère de levure se reproduit par bourgeonnement et est capable de
croissance anaérobies facultative (Hart et Shears, 1999 et Gérard et al., 2003).
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