Chapitre I
Généralités
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les échanges atmosphère – mer (Lefebvre et al., 1993). Ces concentrations augmentent avec
l'activité photosynthétique, en revanche, elles sont faibles en profondeur, car l'oxygène est
utilisé pour oxyder la matière organique (Aminot et Chaussepied, 1983).
I.3.1.6. La demande biochimique en oxygène (DBO5)
La DBO constitue une mesure de la pollution des eaux par les matières organiques.
Elle s’exprime en milligramme d’oxygène par litre, On la mesure dans des tests normalisés
après 5 jours d’incubation, d’où le terme de la DBO5. Elle désigne la quantité d’oxygène
nécessaire à l’action des bactéries aérobies pour oxyder les matières organiques
fermentescibles par voie biologique (Ramade, 2000).
I.3.1.7. Les matières en suspension (MES)
La connaissance des teneurs en matière en suspension est importante pour l'étude des
milieux aquatiques. Elle représente la fraction de matières particulaires organique et
inorganique entrainées passivement par les mouvements d'eaux (Aminot et Chaussepied,
1983), et dont la taille serait supérieure à 0,5µm (Strickland et Parsons, 1972 in Aminot
et Chaussepied, 1983).
Selon la nature des côtes et du fond marin, les matières en suspension peuvent être des
sels minéraux précipités, des sédiments, des fragments minéraux, des squelettes
planctoniques, ou encore des organismes vivants servant de nutriments aux organismes
filtreurs tels que les moules et les bivalves (Lefebvre et al., 1993).
I.3.1.8. La matière organique (MO)
C’est un ensemble des substances organiques existant à l’état dissous ou particulaire
dans les biotopes aquatiques. Les matières organiques sont à la fois présentes dans les eaux
et les sédiments (Ramade, 2000).
Le taux de matières organiques est en moyenne de 45 mg/I en zone marine côtière
libre. Il augmente cependant de 29 % par rapport à cette valeur dans les enceintes portuaires
sans égouts et de 53 % dans celles où existent un ou plusieurs rejets d'eaux résiduaires
(Aubert et al., 1972).
I.3. 2. Paramètres microbiologiques
I.3. 2.1. Germes témoins de contamination fécale
I.3. 2.1.1. Les Coliformes totaux (CT)
Ils regroupent un certain nombre d’espèces appartenant à la famille des
Entérobactereaceae. Selon la définition (ISO), ce sont des bacilles à Gram négatif, non
sporulant, anaérobie facultatif, oxydase négative. Ils peuvent croitre en présence des sels
biliaires et sont capables de fermenter le lactose (et le mannitol) avec production d’acides et
d’aldéhydes en 48 heures à des températures de 35 à 37°C.
La recherche et le dénombrement de l’ensemble des coliformes (coliformes totaux)
sans préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine, sont importants pour la
vérification de l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant mais il est d’un intérêt nuancé
pour déceler une contamination d’origine fécale (Rodier et al., 2005).
Les Coliformes totaux constituent un groupe de bactéries très hétérogènes, le plus
souvent présentes en grand nombre dans les excréments animaux et humains mais dont
certaines espèces ne sont pas nécessairement liées à la flore intestinale humaine ou animale et
peuvent proliférer dans les sols ou dans les milieux aquatiques (CEAEQ, 2005.a).
Les coliformes comprennent les genres : Escherichia, Citrobacter, Enterobacter, Klebsiella,
Yersinia, Serratia.
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Etude des caractéristiques physiochimiques et bactériologiques des eaux de mer et des sédiments dans le port de plaisance de \"Sidi Fredj\", en vue d\'une immersion - 18/122

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