Généralités
Chapitre I
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Suite à l'amélioration de la connaissance des caractéristiques de l'eau de mer, une nouvelle
relation est entrée en vigueur en 1969:
Cette nouvelle expression concordait avec l'ancienne pour la salinité de 35,000.
La salinité est le descripteur indispensable en milieu marin, normalement associé à la mesure de
la température. Les applications de la mesure de la salinité diffèrent en milieu côtier par rapport
au milieu océanique.
En océanographie physique, la mesure très précise de la salinité (couplée à la température) sert à
calculer la masse volumique de l'eau de mer, paramètre nécessaire à la connaissance de la
circulation océanique. Pour caractériser les masses d'eau (essentiellement océaniques) et étudier
leur mélange, on utilise les diagrammes température-salinité. En milieux côtiers et estuariens, la
salinité est le traceur idéal des mélanges entre l'eau douce et l'eau de mer. Du fait de sa
conservativité, on s'y réfère pour connaître le comportement des éléments dissous dans les
estuaires. En outre, comme la salinité y varie dans de larges gammes, elle peut constituer un
critère de répartition des espèces vivantes (AMINOT, 2004).
2.3. Le potentiel hydrogène (PH) :
Le pH est relatif à la concentration en ions hydrogène (H+) dans un milieu, donc à l'acidité de ce
milieu. Cette notion a été introduite par S0rensen en 1909 qui l'avait défini comme le
cologarithme décimal de la concentration en ions H+
En l'absence d'influences externes, le pH est le reflet des équilibres entre les espèces chimiques
majeures du milieu, mais il est également l'indicateur de certaines pollutions directes ou
indirectes. En retour, il influence de nombreux processus chimiques ou biologiques en régulant,
d'une part, les concentrations ou la spéciation d'espèces mineures telles que les métaux
(précipitation, dissolution, complexation), d'autre part, les réactions enzymatiques, très sensibles
à de petites variations de ce facteur. Les effets du pH sur les organismes marins ont ainsi été mis
en évidence par de nombreux travaux (Knutzen, 1981 ; Hinga, 2002) (AMINOT, 2004).
Le pH de l'eau de mer en contact avec l'atmosphère reste ainsi dans une étroite fourchette, de
l'ordre de 8 à 8,3. Il est affecté par les processus naturels qui déplacent les équilibres du système
carbonique, comme la poussée du phytoplancton, consommatrice de CO2, ou la reminéralisation
de la matière organique, productrice de CO2). Les variations qui en découlent dépassent
rarement 2 à 3 dixièmes d'unité de pH.
Dans les estuaires, le pH peut varier dans de larges gammes du fait du mélange avec les eaux
douces. En effet, la teneur et la composition en minéraux dissous dans les eaux douces sont très
variables et plusieurs systèmes chimiques, notamment les silicates, interviennent en complément
des carbonates dans la fixation du pH, généralement inférieur à celui de l'eau de mer. En outre,
S ‰ = 1,80655 X Cl ‰.
(PH = -Iog10 CH)
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