Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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fut sans doute l’un des plus puissants oueds, ainsi que le canyon de l’oued Zhour à 4,5 km au
large de l’oued Zhour (Leclaire, 1972).
4.3.5. Golfe de Béjaïa
Le golfe de Béjaïa a une forme concave et il se distingue par :
- un plateau continental peu étendu et caractérisé par une pente régulière dont sa rupture
est signalée à partir -100 mètres, cette rupture s’étend sur une centaine de mètres
jusqu’à -200 mètres ;
- un canyon dans la direction de l’oued Soummam qui remonte jusqu’à -30 mètres.
Au droit de Ras Carbon, le plateau continental est caractérisé par une simple banquette sous
marine de moins d’un kilomètre, qui s’élargit au droit de Ras Bouak jusqu’au droit de Ras El
Aouna, où le plateau continental se rétrécit et ne représente que 1,5 km de largueur ; par la
suite, on constate un élargissement du plateau au droit de Ras Afia dans le prolongement d’un
haut fond : « le banc des kabyles » et « l’écueil de la Salamandre » avec respectivement des
fonds à -7 et -4 mètres. Le plateau continental ressemble à un talus d’accumulation détritique,
il présente une pente régulière de l’ordre de 1° en moyenne.
La pente continentale est très accore. Les vallées sous-marines mises en évidence dans le
golfe de Béjaïa, qui prennent naissance dans de véritables cirques de type torrentiel (Béjaïa ;
Aokas ; Ziama ; El Aouana), ne peuvent être reliées au réseau hydrographique actuel sauf
dans le cas très particulier du canyon de Béjaïa. Ce canyon remonte jusqu’aux fonds de -30
mètres dans la direction de l’oued Soummam avec une largeur réduite, il s’apparente plutôt à
un ravin creusé par cet oued à une époque très récente, qu’il s’évase de -80 à -100 mètres puis
disparaît à -150 mètres, ce qui peut constituer un repère intéressant du niveau 0 de cette région
au moment du creusement (Leclaire, 1972).
La couverture sédimentaire est uniformément constituée par des sables terrigènes sur des
fonds côtiers de -30 mètres et des vases terrigènes sur des fonds supérieurs à 45 mètres
(Caulet, 1972).
5. Biodiversité
5.1. Définition
Selon Lévêque (1997), Parizeau (1997) et Lévêque & Mounolou (2001), le terme
« biodiversité », contraction de diversité biologique, a été introduit au milieu des années 1980
par des naturalistes qui s’inquiétaient de la destruction rapide des milieux naturels et de leurs
espèces, réclamant que la société prenne des mesures pour protéger ce patrimoine. Le terme a
ensuite été popularisé lors des discussions qui ont eu lieu autour de la signature de la
convention sur la diversité biologique lors de la conférence de Rio de Janeiro en 1992 (Marty
et al., 2005).
Cette convention, en date du 5 juin 1992, est la première manifestation en droit international
de la volonté des états d’envisager l’environnement dans son ensemble en se fondant sur le
concept de diversité biologique. Elle a été signée lors du sommet par 153 états, dont l’Algérie
et elle est entrée en vigueur le 29 décembre 1993.
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