Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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- groupe des eurybathes (40 espèces).
Cette répartition bathymétrique différentielle d’une région à une autre est en relation avec les
conditions environnementales locales, qui agissent sur les limites d’extension bathymétrique
des espèces (Cartes et al., 2004). Sorbe (1979) cite plusieurs facteurs, qui sont responsables
de la répartition bathymétrique différentielle des poissons des fonds chalutables :
- Facteur hydrologique : température et salinité de la couche d’eau épibenthique.
- Facteur sédimentologique : la nature des sédiments a une influence directe sur la
distribution de beaucoup de poissons benthiques, qui vivent enfouis dans le
sédiment, elle intervient également indirectement par son rôle prépondérant sur le
microbenthos et sur les possibilités alimentaires de la macrofaune qui, à son tour,
sert de nourriture aux poissons de fond.
- Facteur météorologique : température atmosphérique et hydrodynamisme, ce facteur
n’a pas une action sensible sur l’ichtyofaune de fond que dans la zone côtière en
raison de la faible épaisseur de la couche d’eau.
- Facteur alimentaire.
McClatchie et al (1997), Cartes (1998) et Etcheber et al. (1999) précisent pour le facteur
alimentaire que :
- La production primaire dans les couches superficielles de la mer arrive au fond sous
forme de détritique biogène consommé par les espèces benthiques.
- L’environnement profond en Méditerranée est caractérisé par une stabilité thermique
et la distribution différentielle des espèces a pour cause la distribution différentielle
des ressources alimentaires nécessaires aux espèces profondes.
On constate que le groupe des Stenobathes profonds (Alepocephalus rostratus, Antonogadus
megalokynodon, Aulopus filamentosus, Bathysolea profundicola, Centrophorus granulosus,
Centrophorus uyato, Chauliodus sloani, Chimaera monstrosa, Chlorophthalmus agassisi,
Coelorhynchus coelorhynchus, Conger conger, Cubiceps gracilis, Dalatias licha, Echiodon
dentatus, Epigonus telescopus, Etmopterus spinax, Gadiculus argenteus argenteus, Galeus
melastomus, Helicolinus dactylopterus dactylopterus, Heptranchias perlo, Hexanchus
griseus, Lampanyctus crocodilus, Lophius piscatorius, Merluccius merluccius,
Micromesistius poutassou, Molva dipterygia macrophthalma,
Mora moro, Myctophum
punctatum, Nansenia oblita, Nemichthys scolopaceus, Nettastoma melanurum, Nezumia
aequalis, Nezumia sclerorhynchus, Notacanthus bonapartei, Notolepis rissoi, Notoscopelus
elongatus, Ophichthus refus, Ophisurus serpens, Phycis blennoides, Polyacanthonotus
rissoanus, Polyprion americanus, Raja oxyrinchus, Squalus acanthias, Stomias boa boa,
Symphurus ligulatus, Symphurus nigrescens, Tetragonurus cuvieri et Trachyrhynchus
trachyrhynchus) peut atteindre des profondeurs supérieures à 1.000 mètres en Méditerranée
occidentale (Fischer et al., 1987 ; Fredj & Maurin, 1987).
En Méditerranée, dans les eaux profondes des îles Baléares, Moranta et al. (1998) précisent la
répartition bathymétrique de plusieurs espèces profondes signalées dans le secteur oriental de
la côte algérienne :
- Antonogadus megalokynodon, Dalatias licha, Galeus melastomus, Hoplostethus
mediterraneus, Hymnocephalus italicus, Micromesistius poutassou, Phycis blennoides
et Symphurus ligulatus entre 400 et 800 mètres.
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