Chapitre III- Résultats et discussions
26
Discussion
Le taux de croissance du Merlu-juvénile de la baie de Jijel présente une variabilité interannuelle (0,39
mm. J
-1
en 2008 et 0,37 mm. J
-1
en 2010). Ces différences résultent de l’action de plusieurs facteurs
environnementaux, mais trois d’entre eux sont généralement reconnus comme prépondérants : la
température, l’hydrologie et l’alimentation (Dominguez et al., 2007).
De nombreux auteures (Atkinson, 1994 ; Ratz et al., 1999 ; Dutil et al., 2003…) soulignent le rôle
déterminant de la température sur la croissance des poissons. En effet, le changement du taux de
croissance pourrait s’expliquer par les conditions thermique, rencontrées par les juvéniles au cours de
leur vie. Cependant, nous ne possédons aucune donnée sur la température moyenne du fond dans la
région de Jijel, et donc nous ne pouvons pas donner plus de détail sur ce facteur.
Toutefois, on ne peut négliger l’impact des: upwellings et la nourriture disponible pour les juvéniles.
Il existe une relation entre les deux éléments. En effet, Le processus d’upwelling cause la remonté
d’une eau profonde, froide et riche en aliments (Wooster et al., 1976 ; Fraga, 1981) in (Dominguez et
al., 2007).
Le régime alimentaire des juvéniles de merlu est constitué essentiellement d’euphausiacés. Ces derniers
sont parmi les groupes prédominant au sein de la faune pélagique, ils colonisent la plus grande partie de
la colonne d’eau et effectuent des migrations verticales journalières (Hargreaves, 1985). Les juvéniles
de merlu se déplacent dans la colonne d’eau en réponse au mouvement similaire de leur proie et
s’alimentent deux fois par jour, probablement au lever et au coucher du soleil comme de nombreux
autres poissons (Maynou et al., 2002; Bozzano et al., 2005; Hidalgo et al., 2007). Ce comportement
alimentaire est commun ; déjà observé chez les juvéniles d’autres espèces du genre merlu telles que :
M. hubbsi des eaux de Patagonie (Ruis et Fondacaro, 1997), M. productus des eaux canadiennes
(Mackas et al, 1997), M. albidus et M. blilinéaris des côtes nord des Etats Unis d’Amérique (Garisson
et Link, 2000).
Les proies ont un impact positif sur l’abondance des prédateurs, par exemple : le phytoplancton a un
fort impacte sur l’abondance de zooplancton, sardine commune et anchois. (Neira et Arancibia, 2004).
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Le taux de croissance du Merlu-juvénile de la baie de Jijel présente une variabilité interannuelle (0,39
mm. J
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en 2008 et 0,37 mm. J
-1
en 2010). Ces différences résultent de l’action de plusieurs facteurs
environnementaux, mais trois d’entre eux sont généralement reconnus comme prépondérants : la
température, l’hydrologie et l’alimentation (Dominguez et al., 2007).
De nombreux auteures (Atkinson, 1994 ; Ratz et al., 1999 ; Dutil et al., 2003…) soulignent le rôle
déterminant de la température sur la croissance des poissons. En effet, le changement du taux de
croissance pourrait s’expliquer par les conditions thermique, rencontrées par les juvéniles au cours de
leur vie. Cependant, nous ne possédons aucune donnée sur la température moyenne du fond dans la
région de Jijel, et donc nous ne pouvons pas donner plus de détail sur ce facteur.
Toutefois, on ne peut négliger l’impact des: upwellings et la nourriture disponible pour les juvéniles.
Il existe une relation entre les deux éléments. En effet, Le processus d’upwelling cause la remonté
d’une eau profonde, froide et riche en aliments (Wooster et al., 1976 ; Fraga, 1981) in (Dominguez et
al., 2007).
Le régime alimentaire des juvéniles de merlu est constitué essentiellement d’euphausiacés. Ces derniers
sont parmi les groupes prédominant au sein de la faune pélagique, ils colonisent la plus grande partie de
la colonne d’eau et effectuent des migrations verticales journalières (Hargreaves, 1985). Les juvéniles
de merlu se déplacent dans la colonne d’eau en réponse au mouvement similaire de leur proie et
s’alimentent deux fois par jour, probablement au lever et au coucher du soleil comme de nombreux
autres poissons (Maynou et al., 2002; Bozzano et al., 2005; Hidalgo et al., 2007). Ce comportement
alimentaire est commun ; déjà observé chez les juvéniles d’autres espèces du genre merlu telles que :
M. hubbsi des eaux de Patagonie (Ruis et Fondacaro, 1997), M. productus des eaux canadiennes
(Mackas et al, 1997), M. albidus et M. blilinéaris des côtes nord des Etats Unis d’Amérique (Garisson
et Link, 2000).
Les proies ont un impact positif sur l’abondance des prédateurs, par exemple : le phytoplancton a un
fort impacte sur l’abondance de zooplancton, sardine commune et anchois. (Neira et Arancibia, 2004).
