Chapitre V
Simulation du transport sédimentaire
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1.4.4. Interprétation des résultats :
En période hivernale, la majorité des vecteurs de tendances au transport sédimentaire
(figure V.2), montre un déplacement des sédiments dans le sens large-côte. En effet, dans les
zones les plus profondes (-13 à -15 m), les vecteurs de tendances semblent être perpendiculaires
aux isobathes, mais dès qu’ils dépassent le sommet de la première barre sous-marine, deux sens
divergeant tendanciel au transport sédimentaire se distinguent. Le premier est parallèle au trait de
côte du cap, se dirigeant vers le Nord-est et l’autre vers le Sud-est qui est lui perpendiculaire à
l’axe de la barre intermédiaire. Cette divergence, est liée directement au déplacement des
masses d’eaux sur le fond, qui sont eux même conditionnées par la morphologie sous-marine et
par conséquent la divergence peut être expliquée par la présence d’un relief sous-marin (rochets)
qui dévie l’écoulement de part et d’autre. La déviation Sud-est des sédiments a une forte
probabilité d’être à l’origine de l’ensablement du port. L’explication peut être donnée par le
processus suivant : lorsque les sédiments se dirigent vers le Sud-est, l’alimentation de la barre
intermédiaire devienne très active, et par conséquent la barre progresse longitudinalement vers
l’Est jusqu'à atteindre la passe du port, ce qui traduit la formation d’une petite plage derrière la
jetée secondaire (selon les témoignages de certains pêcheurs).
Le même phénomène de divergence des particules sédimentaire est observé en été (figure
V.3), mais avec un axe différent orienté Nord-ouest Sud-est. Les sédiments transportés vers l’Est
contournent l’extrémité de la jetée principale et sont introduits dans le port par diffraction. Par
contre les sédiments transportés vers l’Ouest, qui présentent les transports majoritaires, sont
accumulés à l’Ouest de la barre intermédiaire. Ce qui explique l’élargissement de la barre à ce
niveau. La divergence des particules sédimentaires peut être provoquée par le rétrécissement
constaté entre la barre externe et la côte, avant la jetée principale. A la sortie de ce rétrécissement
le courant de dérive de Nord-est diverge drainant avec lui les particules sableuses.
2. Potentialité des courants simulés au transport sédimentaire :
Les courants induits par les vagues sont les principaux agents du transport sédimentaire
en zone intertidale (Dehouck, 2006). Pour pallier au manque de mesures de transport
sédimentaire sur le site, nous avons décidé de calculer la vitesse critique de cisaillement, nous
donnant la vitesse nécessaire à la mise en mouvement des sédiments ainsi que les vitesses
de cisaillement sur le fond sous l’interaction de la houle et des courants.
En calculant la différence entre les vitesses moyennes des courants (U) et les vitesses
critiques pour le début d’entrainement des sédiments (U cr ), nous pouvons voir quand le transport
sédimentaire potentiel est plus ou moins important. En effet, les vitesses des courants moyens
pour chaque direction de la houle ont été extraites à travers les résultats de simulation obtenus
dans le chapitre III.
Simulation du transport sédimentaire
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1.4.4. Interprétation des résultats :
En période hivernale, la majorité des vecteurs de tendances au transport sédimentaire
(figure V.2), montre un déplacement des sédiments dans le sens large-côte. En effet, dans les
zones les plus profondes (-13 à -15 m), les vecteurs de tendances semblent être perpendiculaires
aux isobathes, mais dès qu’ils dépassent le sommet de la première barre sous-marine, deux sens
divergeant tendanciel au transport sédimentaire se distinguent. Le premier est parallèle au trait de
côte du cap, se dirigeant vers le Nord-est et l’autre vers le Sud-est qui est lui perpendiculaire à
l’axe de la barre intermédiaire. Cette divergence, est liée directement au déplacement des
masses d’eaux sur le fond, qui sont eux même conditionnées par la morphologie sous-marine et
par conséquent la divergence peut être expliquée par la présence d’un relief sous-marin (rochets)
qui dévie l’écoulement de part et d’autre. La déviation Sud-est des sédiments a une forte
probabilité d’être à l’origine de l’ensablement du port. L’explication peut être donnée par le
processus suivant : lorsque les sédiments se dirigent vers le Sud-est, l’alimentation de la barre
intermédiaire devienne très active, et par conséquent la barre progresse longitudinalement vers
l’Est jusqu'à atteindre la passe du port, ce qui traduit la formation d’une petite plage derrière la
jetée secondaire (selon les témoignages de certains pêcheurs).
Le même phénomène de divergence des particules sédimentaire est observé en été (figure
V.3), mais avec un axe différent orienté Nord-ouest Sud-est. Les sédiments transportés vers l’Est
contournent l’extrémité de la jetée principale et sont introduits dans le port par diffraction. Par
contre les sédiments transportés vers l’Ouest, qui présentent les transports majoritaires, sont
accumulés à l’Ouest de la barre intermédiaire. Ce qui explique l’élargissement de la barre à ce
niveau. La divergence des particules sédimentaires peut être provoquée par le rétrécissement
constaté entre la barre externe et la côte, avant la jetée principale. A la sortie de ce rétrécissement
le courant de dérive de Nord-est diverge drainant avec lui les particules sableuses.
2. Potentialité des courants simulés au transport sédimentaire :
Les courants induits par les vagues sont les principaux agents du transport sédimentaire
en zone intertidale (Dehouck, 2006). Pour pallier au manque de mesures de transport
sédimentaire sur le site, nous avons décidé de calculer la vitesse critique de cisaillement, nous
donnant la vitesse nécessaire à la mise en mouvement des sédiments ainsi que les vitesses
de cisaillement sur le fond sous l’interaction de la houle et des courants.
En calculant la différence entre les vitesses moyennes des courants (U) et les vitesses
critiques pour le début d’entrainement des sédiments (U cr ), nous pouvons voir quand le transport
sédimentaire potentiel est plus ou moins important. En effet, les vitesses des courants moyens
pour chaque direction de la houle ont été extraites à travers les résultats de simulation obtenus
dans le chapitre III.
