Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
178
La présente étude apporte des informations sur la composition, la délimitation, la structure et
l’organisation des peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur est algérien.
Cette approche est basée sur :
- Une identification taxonomique au niveau de l’espèce.
- Des mesures de la fréquence des espèces recensées.
- Une délimitation bathymétrique des espèces recensées.
- Une identification de la signification biogéographique des espèces recensées.
- Une identification des principaux éléments structurants les peuplements par la prise en
compte de l’hétérogénéité spatiale.
- Des mesures de la richesse spécifique.
- Des mesures relatives et absolues des abondances numériques et pondérales.
- Des mesures d’indices de diversité.
- Des estimations des ressources ichtyologiques.
On recense, en plus des espèces inventoriées sur ces fonds chalutables, celles récoltées par
différents engins de pêche ou observées sur les fonds rocheux et accidentés : 1
Cephalaspichthyes, 52 Chondrichthyes et 250 Osteichthyes soit un total de 303 espèces. Ces
résultats se sont limités aux fonds chalutables du secteur oriental. Il serait souhaitable
d’étendre des recherches analogues aux autres secteurs de la façade maritime d’une part et
d’autre part aux fonds rocheux et littoraux, ainsi qu’aux espèces pélagiques, et ne pas négliger
les occasionnelles, erratiques et accidentelles, afin de mieux connaître la diversité des
peuplements ichthyologiques de la côte algérienne.
Cette diversité ichtyologique du secteur oriental de la côte algérienne est importante comparée
aux travaux d’inventaires ichtyologiques méditerranéens (Miniconi et al., 1990 ; Tomasini et
al., 1992 ; Relini, 1995 ; Reñones et al., 1995 ; Jouvenel, 1997 ; Kallianiotis et al., 2000 ;
Ungaro & Marano, 2001 ; Biagi et al., 2002 ; Mercader et al., 2003 ; Bradaï et al., 2004 b.).
578 espèces ont été reconnues pour la Méditerranée occidentale, l’ichtyofaune de la côte
algérienne ne comprend que 422 espèces et celle du secteur oriental de la côte algérienne que
300 espèces, il est permis de penser que cette différence ne traduit pas exactement la réalité.
Des investigations systématiques permettront d’identifier de nouvelles espèces pour la côte
algérienne et particulièrement pour le secteur oriental.
La classification ascendante hiérarchique (CAH) a permis de mettre en évidence l’évolution
spatio-temporelle des peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de
la côte algérienne de 1924 à 2006. Cette méthode est basée sur une analyse qualitative
(présence-absence) des espèces constantes et communes de l’ensemble des traits de pêche
réalisés lors des différentes campagnes de pêche.
Cette approche a fait apparaître des assemblages ichtyologiques, où le seul facteur structurant
est la bathymétrie. L’image globale obtenue permet de mettre en évidence une discontinuité
marquée entre le peuplement du plateau continental (Boops boops ; Capros aper ; Citharus
linguatula ; Dentex maroccanus ; Engraulis encrasicolus ; Lophius budegassa ; Mullus
barbatus ; Pagellus acarne ; Pagellus erythrinus ; Sardina pilchardus ; Trachurus
trachurus), dont certaines espèces descendent assez profondément (Dentex maroccanus ;
Mullus barbatus ; Pagellus acarne) et celui de la zone bathyale (Argyropelecus hemigymnus ;
Chauliodus sloani ; Chlorophthalmus agassizii ; Coelorhynchus coelorhynchus ; Etmopterus
spinax ; Gadiculus argenteus argenteus ; Galeus melastomus ; Helicolenus dactylopterus
dactylopterus ; Hoplostethus mediterraneus ; Lampanyctus crocodilus ; Lepidopus caudatus ;
Wahid REFES
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La présente étude apporte des informations sur la composition, la délimitation, la structure et
l’organisation des peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur est algérien.
Cette approche est basée sur :
- Une identification taxonomique au niveau de l’espèce.
- Des mesures de la fréquence des espèces recensées.
- Une délimitation bathymétrique des espèces recensées.
- Une identification de la signification biogéographique des espèces recensées.
- Une identification des principaux éléments structurants les peuplements par la prise en
compte de l’hétérogénéité spatiale.
- Des mesures de la richesse spécifique.
- Des mesures relatives et absolues des abondances numériques et pondérales.
- Des mesures d’indices de diversité.
- Des estimations des ressources ichtyologiques.
On recense, en plus des espèces inventoriées sur ces fonds chalutables, celles récoltées par
différents engins de pêche ou observées sur les fonds rocheux et accidentés : 1
Cephalaspichthyes, 52 Chondrichthyes et 250 Osteichthyes soit un total de 303 espèces. Ces
résultats se sont limités aux fonds chalutables du secteur oriental. Il serait souhaitable
d’étendre des recherches analogues aux autres secteurs de la façade maritime d’une part et
d’autre part aux fonds rocheux et littoraux, ainsi qu’aux espèces pélagiques, et ne pas négliger
les occasionnelles, erratiques et accidentelles, afin de mieux connaître la diversité des
peuplements ichthyologiques de la côte algérienne.
Cette diversité ichtyologique du secteur oriental de la côte algérienne est importante comparée
aux travaux d’inventaires ichtyologiques méditerranéens (Miniconi et al., 1990 ; Tomasini et
al., 1992 ; Relini, 1995 ; Reñones et al., 1995 ; Jouvenel, 1997 ; Kallianiotis et al., 2000 ;
Ungaro & Marano, 2001 ; Biagi et al., 2002 ; Mercader et al., 2003 ; Bradaï et al., 2004 b.).
578 espèces ont été reconnues pour la Méditerranée occidentale, l’ichtyofaune de la côte
algérienne ne comprend que 422 espèces et celle du secteur oriental de la côte algérienne que
300 espèces, il est permis de penser que cette différence ne traduit pas exactement la réalité.
Des investigations systématiques permettront d’identifier de nouvelles espèces pour la côte
algérienne et particulièrement pour le secteur oriental.
La classification ascendante hiérarchique (CAH) a permis de mettre en évidence l’évolution
spatio-temporelle des peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de
la côte algérienne de 1924 à 2006. Cette méthode est basée sur une analyse qualitative
(présence-absence) des espèces constantes et communes de l’ensemble des traits de pêche
réalisés lors des différentes campagnes de pêche.
Cette approche a fait apparaître des assemblages ichtyologiques, où le seul facteur structurant
est la bathymétrie. L’image globale obtenue permet de mettre en évidence une discontinuité
marquée entre le peuplement du plateau continental (Boops boops ; Capros aper ; Citharus
linguatula ; Dentex maroccanus ; Engraulis encrasicolus ; Lophius budegassa ; Mullus
barbatus ; Pagellus acarne ; Pagellus erythrinus ; Sardina pilchardus ; Trachurus
trachurus), dont certaines espèces descendent assez profondément (Dentex maroccanus ;
Mullus barbatus ; Pagellus acarne) et celui de la zone bathyale (Argyropelecus hemigymnus ;
Chauliodus sloani ; Chlorophthalmus agassizii ; Coelorhynchus coelorhynchus ; Etmopterus
spinax ; Gadiculus argenteus argenteus ; Galeus melastomus ; Helicolenus dactylopterus
dactylopterus ; Hoplostethus mediterraneus ; Lampanyctus crocodilus ; Lepidopus caudatus ;
