Résultats et discussion
33
Quant à la diminution du nombre d’écailles produites durant l’année 2007, enregistrée au
niveau de la majorité des stations, elle pourrait être liée à la floraison de Posidonia oceanica,
qui induit une diminution de la production de feuilles au niveau des rhizomes fleuris
(GOBERT et al., 2001 ; BALESTRI et al., 2003).Toutefois, aucune floraison ancienne n’a été
retrouvée. Par ailleurs, une hypothèse a été émise par MAYOT et al. (2005) pour expliquer
cette faible productivité, en l’occurrence les fortes températures qui pourraient avoir un effet
négatif sur Posidonia oceanica.
4.5.2. Croissance des rhizomes
La croissance annuelle moyenne des rhizomes est calculée sur les cinq dernières années – les
années 2011 et 2010 sont retirées, car la croissance des rhizomes n’est pas terminée
(BOUDOURESQUE et al., 1984). Cette dernière présente des différences significatives entre
les stations (p<0.05, Anova). Le maximum est obtenu à Bsm (8.7±2.9 mm/an) et le minimum
à CH (4.5±1.2 mm/an) (Figure 4.11). Le test deTukey révèle un groupe de stations avec des
croissances annuelles moyennes de rhizomes homogènes : [AB, LP]. La croissance annuelle
moyenne varie en fonction de l’année au sein de l’ensemble des stations (p<0.05, Anova).
Pour une année donnée, la vitesse de croissance présente des différences significatives en
fonction des stations (p<0.05, Anova). L’année 2005 montre des vitesses de croissance
maximales (10.8 ± 4.01 à Bsm mm/an) et l’année 2007 des valeurs minimales (3.9 ± 1 à SD
mm/an).
La vitesse de croissance des rhizomes observée au sein des différentes stations correspond à
ce qui est généralement enregistré pour ce paramètre en Méditerranée (CHARBONNEL et al.,
1995 ; RICO-RAIMONDINO, 1995).
Les variations de la vitesse de croissance des rhizomes peuvent être attribuées à des plusieurs
facteurs endogènes. En effet, l’allongement des rhizomes augmente au fur et à mesure que
l’on s’éloigne de l’apex, les tronçons les plus âgés sont généralement les plus longs
(CALMET et al., 1986 ; PERGENT, 1987). Ces auteurs avancent l’hypothèse selon laquelle
la vitesse de croissance serait liée à la distance (en nombre d’années) existant entre le tronçon
de rhizome étudié et la zone d’insertion sur le rhizome plagiotrope parent. En outre, la vitesse
de croissance est fortement corrélée à des facteurs exogènes tels l’hydrodynamisme et la
sédimentation (PERGENT, 1987). En effet, toute réduction des apports sédimentaires entraîne
un ralentissement de la croissance des rhizomes. Inversement, tout apport sédimentaire
33
Quant à la diminution du nombre d’écailles produites durant l’année 2007, enregistrée au
niveau de la majorité des stations, elle pourrait être liée à la floraison de Posidonia oceanica,
qui induit une diminution de la production de feuilles au niveau des rhizomes fleuris
(GOBERT et al., 2001 ; BALESTRI et al., 2003).Toutefois, aucune floraison ancienne n’a été
retrouvée. Par ailleurs, une hypothèse a été émise par MAYOT et al. (2005) pour expliquer
cette faible productivité, en l’occurrence les fortes températures qui pourraient avoir un effet
négatif sur Posidonia oceanica.
4.5.2. Croissance des rhizomes
La croissance annuelle moyenne des rhizomes est calculée sur les cinq dernières années – les
années 2011 et 2010 sont retirées, car la croissance des rhizomes n’est pas terminée
(BOUDOURESQUE et al., 1984). Cette dernière présente des différences significatives entre
les stations (p<0.05, Anova). Le maximum est obtenu à Bsm (8.7±2.9 mm/an) et le minimum
à CH (4.5±1.2 mm/an) (Figure 4.11). Le test deTukey révèle un groupe de stations avec des
croissances annuelles moyennes de rhizomes homogènes : [AB, LP]. La croissance annuelle
moyenne varie en fonction de l’année au sein de l’ensemble des stations (p<0.05, Anova).
Pour une année donnée, la vitesse de croissance présente des différences significatives en
fonction des stations (p<0.05, Anova). L’année 2005 montre des vitesses de croissance
maximales (10.8 ± 4.01 à Bsm mm/an) et l’année 2007 des valeurs minimales (3.9 ± 1 à SD
mm/an).
La vitesse de croissance des rhizomes observée au sein des différentes stations correspond à
ce qui est généralement enregistré pour ce paramètre en Méditerranée (CHARBONNEL et al.,
1995 ; RICO-RAIMONDINO, 1995).
Les variations de la vitesse de croissance des rhizomes peuvent être attribuées à des plusieurs
facteurs endogènes. En effet, l’allongement des rhizomes augmente au fur et à mesure que
l’on s’éloigne de l’apex, les tronçons les plus âgés sont généralement les plus longs
(CALMET et al., 1986 ; PERGENT, 1987). Ces auteurs avancent l’hypothèse selon laquelle
la vitesse de croissance serait liée à la distance (en nombre d’années) existant entre le tronçon
de rhizome étudié et la zone d’insertion sur le rhizome plagiotrope parent. En outre, la vitesse
de croissance est fortement corrélée à des facteurs exogènes tels l’hydrodynamisme et la
sédimentation (PERGENT, 1987). En effet, toute réduction des apports sédimentaires entraîne
un ralentissement de la croissance des rhizomes. Inversement, tout apport sédimentaire
