Chapitre I
Généralités
4
I.3. 2.1.2. Les Coliformes fécaux « thermotolérants » (CF)
Les coliformes fécaux, ou coliformes thermotolérants, sont un sous-groupe des
coliformes totaux capables de fermenter le lactose à une température de 44°C. L’espèce la
plus fréquemment associée à ce groupe bactérien est'Escherichia coli et dans une moindre
mesure, certaines espèces des genres Citrobacter, Enterobacter et Klebsiella (CEAEQ,
2005.b).
La recherche des coliformes thermotolérants est très importante car un très grand
nombre d’entre eux vivent en abondance dans les matières fécales des animaux à sang chaud
et de ce fait, constituent de très bons indicateurs de pollution d’origine fécale. Leur densité est
proportionnelle au degré de la pollution et leur suivie dans l’environnement est également
équivalente à celle des pathogènes (Rodier et al., 2005).
Les coliformes fécaux répondent aux critères de bons indicateurs, la principale
difficulté qui s’attache à leur emploi, est la survie relativement courte en eau de mer, ce qui
peut exiger un recourt à des indicateurs supplémentaires (PNUE/OMS, 1977).
I.3. 2.1.3. Les Streptocoques fécaux (SF)
L’expression « streptocoques fécaux » regroupe toutes les bactéries à Gram positif de
forme cocci sphériques légèrement ovales, catalase négative (PNUE/OMS, 1977).
Ils se disposent le plus souvent en diplocoques ou en chainettes (Leclerc et al., 1995).
Ils peuvent se multiplier dans des milieux présentant des pH allant jusqu’à 9,6. On peut par
conséquent les utiliser comme indicateurs d’organismes pathogènes qui ont une résistance
similaire aux pH élevés (OMS, 1977).
Ils regroupent l'ensemble des streptocoques possédant la substance (acide teïchoique)
antigénique caractéristique du groupe D de la classification de Lancefield, tels que:
Enterococcus faecalis, E.faecium, E.durans, E.hirae, Streptococcus peals, S.buis
et S. equines.
Ces streptocoques du groupe D sont généralement pris globalement en compte comme
des témoins de pollution fécale, car tous ont un habitat fécal (Rodier et al., 2005).
Les dénombrements des streptocoques fécaux présumés sont rarement effectués
indépendamment des dénombrements des coliformes.
I.3. 2.2. Germes pathogènes
I.3. 2.2.1. Les Salmonelles
Elles sont de la famille des Entérobactereaceae, Gram négatif, aéro-anaérobies
facultatifs, sous forme de bâtonnet. Tous les produits d’origine animale sont susceptibles de
contenir des salmonelles. Ce sont des microorganismes non sporulant, habituellement mobiles
grâce à des flagelles péritriches ou immobiles, mésophiles avec une température optimale de
croissance de 37°C. Les salmonelles fermentent le glucose, le maltose et le mannitol, avec
production de gaz, mais elles ne fermentent pas le saccharose. Elles réduisent le sulfite en
sulfure et décarboxylent la lysine (Bourgeois, 1990).
Dans le milieu marin, les exutoires d’eaux usées constituent la principale source de
pollution par les salmonelles (Leclerc et al., 1995).
I.3. 2.2.2. Les Vibrions
Les vibrions appartiennent à la famille des Vibrionaceae, elle comprend des bacilles à
Gram négatif qui sont soit mobiles par une ciliature polaire, péritriche, ou bien immobiles. Ils
sont oxydases positives, réduisent les nitrates et dégradent des glucides par métabolisme
fermentatif. Au sein de cette famille, on distingue 4 genres : Vibrio, Aeromonas, Plesiomonas
et Photobacterium.
Les bactéries du genre Vibrio sont des bacilles incurvés ou droits, mobiles grâce à un
flagelle polaire, basophiles, oxydase positive, ils présentent une importance particulière dans
Généralités
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I.3. 2.1.2. Les Coliformes fécaux « thermotolérants » (CF)
Les coliformes fécaux, ou coliformes thermotolérants, sont un sous-groupe des
coliformes totaux capables de fermenter le lactose à une température de 44°C. L’espèce la
plus fréquemment associée à ce groupe bactérien est'Escherichia coli et dans une moindre
mesure, certaines espèces des genres Citrobacter, Enterobacter et Klebsiella (CEAEQ,
2005.b).
La recherche des coliformes thermotolérants est très importante car un très grand
nombre d’entre eux vivent en abondance dans les matières fécales des animaux à sang chaud
et de ce fait, constituent de très bons indicateurs de pollution d’origine fécale. Leur densité est
proportionnelle au degré de la pollution et leur suivie dans l’environnement est également
équivalente à celle des pathogènes (Rodier et al., 2005).
Les coliformes fécaux répondent aux critères de bons indicateurs, la principale
difficulté qui s’attache à leur emploi, est la survie relativement courte en eau de mer, ce qui
peut exiger un recourt à des indicateurs supplémentaires (PNUE/OMS, 1977).
I.3. 2.1.3. Les Streptocoques fécaux (SF)
L’expression « streptocoques fécaux » regroupe toutes les bactéries à Gram positif de
forme cocci sphériques légèrement ovales, catalase négative (PNUE/OMS, 1977).
Ils se disposent le plus souvent en diplocoques ou en chainettes (Leclerc et al., 1995).
Ils peuvent se multiplier dans des milieux présentant des pH allant jusqu’à 9,6. On peut par
conséquent les utiliser comme indicateurs d’organismes pathogènes qui ont une résistance
similaire aux pH élevés (OMS, 1977).
Ils regroupent l'ensemble des streptocoques possédant la substance (acide teïchoique)
antigénique caractéristique du groupe D de la classification de Lancefield, tels que:
Enterococcus faecalis, E.faecium, E.durans, E.hirae, Streptococcus peals, S.buis
et S. equines.
Ces streptocoques du groupe D sont généralement pris globalement en compte comme
des témoins de pollution fécale, car tous ont un habitat fécal (Rodier et al., 2005).
Les dénombrements des streptocoques fécaux présumés sont rarement effectués
indépendamment des dénombrements des coliformes.
I.3. 2.2. Germes pathogènes
I.3. 2.2.1. Les Salmonelles
Elles sont de la famille des Entérobactereaceae, Gram négatif, aéro-anaérobies
facultatifs, sous forme de bâtonnet. Tous les produits d’origine animale sont susceptibles de
contenir des salmonelles. Ce sont des microorganismes non sporulant, habituellement mobiles
grâce à des flagelles péritriches ou immobiles, mésophiles avec une température optimale de
croissance de 37°C. Les salmonelles fermentent le glucose, le maltose et le mannitol, avec
production de gaz, mais elles ne fermentent pas le saccharose. Elles réduisent le sulfite en
sulfure et décarboxylent la lysine (Bourgeois, 1990).
Dans le milieu marin, les exutoires d’eaux usées constituent la principale source de
pollution par les salmonelles (Leclerc et al., 1995).
I.3. 2.2.2. Les Vibrions
Les vibrions appartiennent à la famille des Vibrionaceae, elle comprend des bacilles à
Gram négatif qui sont soit mobiles par une ciliature polaire, péritriche, ou bien immobiles. Ils
sont oxydases positives, réduisent les nitrates et dégradent des glucides par métabolisme
fermentatif. Au sein de cette famille, on distingue 4 genres : Vibrio, Aeromonas, Plesiomonas
et Photobacterium.
Les bactéries du genre Vibrio sont des bacilles incurvés ou droits, mobiles grâce à un
flagelle polaire, basophiles, oxydase positive, ils présentent une importance particulière dans
