Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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- Alepocephalus rostratus, Conger conger, Epigonus telescopus, Etmopterus spinax,
Mora moro, Nettastoma melanurum, Nezumia aequalis et Notacanthus bonapartei
entre 800 et 1.400 mètres.
- Polyacanthonotus rissoanus entre 1.400 et 1.714 mètres.
En Atlantique, Merrett & Haedrich (1997) signalent des limites bathymétriques différentes de
celles enregistrées en Méditerranée pour plusieurs espèces profondes recensées dans le secteur
oriental de la côte algérienne (tableau 3.8.).
Tableau 3.8. : Limites bathymétriques en Atlantique d’espèces recensées sur les fonds
chalutables du secteur oriental de la côte algérienne.
Limites bathymétriques (mètres)
Espèces
Limite supérieure
Limite inférieure
Alepocephalus rostratus
250
2.500
Hoplostethus mediterraneus
250
1.100
Hymenocephalus italicus
250
800
Nezumia aequalis
250
1.900
Nezumia sclerorhynchus
300
1.200
Symphurus nigrescens
250
600
1.4.3. Biogéographie
La faune ichtyologique des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne est
caractérisée par une dominance des espèces appartenant à la faune à affinité chaude de la
région atlanto-méditerranéennes, qui est liée au réchauffement des eaux en Méditerranée. Par
contre, les espèces à affinité froide sont faiblement représentées.
12 espèces endémiques ont été recensées soit 5,22 %. Ce chiffre est très bas par rapport au
chiffre donné par Tortonese (1985) et Fredj & Maurin (1987) pour le bassin méditerranéen
(19 %), alors qu’il est proche des valeurs données par Quignard & Tomasini (2000) soit 8,8
%, dont 4,6 % pour les Chondrichthyes et 9,5 % pour les Osteichthyes. Miniconi et al. (1990)
et Bradaï et al. (2004 b.) indiquent respectivement 35 % pour la Corse et 7 % pour les côtes
tunisiennes. Selon Bradaï et al. (2004 b.), cette différence entre les pourcentages provient de
divergences en ce qui concerne le concept d’espèces endémiques. Carapus acus est
considérée par Tortonese (1985) comme espèce endémique, alors que Fredj & Maurin (1987)
la signalent comme espèce atlanto-méditerranéenne.
On remarque l’absence d’espèces lessepsiennes sur les fonds chalutables du secteur oriental
de la côte algérienne. Par contre, Kara & Oudjane (2009) signalent la présence de Fistularia
commersonii, espèce indopacifique, dans les eaux du golfe de Skikda et de la baie de BouIsmaïl soit une seule espèce lessepsienne sur les côtes algériennes par rapport aux 6 espèces
lessepsiennes signalées sur les côtes tunisiennes par Bradaï et al. (2004 b.) soit 1,83 % de la
faune ichtyologique tunisienne. Golani et al. (2002) dénombrent 57 espèces lessepsiennes
dans le bassin méditerranéen provenant de la Mer Rouge par le Canal de Suez.
Pour comprendre l’origine de la répartition des espèces recensées dans le secteur oriental de la
côte algérienne, il convient de se référer à l’évolution tectonique et paléoclimatique du bassin
méditerranéen. La synthèse réalisée par Bruslé & Quignard (2004) explique que le
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Contribution à la connaissance de la biodiversité des fonds chalutables de la côte algérienne - 102/280

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