Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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Selon l’article 2 de la convention de Rio (Doumbe-Bille & Kiss, 1992), on peut définir la
biodiversité comme « la variabilité des organismes vivants de toutes origines, y compris, entre
autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, et les complexes
écologiques, dont ils font partie. Cette définition inclut la diversité à l’intérieur des espèces,
entre les espèces et la diversité des écosystèmes ».
Cette définition illustre que la biodiversité est composée de trois catégories et ces catégories
montrent comment la biodiversité englobe des échelles différentes depuis le gène jusqu’à
l’écosystème (Marty et al., 2005) :
- La diversité génétique, qui est la variabilité ou la quantité d’informations génétiques
des individus, des populations, des espèces, des assemblages ou des communautés.
- La diversité des espèces.
- La diversité des écosystèmes et des habitats.
Mais ce texte de droit international est symptomatique de la réduction du concept de diversité
biologique à celui de ressources génétiques. Alors qu’il devait entériner la création d’un bien
collectif mondial et fixer les responsabilités et droits de chacun pour son usage durable, il se
lit comme un texte essentiellement préoccupé de fixer le cadre juridique qui garantira le
développement des biotechnologies (Guilloux et al., 2002).
La biodiversité apparaît comme un capital naturel soumis à une régulation marchande, source
potentielle de profits importants pour les pays détendeurs des ressources génétiques. La
valorisation économique de la biodiversité donne également des arguments de poids aux
protecteurs de la nature (Chauvet & Olivier, 1993 ; Aubertin & Vivien, 1998).
5.2. Biodiversité dans le monde
La plupart des espèces présentes sur notre planète n’ont pas encore été recensées, Botanistes
et Zoologistes ont entrepris depuis plus de trois siècles la description et l’inventaire des
espèces vivantes.
Wilson & Peters (1988) ont recensé 1.384.114 espèces et Lévêque & Mounolou (2001)
recensent 1.694.699 espèces, où Haszpruneer (2001) estime le nombre d’espèces vivantes sur
la planète « Terre » entre 5 et 30 millions d’espèces.
En réalité le niveau de connaissance est variable selon les groupes taxonomiques. Des
recensements quasi exhaustifs ne sont disponibles que pour un petit nombre de groupes
taxonomiques: les mammifères et les oiseaux. Mais, il reste un effort important en termes
d’investigations sur le terrain pour la majorité des groupes taxonomiques.
L’océan mondial, qui couvre 71 % de la planète a fait l’objet de moins d’investigations que
l’environnement terrestre, où 80 % des espèces connues sont terrestres et seulement 20 % des
espèces recensées sont marines.
Cet état de la connaissance de la biodiversité marine est dû principalement aux moyens
originaux et aux investissements coûteux nécessaires aux investigations dans l’environnement
marin.
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