Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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4.3.2. Golfe de Annaba
Le golfe de Annaba, délimité par Ras El Hamra à l’ouest et Ras Rosa à l’est, se situe comme
la plupart des baies et golfes algériens dans le prolongement d’une plaine littorale basse : la
plaine de Annaba. Cette plaine représente avec le complexe humide de Fetzera : la dépression
de Fetzera – Annaba, où le soubassement de cette dépression est formé d’une importante
épaisseur d’alluvions récentes issues du remaniement de formations anciennes, déposées en
milieu marin ou lagunaire (Caulet, 1972).
Le plateau continental est accidenté et étroit au niveau de Ras El Hamra, il ne dépasse pas 6
km, où le substratum rocheux affleure couramment. A l’est de Ras El Hamra, le plateau
continental s’étend largement atteignant 48 km en pente douce pour ensuite se rétrécir au
niveau de Ras Rosa à 7 km (Caulet, 1972).
La plate forme continentale très plate presque bombé, prolongée en direction du nord-est, est
recouverte par une faible épaisseur de sédiments meubles. Les fonds du golfe de Annaba sont
constitués de sédiments détritiques provenant des oueds Seybouse et de Mafragh, avec la
présence de hauts fonds rocheux dans le sud-ouest du golfe entourés de débris terrigènes
grossiers (la petite seiche -13 mètres ; la roche du Vautour -8 mètres ; la roche Saint –
Joseph -13 mètres) entre les isobathes 10 et 30 mètres (Leclaire, 1972). Sur les fonds de -100
mètres, on observe la présence de platiers rocheux à sommets plats et flancs raides encerclés
et isolés par des dépressions à fonds plats supportant une mince couverture de sables et de
graviers calcaire organogènes (Caulet, 1972). Ce plateau continental domine un rebord
convexe qui s’étend de –130 à –200 mètres (Leclaire, 1972).
4.3.3. Golfe de Skikda
Le golfe de Skikda est caractérisé par deux formes différentes du plateau continental avec un
profil convexe et un plateau élevé à l’ouest et un profil concave, plateau plus étendu et plus
bas à l’est ; qui coïncide avec la géologie de l’arrière pays, où on observe une région
cristallophyllienne, avec des falaises élevées à l’ouest et une région oligocène, avec des
immenses plages à l’est. Ainsi, le contraste entre ces deux parties du golfe met en évidence
l’extrême complexité des phénomènes diastrophiques qui, localement, ont pu intervenir de
façon indépendante. (Leclaire, 1972).
4.3.4. Baie de Jijel
Le plateau continental de la baie de Jijel s’incline en pente douce de la côte jusqu’à l’isobathe
-100 mètres avec une pente n’excédant pas 2,3°, il est caractérisé par un relief très tourmenté
et échancré dans sa partie ouest, son maximum d’extension est de 12 km au nord-est de la
pointe de Jijel, où on distingue le haut fond de Jijel à -26 mètres soit une largeur moyenne du
plateau de l’ordre de 7 km, il se réduit à l’est de la baie en atteignant 1 km de large sous forme
d’une banquette sous-marine (Leclaire, 1972).
La pente continentale qui lui succède vers le large est accore avec 15° de déclinaison. La
partie sous-marine de la baie se caractérise par de nombreuses et importantes vallées sousmarines, qui creusent la pente continentale, où on distingue des cirques actuellement
immergés qui collectaient un certain nombre de torrents parmi lesquels l’oued El Kébir, qui
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4.3.2. Golfe de Annaba
Le golfe de Annaba, délimité par Ras El Hamra à l’ouest et Ras Rosa à l’est, se situe comme
la plupart des baies et golfes algériens dans le prolongement d’une plaine littorale basse : la
plaine de Annaba. Cette plaine représente avec le complexe humide de Fetzera : la dépression
de Fetzera – Annaba, où le soubassement de cette dépression est formé d’une importante
épaisseur d’alluvions récentes issues du remaniement de formations anciennes, déposées en
milieu marin ou lagunaire (Caulet, 1972).
Le plateau continental est accidenté et étroit au niveau de Ras El Hamra, il ne dépasse pas 6
km, où le substratum rocheux affleure couramment. A l’est de Ras El Hamra, le plateau
continental s’étend largement atteignant 48 km en pente douce pour ensuite se rétrécir au
niveau de Ras Rosa à 7 km (Caulet, 1972).
La plate forme continentale très plate presque bombé, prolongée en direction du nord-est, est
recouverte par une faible épaisseur de sédiments meubles. Les fonds du golfe de Annaba sont
constitués de sédiments détritiques provenant des oueds Seybouse et de Mafragh, avec la
présence de hauts fonds rocheux dans le sud-ouest du golfe entourés de débris terrigènes
grossiers (la petite seiche -13 mètres ; la roche du Vautour -8 mètres ; la roche Saint –
Joseph -13 mètres) entre les isobathes 10 et 30 mètres (Leclaire, 1972). Sur les fonds de -100
mètres, on observe la présence de platiers rocheux à sommets plats et flancs raides encerclés
et isolés par des dépressions à fonds plats supportant une mince couverture de sables et de
graviers calcaire organogènes (Caulet, 1972). Ce plateau continental domine un rebord
convexe qui s’étend de –130 à –200 mètres (Leclaire, 1972).
4.3.3. Golfe de Skikda
Le golfe de Skikda est caractérisé par deux formes différentes du plateau continental avec un
profil convexe et un plateau élevé à l’ouest et un profil concave, plateau plus étendu et plus
bas à l’est ; qui coïncide avec la géologie de l’arrière pays, où on observe une région
cristallophyllienne, avec des falaises élevées à l’ouest et une région oligocène, avec des
immenses plages à l’est. Ainsi, le contraste entre ces deux parties du golfe met en évidence
l’extrême complexité des phénomènes diastrophiques qui, localement, ont pu intervenir de
façon indépendante. (Leclaire, 1972).
4.3.4. Baie de Jijel
Le plateau continental de la baie de Jijel s’incline en pente douce de la côte jusqu’à l’isobathe
-100 mètres avec une pente n’excédant pas 2,3°, il est caractérisé par un relief très tourmenté
et échancré dans sa partie ouest, son maximum d’extension est de 12 km au nord-est de la
pointe de Jijel, où on distingue le haut fond de Jijel à -26 mètres soit une largeur moyenne du
plateau de l’ordre de 7 km, il se réduit à l’est de la baie en atteignant 1 km de large sous forme
d’une banquette sous-marine (Leclaire, 1972).
La pente continentale qui lui succède vers le large est accore avec 15° de déclinaison. La
partie sous-marine de la baie se caractérise par de nombreuses et importantes vallées sousmarines, qui creusent la pente continentale, où on distingue des cirques actuellement
immergés qui collectaient un certain nombre de torrents parmi lesquels l’oued El Kébir, qui
