Chapitre I
Généralités
6
I.3. 3. Autres paramètre biologiques
I.3. 3. 1. La chlorophylle
La chlorophylle est un pigment indispensable à la photosynthèse. Sa présence dans
tous les organismes végétaux, associée à l’énergie solaire, lui permet de synthétiser ses
propres matières organiques carbonées à partir du carbone minéral. Dans les milieux
aquatiques, les algues possèdent une diversité de pigments dont les plus importants sont les
chlorophylles a, b, c 1 , c 2 et d. La chlorophylle a est le pigment photosynthétique principal du
phytoplancton qui est considéré comme étant un bon indicateur de la santé de l'océan et de
son niveau de productivité et de la biomasse phytoplanctonique (Aminot et Chaussepied,
1983).
I.3. 3. 2. Les phéopigments
Dans les milieux strictement marins, les phéopigments résultent du broutage et de la
dégradation des cellules et, par conséquent, ne sont pas physiologiquement actifs.
La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytolanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport a la
chlorophylle a, plus les cellules algales sont vielles, dégradées ou broutées par le zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes
en eaux estuariennes turbides. (Aminot et Kérouel , 2004).
I.3. 4. Polluants chimiques
I.3. 4. 1. Les métaux lourds
I.3. 4. 1.1. Définition et classification des métaux
On appelle en général métaux lourds les éléments métalliques naturels, métaux ou
dans certains cas métalloïdes caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5
grammes par cm
3
. L’appellation métaux lourds est cependant une appellation courante qui n’a
ni fondement scientifique, ni application juridique (Miquel, 2001).
Les métaux lourds sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, mais
en général en quantités très faibles (Nriagu, 1989 et 1990; Blackmore, 1998; De Wolf et al.,
2001 in El Namr et al.,2006).
Dans l’eau de mer, les métaux peuvent se trouver à l’état ionique, dissous, en
complexes colloïdaux, organométalliques ou adsorbés sur le matériel particulaire organique
ou inorganique. Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus
biologiques (oligo-éléments), nombre d’entre eux peuvent s’avérer contaminants pour
diverses formes de vie, lorsque leur concentration dépasse un seuil, lui-même fonction de
l’état physico-chimique (spéciation) de l’élément considéré (Taieb Errahmani, 2009).
I.3. 4. 1.2. Origine des métaux dans l’environnement marin
Les métaux traces sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, à la
fois parce qu’ils sont naturellement présents (sources naturelles) ou parce que certaines
activités de l’homme favorisent leur dispersion (source anthropique).
Origine naturelle
L’altération et le lessivage des roches terrestres contenant les métaux sous
forme de trace ou concentrés en gisements économiques.
Le volcanisme sous marin.
Les sources hydrothermales sous marines.
La dégradation de la matière organique (végétale, animale et fossile)
contenant : Les métaux traces en concentration plus ou moins faibles.
Les poussières cosmiques entrant dans la terre et précipitant dans l’océan.
L’altération et la réaction avec les sédiments marins.
Généralités
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I.3. 3. Autres paramètre biologiques
I.3. 3. 1. La chlorophylle
La chlorophylle est un pigment indispensable à la photosynthèse. Sa présence dans
tous les organismes végétaux, associée à l’énergie solaire, lui permet de synthétiser ses
propres matières organiques carbonées à partir du carbone minéral. Dans les milieux
aquatiques, les algues possèdent une diversité de pigments dont les plus importants sont les
chlorophylles a, b, c 1 , c 2 et d. La chlorophylle a est le pigment photosynthétique principal du
phytoplancton qui est considéré comme étant un bon indicateur de la santé de l'océan et de
son niveau de productivité et de la biomasse phytoplanctonique (Aminot et Chaussepied,
1983).
I.3. 3. 2. Les phéopigments
Dans les milieux strictement marins, les phéopigments résultent du broutage et de la
dégradation des cellules et, par conséquent, ne sont pas physiologiquement actifs.
La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytolanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport a la
chlorophylle a, plus les cellules algales sont vielles, dégradées ou broutées par le zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes
en eaux estuariennes turbides. (Aminot et Kérouel , 2004).
I.3. 4. Polluants chimiques
I.3. 4. 1. Les métaux lourds
I.3. 4. 1.1. Définition et classification des métaux
On appelle en général métaux lourds les éléments métalliques naturels, métaux ou
dans certains cas métalloïdes caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5
grammes par cm
3
. L’appellation métaux lourds est cependant une appellation courante qui n’a
ni fondement scientifique, ni application juridique (Miquel, 2001).
Les métaux lourds sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, mais
en général en quantités très faibles (Nriagu, 1989 et 1990; Blackmore, 1998; De Wolf et al.,
2001 in El Namr et al.,2006).
Dans l’eau de mer, les métaux peuvent se trouver à l’état ionique, dissous, en
complexes colloïdaux, organométalliques ou adsorbés sur le matériel particulaire organique
ou inorganique. Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus
biologiques (oligo-éléments), nombre d’entre eux peuvent s’avérer contaminants pour
diverses formes de vie, lorsque leur concentration dépasse un seuil, lui-même fonction de
l’état physico-chimique (spéciation) de l’élément considéré (Taieb Errahmani, 2009).
I.3. 4. 1.2. Origine des métaux dans l’environnement marin
Les métaux traces sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, à la
fois parce qu’ils sont naturellement présents (sources naturelles) ou parce que certaines
activités de l’homme favorisent leur dispersion (source anthropique).
Origine naturelle
L’altération et le lessivage des roches terrestres contenant les métaux sous
forme de trace ou concentrés en gisements économiques.
Le volcanisme sous marin.
Les sources hydrothermales sous marines.
La dégradation de la matière organique (végétale, animale et fossile)
contenant : Les métaux traces en concentration plus ou moins faibles.
Les poussières cosmiques entrant dans la terre et précipitant dans l’océan.
L’altération et la réaction avec les sédiments marins.
