Généralités
Chapitre I
- 5 -
2. Les paramètres physico-chimiques de l’eau :
2.1. La température :
La température est, avec la salinité, un des descripteurs de base pour la connaissance du milieu.
La température influe sur l'activité biologique dont dépend la production totale, et sur la
répartition des espèces (preferendums thermiques), paramètre nécessaire à la détermination de la
stratification verticale et de la circulation océanique. La mesure de la température est
indispensable pour l'interprétation ou le traitement d'autres paramètres. Ainsi, la saturation des
gaz dissous est fonction de la température et la mesure du pH requiert la connaissance de la
température.
Dans les eaux océaniques, la température décroît de la surface vers le fond où elle varie de 0 à
2,5 °C selon le lieu. Particularité méditerranéenne, l'étroit plateau continental donne accès aux
eaux profondes à peu de distance de la côte avec, en dessous de 200 m de profondeur, une
température d'environ 13 °C. La température des eaux marines de surface suit le cycle des
saisons. L'eau de surface se réchauffe dès le printemps et, si les courants ne sont pas
suffisamment intenses, une couche moins dense se crée, « isolant » les eaux sous-jacentes. Ce
phénomène est accentué par les dessalures aux embouchures fluviales. Limitant les échanges
avec l'atmosphère, il peut favoriser l'anoxie* des eaux de fond en milieu peu profond, enrichi en
matières organiques (AMINOT, 2004).
2.2. La salinité :
La première définition résulte de la technique reproductible de S0rensen(1902): La salinité est la
masse, en grammes, des substances solides contenues dans un kilogramme d'eau de mer, quand
les ions bromure et iodure sont remplacés par leur équivalent de chlorure, les carbonates
convertis en oxydes et toute la matière organique oxydée (AMINOT, 2004).
Mais la méthode correspondant à cette définition n'était pas applicable en routine. Cela a conduit
à la notion de chlorinité (S0rensen, 1902) reposant sur la proportionnalité, énoncée par Dittmar
dès 1884, entre les principaux constituants du sel de l'eau de mer. Le chlorure, qui représente 55
% de la salinité, pouvait être dosé précisément en routine par argentimétrie. Cependant, pour ne
pas que la valeur de la chlorinité d'une même eau de mer soit liée aux déterminations successives
des masses atomiques de l'argent et du chlore, Jacobsen & Knudsen (1940) ont redéfini la
chlorinité.
Définition de 1902 : la chlorinité est la masse, en grammes, de chlore, équivalente à la quantité
totale d'halogènes, dans un kilogramme d'eau de mer.
Définition de 1940: le nombre donnant la chlorinité en %o (pour mille) d'une eau de mer est par
définition identique au nombre donnant la masse en grammes d'argent pur juste nécessaire pour
précipiter les halogènes dans 0,3285234 kilogramme d'eau de mer.
Jusqu'en 1969, la chlorinité était convertie en salinité selon:
S ‰ = 1,805 X Cl ‰ + 0,030
Chapitre I
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2. Les paramètres physico-chimiques de l’eau :
2.1. La température :
La température est, avec la salinité, un des descripteurs de base pour la connaissance du milieu.
La température influe sur l'activité biologique dont dépend la production totale, et sur la
répartition des espèces (preferendums thermiques), paramètre nécessaire à la détermination de la
stratification verticale et de la circulation océanique. La mesure de la température est
indispensable pour l'interprétation ou le traitement d'autres paramètres. Ainsi, la saturation des
gaz dissous est fonction de la température et la mesure du pH requiert la connaissance de la
température.
Dans les eaux océaniques, la température décroît de la surface vers le fond où elle varie de 0 à
2,5 °C selon le lieu. Particularité méditerranéenne, l'étroit plateau continental donne accès aux
eaux profondes à peu de distance de la côte avec, en dessous de 200 m de profondeur, une
température d'environ 13 °C. La température des eaux marines de surface suit le cycle des
saisons. L'eau de surface se réchauffe dès le printemps et, si les courants ne sont pas
suffisamment intenses, une couche moins dense se crée, « isolant » les eaux sous-jacentes. Ce
phénomène est accentué par les dessalures aux embouchures fluviales. Limitant les échanges
avec l'atmosphère, il peut favoriser l'anoxie* des eaux de fond en milieu peu profond, enrichi en
matières organiques (AMINOT, 2004).
2.2. La salinité :
La première définition résulte de la technique reproductible de S0rensen(1902): La salinité est la
masse, en grammes, des substances solides contenues dans un kilogramme d'eau de mer, quand
les ions bromure et iodure sont remplacés par leur équivalent de chlorure, les carbonates
convertis en oxydes et toute la matière organique oxydée (AMINOT, 2004).
Mais la méthode correspondant à cette définition n'était pas applicable en routine. Cela a conduit
à la notion de chlorinité (S0rensen, 1902) reposant sur la proportionnalité, énoncée par Dittmar
dès 1884, entre les principaux constituants du sel de l'eau de mer. Le chlorure, qui représente 55
% de la salinité, pouvait être dosé précisément en routine par argentimétrie. Cependant, pour ne
pas que la valeur de la chlorinité d'une même eau de mer soit liée aux déterminations successives
des masses atomiques de l'argent et du chlore, Jacobsen & Knudsen (1940) ont redéfini la
chlorinité.
Définition de 1902 : la chlorinité est la masse, en grammes, de chlore, équivalente à la quantité
totale d'halogènes, dans un kilogramme d'eau de mer.
Définition de 1940: le nombre donnant la chlorinité en %o (pour mille) d'une eau de mer est par
définition identique au nombre donnant la masse en grammes d'argent pur juste nécessaire pour
précipiter les halogènes dans 0,3285234 kilogramme d'eau de mer.
Jusqu'en 1969, la chlorinité était convertie en salinité selon:
S ‰ = 1,805 X Cl ‰ + 0,030
