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Chapitre III : Gestion et Surveillance
L’analyse des concentrations en cadmium a été effectuée dans un laboratoire agréé, dont l’intervalle
de détermination du métal en question par la SAA à flamme est fixé entre 0,2 et 2mg/l, avec une
limite de détection de 0,03mg/l.
Au dessous de cette limite la lecture des concentrations est indéterminée. Pour évaluer ces taux la
lecture nécessite des limites de détection inférieures à 0,03mg/l.
Les résultats du présent cas d’étude sont tous inferieurs à la limite de détection.
Le Comité Européen CE et des pays comme la Mauritanie et le Canada ont admis une dose de
cadmium dans la chair de Diplodus vulgaris inférieure à 0,1mg/l.
Le seuil de tolérance étant supérieur à la limite de détection (0,03mg/l) du laboratoire, les
échantillons de muscle et de foie montrent des taux de cadmium largement inférieurs à la norme
recommandée.
2. Discussion
Le mercure est un composé dont la rémanence est infinie. Il change de forme, mais ne se détruit
pas. Toutes les formes de mercure métallique ou ionique se retrouveront forcément dans la mer
après un temps plus ou moins long où les bactéries sulforéductrices les transformeront en organomercuriels essentiellement méthylmercure et diméthylmercure. Ces dérivés pénètreront dans la
chaîne alimentaire et ne seront plus jamais excrétés.
Les concentrations en mercure sont liées à l’âge du poisson. Les données montrent que dans le cas
de grands poissons, il faut être vigilant.
Les normes pour les teneurs en mercure mesurées dans le muscle dorsal des poissons, varient
suivant les pays : 0,5 µg/g de poids frais sur les continents nord et sud américains et 1 µg/g en
France pour les poissons carnivores (thon, espadon…), spécifiées dans le texte de la réglementation
(règlement CE N° 1881/2006 modifié CE N° 629/2008).
Dans la liste des 22 prédateurs autorisés à dépasser la teneur de 0,5 µg/g mais ne devant pas
dépasser 1 µg/g, des contrôles sont effectués tout au long de l’année (Grossman, 2004).
Chez les poissons téléostéens, les éléments métalliques se concentrent particulièrement dans
le foie mais aussi dans les reins et plus modestement dans les muscles (Ramade, 1979 in Benamar
et coll, 2010). Cela explique les fortes teneurs en mercure trouvées dans les échantillons de foie.
En plus de la synthèse effectuée par OPECST (2000-2001) consignée dans le tableau III-11, nous
remarquons que généralement tous les poissons absorbent beaucoup plus le mercure que le
cadmium.
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