Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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Micromesistius poutassou ; Phycis blennoides ; Stomias boa boa ; Symphurus nigrescens). Il
a été mis en évidence, aussi, un cortège d’espèces eurybathes (Conger conger ; Merluccius
merluccius ; Pagellus bogaraveo). Ce contraste entre la faune ichtyologique du plateau
continental et bathyale, qui a été, déjà mis en évidence par Maurin (1970).
Les résultats que nous avons obtenus en ce qui concerne les peuplements ichtyologiques
présentent de grandes similitudes avec ceux Ungaro et al. (1999), Kallianiotis et al. (2000),
Biagi et al. (2002) et Gaertner et al. (2002 et 2005). En effet dans tous les cas, on retrouve les
mêmes principales espèces sur :
- le plateau continental (Boops boops ; Capros aper ; Dentex maroccanus ; Lophius
budegassa ; Merluccius merluccius ; Mullus barbatus ; Pagellus acarne ; Pagellus
erythrinus ; Sardina pilchardus ; Trachurus trachurus) ;
- la partie supérieure du talus (Boops boops ; Capros aper ; Chlorophthalmus agassizii ;
Helicolenus d. dactylopterus ; Lampanyctus crocodilus ; Lophius budegassa ;
Merluccius merluccius ; Micromesistius poutassou ; Phycis blennoides ; Trachurus
trachurus ; Trigla lyra) ;
- la partie inférieure du talus (Coelorhynchus coelorhynchus ; Conger conger ;
Etmopterus spinax ; Galeus melastomus ; Helicolenus d. dactylopterus ; Hoplostethus
mediterraneus ; Lampanyctus crocodilus ; Lophius budegassa ; Merluccius
merluccius ; Micromesistius poutassou ; Phycis blennoides ; Trigla lyra).
Une forte variabilité de la richesse spécifique est relevée soit 28 à 42 espèces par trait sur les
fonds chalutables (32,4±2,46). Cette forte variabilité de la richesse spécifique peut s’expliquer
par des processus écologiques comme l’hétérogénéité des habitats, la compétition spatiotrophique inter et intraspécifique, les perturbations anthropiques ou/et climatiques.
L’estimation des indices de diversité de Shannon – Weaver et de régularité de Pielou
indiquent des valeurs respectives de 2,849 à 4,021 (3,846±0,128) et 0,540 à 0,812
(0,775±0,017). Ils ne montrent pas de tendances temporelle ou spatiale et restent sensiblement
constants.
Les ressources démersales semblent former un système globalement résilient sur la période
d’étude, sous une pression de pêche croissante, qui est mise en évidence par la baisse des
abondances numériques et pondérales de 1982 à 2006 et une augmentation des débarquements
des flottilles chalutières des différents ports de pêche (El Kala – Annaba – Stora/Skikda – Jijel
– Béjaïa) du secteur oriental. On pourrait être tenté d’avancer, sur la base des indices
d’exploitation calculés, que la structure des peuplements ichtyologiques est stable et que les
espèces redondantes permettent au système de garder un certain niveau d’entropie. Cet état
des ressources démersales indique des stocks pleinement exploités ou sous exploités au sens
de Caddy et al. (1995).
Les espèces dominantes, sur les plans numérique et pondérale, sont Boops boops, Engraulis
encrasicolus, Galeorhinus galeus, Galeus melastomus, Helicolenus d. dactylopterus,
Hoplostethus mediterraneus, Merluccius merluccius, Mullus barbatus, Nezumia aequalis et
Trachurus trachurus. Le nombre d’espèces de forte longévité, de croissance plus lente et
d’âge maturité plus tardif (Galeorhinus galeus, Galeus melastomus ; Helicolenus d.
dactylopterus ; Hoplostethus mediterraneus ; Merluccius merluccius ; Mullus barbatus ;
Nezumia aequalis) est plus grand que le nombre des espèces à faible longévité et âge à
première maturité courte (Boops boops ; Engraulis encrasicolus ; Trachurus trachurus).
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