Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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La dynamique du mercure est conditionnée par trois propriétés fondamentales : physique, par sa
volatilité à température ambiante ; chimique, par la stabilité de ses liaisons avec le carbone et le
soufre ; et biologique par sa très forte bioconcentration et sa toxicité.
Le mercure forme des liaisons covalentes particulièrement avec le carbone. En eau peu oxygénée, le
mercure divalent peut être méthylé sous forme de mono et/ou diméthylmercure.
La méthylation est un processus régit par les micro-organismes (dans le sédiment) et par le
phytoplancton (dans la colonne d’eau).
Le monométhyl mercure, CH 3 Hg
+ est responsable de la biomagnification dans les chaînes
trophiques dont la proportion augmente progressivement suivant les échelons. Le mercure est
extrait du cinabre (sulfure de mercure), par des techniques minières classiques, libéré sous forme de
vapeur, il est recueilli par condensation (in Casas, 2005)
Utilisé depuis l’Antiquité en cosmétologie, à partir du XVI
e siècle, l’utilisation du mercure se
développe pour l’extraction de l’or et d’autres métaux précieux par amalgamation. Après 1950, les
industries chimiques (procédés électrolytiques : soude et chlore), les industries électrotechniques
(instruments de control : baromètre, thermomètre…), et les industries des peintures et pâtes à papier
se sont développées aux dépens des industries pharmaceutiques, dentisterie et cosmétiques.
Parallèlement, son utilisation pour la lutte contre les parasites en tant que fongicide ou pesticides, a
aussi augmenté (Cossa et Thibaud, 1990).
Ces mêmes auteurs expliquent que le transfert du mercure s’effectue très schématiquement par
volatilisation, déposition sèche et pluie, transport fluviatile et sédimentation. La direction du flux
entre l’atmosphère et les autres réservoirs géochimiques dépend étroitement de l’espèce chimique
sous laquelle se trouve le mercure.
Le cycle biogéochimique du mercure fait intervenir des conversions d’espèces chimiques qui se
traduisent par des changements de phase liquide, solide ou gazeuse (in Casas, 2005).
Cossa et Thibaud (1990) donnent les principales sources ponctuelles anthropiques du mercure par
ordre d’importance : la combustion des hydrocarbures fossiles, incinération d’ordures ménagères et
hospitalières, tubes fluorescents, piles, thermomètres, peintures, gaz d’échappement des véhicules,
certains dépôts d’armes, sols contaminés et certaines exploitations de gaz naturel.
Ces auteurs mentionnent qu’une exposition à long terme (30 à 60 jours) à une concentration de 5 à
10.10
-5 ppm de chlorure mercurique, augmente la respiration du tissu branchiale des poissons.
Et pour des concentrations supérieures à 10
-4 ppm, et des durées d’exposition relativement longues,
des effets histopathologiques concernant les branchies et le système digestif des organismes marins
sont observés (in Casas, 2005).
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La dynamique du mercure est conditionnée par trois propriétés fondamentales : physique, par sa
volatilité à température ambiante ; chimique, par la stabilité de ses liaisons avec le carbone et le
soufre ; et biologique par sa très forte bioconcentration et sa toxicité.
Le mercure forme des liaisons covalentes particulièrement avec le carbone. En eau peu oxygénée, le
mercure divalent peut être méthylé sous forme de mono et/ou diméthylmercure.
La méthylation est un processus régit par les micro-organismes (dans le sédiment) et par le
phytoplancton (dans la colonne d’eau).
Le monométhyl mercure, CH 3 Hg
+ est responsable de la biomagnification dans les chaînes
trophiques dont la proportion augmente progressivement suivant les échelons. Le mercure est
extrait du cinabre (sulfure de mercure), par des techniques minières classiques, libéré sous forme de
vapeur, il est recueilli par condensation (in Casas, 2005)
Utilisé depuis l’Antiquité en cosmétologie, à partir du XVI
e siècle, l’utilisation du mercure se
développe pour l’extraction de l’or et d’autres métaux précieux par amalgamation. Après 1950, les
industries chimiques (procédés électrolytiques : soude et chlore), les industries électrotechniques
(instruments de control : baromètre, thermomètre…), et les industries des peintures et pâtes à papier
se sont développées aux dépens des industries pharmaceutiques, dentisterie et cosmétiques.
Parallèlement, son utilisation pour la lutte contre les parasites en tant que fongicide ou pesticides, a
aussi augmenté (Cossa et Thibaud, 1990).
Ces mêmes auteurs expliquent que le transfert du mercure s’effectue très schématiquement par
volatilisation, déposition sèche et pluie, transport fluviatile et sédimentation. La direction du flux
entre l’atmosphère et les autres réservoirs géochimiques dépend étroitement de l’espèce chimique
sous laquelle se trouve le mercure.
Le cycle biogéochimique du mercure fait intervenir des conversions d’espèces chimiques qui se
traduisent par des changements de phase liquide, solide ou gazeuse (in Casas, 2005).
Cossa et Thibaud (1990) donnent les principales sources ponctuelles anthropiques du mercure par
ordre d’importance : la combustion des hydrocarbures fossiles, incinération d’ordures ménagères et
hospitalières, tubes fluorescents, piles, thermomètres, peintures, gaz d’échappement des véhicules,
certains dépôts d’armes, sols contaminés et certaines exploitations de gaz naturel.
Ces auteurs mentionnent qu’une exposition à long terme (30 à 60 jours) à une concentration de 5 à
10.10
-5 ppm de chlorure mercurique, augmente la respiration du tissu branchiale des poissons.
Et pour des concentrations supérieures à 10
-4 ppm, et des durées d’exposition relativement longues,
des effets histopathologiques concernant les branchies et le système digestif des organismes marins
sont observés (in Casas, 2005).
