Généralités
Chapitre I
- 7 -
l'accumulation de matières organiques d'origine continentale et la contamination par des rejets
urbains ou industriels contribuent à la modification du pH naturel (AMINOT, 2004).
2.4. La conductivité électrique (C) :
La conductivité électrique d'une eau est la conductance d'une colonne d'eau comprise entre deux
électrodes métalliques (Rodier et al. 2005). La conductivité de l'eau de mer est très élevée en
raison de la forte concentration en sels dissous (Aminot et Kérouel, 2004), du fait qu’elle
permet d’évaluer la charge totale en électrolytes d’une eau (Ramade, 2000). La conductivité
est également fonction de la température de l'eau. Les résultats de mesure doivent donc être
présentés en termes de conductivité équivalente à 20 ou 25°C. Mesuré sur le terrain, ce
paramètre permet de caractériser l’eau.
L'unité de conductivité est le micro-Siemens par mètre (mS/cm) (Rodier et al, 2005). La mesure
absolue de la conductivité peut servir au calcul de la salinité, mais les conditions de mesure
sont alors plus complexes. Dans ce cas, la conductivité d'un échantillon est déterminée par
comparaison avec la conductivité d'une eau de mer standard (eau de mer normale) dont la
salinité est de 35 % (Rodier et al, 2005).
3. Les paramètres indicateurs de pollution
3.1. La matière en suspension (MES) :
La définition ISO des matières en suspensions (Afnor, 1999a) indique qu'il s'agit des « matières
éliminées par filtration ou centrifugation dans des conditions définies ».
Selon Ivanoff, 1972 : « En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent des
matières en Suspension de toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes
ou détritiques, de nature, soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons), soit
terrigène (apports fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme), soit
éolienne (particules transportées par les courants atmosphériques et tombant dans la mer), soit
enfin météorique » (AMINOT, 2004).
C’est pourquoi, la connaissance de la matière en suspension est importante pour l’étude des
milieux aquatiques. D’une part, les particules réduisent la transparence de l’eau et de ce fait la
production primaire photosynthétique, d’autre part elles présentent une surface de courant
importante pour des échanges physico-chimiques ou biologiques avec une source nutritive non
négligeable pour la faune (AMINOT, 1983).
Les teneures les plus élevés sont rencontrés à proximité des cotes estuaire et plages, ou elles sont
le résultat de l’association de nombreux phénomènes physiques tels que l’érosion, les transports
par les voix atmosphériques, peut être de rejet anthropique ou d’un remaniement du sédiment par
les courants marins. Les concentrations peuvent atteindre plusieurs centaines de milligrammes
par litre dans les estuaires, et peuvent atteindre jusqu’à plusieurs grammes par litre. Leur
présence dans le milieu marin affecte la photosynthèse en réduisant la transparence des eaux
(AMINOT, 1983).
Chapitre I
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l'accumulation de matières organiques d'origine continentale et la contamination par des rejets
urbains ou industriels contribuent à la modification du pH naturel (AMINOT, 2004).
2.4. La conductivité électrique (C) :
La conductivité électrique d'une eau est la conductance d'une colonne d'eau comprise entre deux
électrodes métalliques (Rodier et al. 2005). La conductivité de l'eau de mer est très élevée en
raison de la forte concentration en sels dissous (Aminot et Kérouel, 2004), du fait qu’elle
permet d’évaluer la charge totale en électrolytes d’une eau (Ramade, 2000). La conductivité
est également fonction de la température de l'eau. Les résultats de mesure doivent donc être
présentés en termes de conductivité équivalente à 20 ou 25°C. Mesuré sur le terrain, ce
paramètre permet de caractériser l’eau.
L'unité de conductivité est le micro-Siemens par mètre (mS/cm) (Rodier et al, 2005). La mesure
absolue de la conductivité peut servir au calcul de la salinité, mais les conditions de mesure
sont alors plus complexes. Dans ce cas, la conductivité d'un échantillon est déterminée par
comparaison avec la conductivité d'une eau de mer standard (eau de mer normale) dont la
salinité est de 35 % (Rodier et al, 2005).
3. Les paramètres indicateurs de pollution
3.1. La matière en suspension (MES) :
La définition ISO des matières en suspensions (Afnor, 1999a) indique qu'il s'agit des « matières
éliminées par filtration ou centrifugation dans des conditions définies ».
Selon Ivanoff, 1972 : « En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent des
matières en Suspension de toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes
ou détritiques, de nature, soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons), soit
terrigène (apports fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme), soit
éolienne (particules transportées par les courants atmosphériques et tombant dans la mer), soit
enfin météorique » (AMINOT, 2004).
C’est pourquoi, la connaissance de la matière en suspension est importante pour l’étude des
milieux aquatiques. D’une part, les particules réduisent la transparence de l’eau et de ce fait la
production primaire photosynthétique, d’autre part elles présentent une surface de courant
importante pour des échanges physico-chimiques ou biologiques avec une source nutritive non
négligeable pour la faune (AMINOT, 1983).
Les teneures les plus élevés sont rencontrés à proximité des cotes estuaire et plages, ou elles sont
le résultat de l’association de nombreux phénomènes physiques tels que l’érosion, les transports
par les voix atmosphériques, peut être de rejet anthropique ou d’un remaniement du sédiment par
les courants marins. Les concentrations peuvent atteindre plusieurs centaines de milligrammes
par litre dans les estuaires, et peuvent atteindre jusqu’à plusieurs grammes par litre. Leur
présence dans le milieu marin affecte la photosynthèse en réduisant la transparence des eaux
(AMINOT, 1983).
