Conclusion générale
72
Conclusion générale :
Les divers résultats obtenus dans les différents chapitres traités, dans lesquels on a essayé
de décortiquer l’ensemble complexe des processus côtiers qui déterminent l’ensablement du port
en agissant sur les différentes parties de la zone, nous mènent aux conclusions suivantes :
En termes de prise de décision, la première cause de l’ensablement du port est due à son
implantation dans une région où les mouvements sédimentaires sont très importants. D’énormes
quantités de sable rejetées par les deux grands oueds, Sébaou et Isser cernant la zone, transitent
le long de la côte. Une fois les sédiments arrivés en mer, ils sont remodelés et redistribués par les
forçages hydrodynamiques. Les résultats des simulations numériques, même s’ils ne sont pas
validés par des mesures in situ, ont pu nous renseigner sur la propagation des vagues et le
comportement des courants moyens induits dans la zone, et nous mener à déduire les transports
sédimentaires résultants.
La configuration morphologique, traitée dans le chapitre II, est caractérisée par la
présence des barres sous-marines dont les migrations cross-shore, observées sur les profils,
peuvent atteindre le port. Leurs nombres, leurs dimensions, leurs positions par rapport au trait de
côte et surtout les profondeurs au niveau de leurs crêtes sont des paramètres qui interagissent
avec l’hydrodynamisme local. Cela nous mène à diviser la zone en deux parties distinctes, une au
Nord plus ou moins réflective et l’autre au Sud, abritée par le cap et le port, plus ou moins
dissipative selon les résultats de modélisation de la propagation des vagues de période T p = 8s.
Dans la partie Nord de la région, caractérisée par une profondeur relativement importante
et une pente abrupte, les vagues conservent, lors de leur propagation, la quasi-totalité de leur
énergie pour se libérer ensuite brutalement prés du rivage. Ce processus se traduit par le
grossissement de la taille des grains. Les vagues des secteurs Nord-ouest, Nord et Nord-est
arrivent à la côte avec une certaine obliquité engendrant des courants de dérive qui s’écoulent
vers le Sud avec des vitesses élevées (peuvent dépasser 1 m/s derrière la jetée principale pour les
vagues du secteur Nord-ouest). Le granoclassement décroissant du Nord au Sud, observé dans
l’étude granulométrique, justifie l’entrainement des sédiments par ces courants. Les vagues
d’Ouest sont les seules qui sont susceptibles de générer un courant de dérive se dirigeant vers
l’Est. Dans cette zone, les transports sédimentaires sont importants et sont estimés à environ
635000 m
3
/an vers l’Ouest et 285000 m
3
/an vers l’Est selon la formule de CERC (1984).
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Conclusion générale :
Les divers résultats obtenus dans les différents chapitres traités, dans lesquels on a essayé
de décortiquer l’ensemble complexe des processus côtiers qui déterminent l’ensablement du port
en agissant sur les différentes parties de la zone, nous mènent aux conclusions suivantes :
En termes de prise de décision, la première cause de l’ensablement du port est due à son
implantation dans une région où les mouvements sédimentaires sont très importants. D’énormes
quantités de sable rejetées par les deux grands oueds, Sébaou et Isser cernant la zone, transitent
le long de la côte. Une fois les sédiments arrivés en mer, ils sont remodelés et redistribués par les
forçages hydrodynamiques. Les résultats des simulations numériques, même s’ils ne sont pas
validés par des mesures in situ, ont pu nous renseigner sur la propagation des vagues et le
comportement des courants moyens induits dans la zone, et nous mener à déduire les transports
sédimentaires résultants.
La configuration morphologique, traitée dans le chapitre II, est caractérisée par la
présence des barres sous-marines dont les migrations cross-shore, observées sur les profils,
peuvent atteindre le port. Leurs nombres, leurs dimensions, leurs positions par rapport au trait de
côte et surtout les profondeurs au niveau de leurs crêtes sont des paramètres qui interagissent
avec l’hydrodynamisme local. Cela nous mène à diviser la zone en deux parties distinctes, une au
Nord plus ou moins réflective et l’autre au Sud, abritée par le cap et le port, plus ou moins
dissipative selon les résultats de modélisation de la propagation des vagues de période T p = 8s.
Dans la partie Nord de la région, caractérisée par une profondeur relativement importante
et une pente abrupte, les vagues conservent, lors de leur propagation, la quasi-totalité de leur
énergie pour se libérer ensuite brutalement prés du rivage. Ce processus se traduit par le
grossissement de la taille des grains. Les vagues des secteurs Nord-ouest, Nord et Nord-est
arrivent à la côte avec une certaine obliquité engendrant des courants de dérive qui s’écoulent
vers le Sud avec des vitesses élevées (peuvent dépasser 1 m/s derrière la jetée principale pour les
vagues du secteur Nord-ouest). Le granoclassement décroissant du Nord au Sud, observé dans
l’étude granulométrique, justifie l’entrainement des sédiments par ces courants. Les vagues
d’Ouest sont les seules qui sont susceptibles de générer un courant de dérive se dirigeant vers
l’Est. Dans cette zone, les transports sédimentaires sont importants et sont estimés à environ
635000 m
3
/an vers l’Ouest et 285000 m
3
/an vers l’Est selon la formule de CERC (1984).
