Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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Cas du cadmium
Le cadmium est un métal blanc argent, légèrement bleuté. Il appartient à la famille des métaux
de transition (sous-groupe IIb), et possède 8 isotopes naturels. Il résiste à la corrosion, plus
particulièrement en milieu marin. Ses propriétés physicochimiques, proches de celles du calcium,
lui permettent de traverser les barrières biologiques et de s’accumuler dans les tissus (in MartinGarin et Simon, 2004).
A cause de ses propriétés semblables à celle du Zn, le Cd le remplace dans de nombreuses réactions
enzymatiques, ce qui lui confère un fort degré de toxicité. Le Cd
+2 est l’état le plus stable, il permet
une grande solubilité des lipides ; il ternit au contact de l'air et réagit avec les acides et les bases, il
a un point de fusion bas et une bonne conductivité de l’électricité. Lors de l'ébullition, il se dégage
des vapeurs jaunes qui sont toxiques et dangereuses pour la santé (in Casas, 2005).
Le polluant (Cd) existe sous forme dissoute, colloïdale dans les eaux naturelles. Les changements
de phase sont sous le contrôle entre autre, du ph, du potentiel d’oxydoréduction (Eh), de la force
ionique de la matière organique dissoute, et particulaire, des particules inorganiques en suspension,
en particulier les oxydes de Fe et Mn et de l’activité des organismes marins (Cossa et Lassus, 1989).
D’après une synthèse de Casas (2005), le cadmium est naturellement présent à l’état de traces dans
les roches superficielles de l’écorce terrestre, ce qui en fait un élément plus rare que le mercure et le
zinc. Dans l’eau, le cadmium provient de l’érosion naturelle, du lessivage des sols (engrais
phosphatés), ainsi que des décharges industrielles et les activités minières.
Martin-Garin et Simon (2004) expliquent que l’enrichissement des sols et des systèmes aquatiques
résulte de l’altération des matériaux de la croûte terrestre et des retombés atmosphériques.
Les principaux domaines d'utilisation du cadmium sont la galvanoplastie ou cadmiage (ajout d'un
revêtement de cadmium sur divers métaux), les accumulateurs alcalins, les alliages et, dans une
moindre mesure, l'industrie nucléaire. Les pigments de cadmium (à base de sulfures) se retrouvent
dans de nombreux produits industriels en matières plastiques, dans la peinture, dans le verre et les
émaux pour garantir des nuances vives de coloration (Cossa et Lassus, 1989).
Selon (Casas, 2005) le cadmium primaire est un sous-produit de la métallurgie du zinc, il est
également présent dans des minerais de plomb, de cuivre et dans des phosphates naturels (Jordanie,
Tunisie). Quant au cadmium secondaire, il est produit par recyclage (accumulateurs Ni/Cd, alliages
Cu/Cd, poussières d’aciéries, incinération d’ordures ménagères).
Chez l’homme, la toxicité du Cd est connue depuis 1950 (in Casas, 2005) sous le nom de syndrome
d’Itai-Itai, dont les symptômes sont une insuffisance rénale, avec ostéoporose (déminéralisation et
fragilisation des os) et ostéomalacie (déminéralisation et déformation des os). Son nom provient des
cris poussés par les malades, riziculteurs âgés de 40 à 60 ans, du bassin de la rivière Jintsu au Japon,
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